ABCÈS DE LA CLOISON
Si les moyens dont nous venons de faire mention échouent, il en résultera un abcès. Bien que celui-ci soit d'habitude produit par un traumatisme et ne soit pas précédé d'une extravasation de sang bien marquée, je ne l'ai jamais vu se développer spontanément, dans la scrofule par exemple ou consécutivement aux exanthèmes comme la variole, la rougeole ou la scarlatine. La tuméfaction et l'inflammation ne sont pas toujours limitées aux fosses nasales ; il arrive souvent que tout le nez, les joues et les parties voisines soient envahies surtout au début. La tumeur du nez qui est toujours, en apparence du moins, bilatérale, présente un aspect lisse, rougeâtre, est sensible à la pression, fait saillie à la partie inférieure de la cloison, tandis qu'elle se confond au-dessus et en arrière avec la muqueuse, qui lui est contiguë. La fluctuation est très nette ; on la sent souvent des deux côtés de la cloison et même à travers elle. C'est du moins toujours le cas, quand il y a perforation du cartilage, ce qui n'est pas rare, surtout si le traitement a été tardif. Je n'ai jamais vu l'inflammation gagner le sinus frontal ou les voies lacrymales. Il y a toujours un certain mouvement fébrile accompagné de douleur et de gène locale.
Le traitement consiste à ouvrir l'abcès et à évacuer son contenu. Plus on tarde, plus on fait courir au périoste et au périchondre le risque d'être atteints, ce qui aboutirait à leur nécrose. L'incision, qui se referme très vite, doit être maintenue béante pendant quelques jours jusqu'à ce que la tuméfaction ait disparu. Il ne survient jamais rien de fâcheux, même quand le cartilage a été perforé, la muqueuse
(1) Fleming, Dublin quart Joum, med. scienc, vol. IV, p. 16 à 28.
se cicatrise très bien même par dessus perte de substance sans qu'il y paraisse que ce soit.
Abcès compliqué d*un petit anévrysme. — dichum (1) en a observé un cas. En ouvrant ces, on ouvrit également l'anévrysme, le coula abondamment et ne put être arrêté par le galvano-cautère.
Abcès chroniques de la cloison. — Ils peq
survenir avec perforation du cartilage, cbm.
syphilitiques et les scrofuleux et mêmepeni
exister sans cause appréciable. Ils soot iiid|
raux ; leurs progrès sont lents et liui^
leurs symptômes légers à ce point quête]
ne se doute pas de leur existence. Us
compagnes de peu d'inflammation, et
rement ilen n'indique leur présence.
la destruction de la cloison cartilaginei
ulcération est grave, et généralement al
la formation d'une large ouverture ou
sieurs petites. Ces cas sont assez fréquei
s'observent longtemps après que tous les
tomes ont disparu, l'existence d'une perfon)
de la cloison étant pour le chirurgien le
signe qui lui indique la nature de l'affc
Cependant il faut bien remarquer que la
ration de la cloison ne reconnaît pas t<
une origine syphilitique et n'est pas toujoi
résultat de la fonte d'une gomme. Dans
coup de cas, la véritable cause réside di
irritation mécanique directe exercée par ïêl\
tient, affecté habituellement de cataniie al
et cherchant continuellement à enlever là