‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 39 sur 638 · CÉRÉBRALE · texte numérisé non relu

CÉRÉBRALE

Toute fracture du crâne, quel qu'en soit le siège, peut donner issue à des fragments de cerveau contus et déchirés, mais cette complication s'observe habituellement à la suite des fractures de la voûte, où la violence traumatique détermine en même temps une déchirure des méninges. Fort rarement, cette issue de la substance cérébrale a lieu par une fracture de la base du crâne, en communication directe avec l'oreille, le nez ou le pharynx. Elle serait sans doute plus fréquente dans ces conditions, n'était que les fractures de la base consistent d'ordinaire en de simples fissures de l'os, sans déchirure de la dure- mère. Quand un accident de ce genre se produit, il doit nécessairement, et sauf de rares exceptions, se montrer fatal, en raison de la violence extrême du traumatisme et des désordres intra-crâniens qui en résultent.

Hewett rapporte un fait observé à l'Hôpital Saint-Georges de Londres :

Une chate sar le vertex, d'une grande bautear fat BulTie de l'écoulement par Toreille d'une grande quantité de sang^ mêlé à des fragments de substance cérébrale (2).

11 mentionne deux autres faits analogaes, dont j'ai lu avec soin l'observation originale (3) et auxquels j'ai trouvé une ressemblance étroite avec le premier. Je ne connais que trois fait! d'issue de substance cérébrale par les narines, et sur ce nombre il y eut une guérison (4). Je

(1) Voir Abcès du cerveau (p. 80).

(2) Hewett^ op. ciL^ vol. I, p. 610.

(3) Joum, de méd, et de chirurgie, t. lll, p. 4S4, 1779; Annales de chirurgie, t. VIILp. 229, 1843.

(4) Compend. de chirurgie ^ t. 11, p. 595; Bull, Sœ, anatom, de Paris, p. 228, 1837 ; Ametican Jaurn, meé, sciences, april 1859, p. 354.

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