CORYZA
GORTZA AIGU.
brusque à un air froid et huqfuand le corps est en sueur, ou lent d'une partie quelconque de eotanée, surtout des extrémités, fMsmt chez les individus bien portants, éètenniner une inflammation aiguë de la dise de Schneider, qui peut se limiter à Btrine, mais qui, la plupart du temps, afles deux et s'étend souvent aux sinus du
voisinage et même à la trompe d'Eustache. Dans des cas beaucoup plus rares, d'autres causes peuvent produire les mêmes effets. Le coryza aigu constitue un des premiers symptômes dans différentes fièvres exan thématiques. Certains cas plus rebelles reconnaissent pour cause l'inhalation de gaz, de vapeurs, de poussières ou de poudres irritantes. Certains individus présentent une idiosyncrasie particulière, relativement à l'irritation, qui est déterminée chez eux par certaines substances, telles que
412 GEOEGE LEFFEETS. — AFFECTIONS MÉDICALES ET CHIRURGICALES DU NEZ. [18
l'iode et l'ipécacuanha. L'usage interne de Tiodure de potassium peut causer un coryza aigu, il en est de même d'autres poisons minéraux. Trousseau a appelé l'attention sur les relations qui existent entre l'asthme et le coryza. Celui-ci est souvent produit directement par l'extension d'une inflammation catarrhale d'une muqueuse voisine telle que celle de la conjonctive ou du pharynx. On l'observe souvent chez l'enfant, comme une des premières manifestations de la syphilis infantile, et dernièrement, Mackensie (1) a appelé l'attention sur Tinfluence de l'irritation de l'appareil sexuel comme un des facteurs étiologiques du coryza. Généralement sporadique, il peut revêtir un caractère épidémique dans certaines conditions atmosphériques.
La question de sa contagiosité est encore très discutée (2). Pour Robinson, quand on l'observe comme manifestation première d'une maladie générale aiguë de nature épidémique, il est certainement contagieux, de même que la maladie dont il est un des éléments; et même quand il est sporadique et non suivi de manifestations ultérieures, il est fort probable qu'il peut se communiquer.
Tous les médecins ont certainement observé des cas où la maladie se développait successivement, et non simultanément, chez les différents membres d'une même famille, sans autre raison que la seule présence d'un individu affecté de cette inflammation. Frœnkei a rapporté des observations qui viennent à l'appui de l'opinion contagion niste, mais d'autre part, on a toujours échoué dans les tentatives d'inoculation d'une membrane muqueuse saine avec des sécrétions du coryza (Friedreich). Pour moi, je crois que Ton peut afflrmer, dans l'état actuel de nos connaissances, qu'à certain moment et dans certaines conditions, les sécrétions du coryza aigu sont contagieuses ; du reste cette assertion se trouve confirmée par l'observation clinique. Ces conditions dépendent surtout de la susceptibilité particulière des individus vis-à-vis des diverses influences morbides, ainsi que de la période de l'affection nasale, mais le fait est toujours rare ; dans la majorité des cas, la maladie suit son cours normal, sans être transmise à d'autres, et la question soulevée ici n'a d'autre intérêt pratique qu'au point de vue des mesures prophylactiques possibles à indiquer dans certains cas.
(1) Mackensie, American Journal of the médical sciences.
(3) BUckwell. Med. record,, 10 Janvier 1880.
Symptômes*
Les symptômes du coryza aigu sont bien connus, ils varient depuis le simple malaise local jusqu'aux troubles généraux avec fièvre, douleur, etc. Le refroidissement ou du moins la sensation de froid est suivie, d'habitude, d'une légère élévation de température avec accélération du pouls, courbature et sensation générale de malaise.
Dans la période de congestion on observe de l'irritation locale, de la sécheresse dans le nex et l'absence des sécrétions, comme cela arrive au début de l'inflammation aiguë des muqueuses, ce qui provoque Téternuement d'une façon presque continue; celui-ci dure une heure ou deux et est suivi d'un écoulement aqueux et acre qui se fait par les fosses nasales ; celles-ci ne tardent pas à être obstruées par le gonflement et la tuméfaction des tissus, ce qui oblige le malade à respirer par la bouche, le goût et l'odorat sont émoussés et la voix prend un timbre nasal. Cette occlusion est variable, et la congestion qui existe d'un côté passe souvent brusquement de l'autre côté, les communications vasculaires des fosses nasales sont très nombreuses, grâce au tissu érectile à vastes cavités veineuses que Kohlrausch et Bigelo^r ont découvert entre le périoste et la muqueuse des cornets, surtout de l'inférieur. Toutes les glandes recevant une stimulation anormale, l'écoulement augmente de plus en plus et change de caractère ; il est d'abord muqueux et renferme seulement des cellules épithèliales, puis devient muco-purulent et contient quelques globules rouges ou même purulents, et chargé de jeunes cellules. En même temps le processus inflammatoire s'étend, gagne les sinus frontaux, ce qui donne lieu à de la céphalalgie frontale ; ou le canal lacrymal, alors la conjonctive est congestionnée et sensible au toucher et à la lumière ; ou la trompe d'Eustache, causant ainsi de la douleur, des bourdonnements d'oreille et de la difficulté de l'ouïe ; s'il gagne le pharynx, le malade accusera mal à la gorge, ce qui est une des complications les plus habituelles, tandis que s'il atteint le larynx et la trachée, il déterminera les symptômes communs à l'inflammation de ces organes, avec augmentation du mouvement fébrile.
L'écoulement, qui au début contient des principes ammoniacaux, possède des qualités irritantes, il enflamme et excorie les bords des narines et la lèvre supérieure, tandis que, plus