JOUES, LÈVRES BT FACE
La tbemio-cautëre n'est dans ces eu ni dou' louraa, puisque nous établirons après Trélat l'importance da ranesthésie, ni eseharifiant k la condition qn'il ne aoit pas trop chauffé {rouge sombre) et jju'on le manœuvre avec légèreté, n faut procéder par petits coupa sans insister, sans peser dessus, pendant qu'on lire sur la lèvre,et,commel'a dit encore excellemment Trélat, les coups doivent être petitt, rapidet, détachants et non destructeurs.
Le tubercule osseux (Bg. 1733 et 1734) (broie parrois une énorme aaillie qui semble devoir s'opposer absolument & la réunion des parttei molles placées au devant de lui. Le refoulmait aprëa fracture a élé conseillé par Duplay : c'est un moyen prédeux, mais il faut se soursaiF que la solution de continuité peut s'étendre en arrière plus loin qu'on ne le voudrait.
Broca, pour tourner la diniculté, Taisait uns mobilisation large, et il h obtint tonjonrs uns
Fg 1733. Fig. 1734.
FJg. 1733. — Bec-de-libvre, procéda de Sédillot (*}. Pig. 1734. — Le lubercule mâdltn Uolé. (*) A, tubercule médiiD; B, lèvre droite; B', lèvre gtneliei C, Ind»ive lupérieurD.
trop <i'efforts la coaptation des parties avivées ». (Uonod.)
H. Trélat pour arriver au même résultat fait une résection sous-périostée très soignée : le lubercule osseux ainsi dépouillé de son périoste est ensuite attaqué avec un grattoir, une rugine, et l'écoulement sanguin reste très limité.
Il est donc possible de réduire k un minimum négligeable la perte de sang pendant ces trois temps si importante de l'opération du bec-delièvre, avivement, détachement et mobilisation des lambeaux, attaque du tubercule osseux.
Pour obtenir une restauration parfaite dei formes, il faut reformer le nei, remédier & son aplatiasement ; c'est pour facililer ce temps de la restitution que le professeur Trélat conseille do faire remonter l'avivement haut dans la non Si la mobilisation a été large, parfaite el suffisante on se borne à cet avivement qui, grftce à la suture, assure le rapprochement : mais s'il y a peu d'étoffe, si elle prèle peu, on peut recourir à des moyens spéciaux d'union autrefois employés; c'est d'abord la grande ipwgie de Phil^pe mo-
difiée par Thierry, qui, traversant h la fois le* deux narines et la cloison, met forcément ce^ parties en contact, et eoulage d'autant la sutura de la lèvre. Mais ce moyen adjuvant a l'inconvë' nient de supprimer nécessairement la respira tioii nasale : la scrre-flne de Guersant est d'un emploi difficile, aussi M. Trélat a-t-il l'habitude de Ira' verser en un point trùs élevé l'aile du nei, avec ut» fil d'argent de moyenne force : on fixe les extrémités libres, sur une plaque de plomb, soit par un enroulement, soit par des tubes de Galli.
Avoir avivé très haut les parties à réunir, les avoir mobiliséee d'une fason large pour qu'elles viennent facilement au contact, ne sont pas des conditions suffisantes de réussite, il faut encore que les parties que l'on met en rapport saitni parfaitement affrontées.
Le procédé opératoire à conseiller est celui de Hiraull d'Angers, modiBé par Broca, et accepté par Trélat.
i[ La tlne languette muqueuse est remplacée par un véritable lambeau au toplas tique, épais el large, taillé en pleine lèvre ; on le prend sur U