FISTULES SALIVAIRES. — SIÈGE
propage atec une extrême facilité au névrilème et au nerf lui-même. Ces paralysies guérissent souvent avec une grande facilité aussitôt que l'on améliore l'état de Toreille. On a même observé quelquefois la paralysie double chez des individus atteints d'otorrbée interne des deux côtés. Ehrmann, Wright, Trœltsch, en ont cité des exemples. » (Duplay.)
Les fractures du rocher se divisent en fractures longitudinales et en fractures transversales.
Le trait de fracture peut intéresser le conduit auditif interne ou Taqueduc de Fallope, et il semble difficile que les nerfs qui passent dans ces conduits n'éprouvent pas soit une commotion, ou une contusion, une compression, dans les cas plus graves une déchirure; le déplacement léger des fragments explique cependant que le facial échappe au traumatisme.
Quelle est la fréquence de cette lésion du nerf facial, sa nature, sa valeur symptomatique ?
L.e8 auteurs du Compendium regardent comme rare la paralysie faciale consécutive aux fractures du rocher. Aran au contraire la regarde comme fréquente, mais cet auteur ne donne qu^un nombre trop restreint d'observations pour qu*on puisse en tirer des conclusions posi- Uvea.
La paralysie faciale s'observe surtout dans les fractures transversales du rocher; lorsqu'à cette Paralysie vient s'ajouter un écoulement sanguin, puis de liquide céphalo-rachidien par l'oreille, ^ Qat possible de porter le diagnostic de fracture ^u rocher. Si, poussant la logique plus loin, on cb.erchela région sur laquelle a porté le trauma- ^sttie, il est possible de constater soit dans la ^^îon frontale, soit dans la région occipitale, ^^a plaie contuse, ou une ecchymose, ou un ^^ème qui traduisent qu'à l'extrémité de ce dia- "^ètre antéro-postérieur a agi l'agent vulnérant \Ob$ervation inédite).
Quel est, dans tous ces cas, le mécanisme de la ^^sion faciale? II est variable : dans une au- ^psie d'un homme ayant succombé à une ^^acture du rocher avec paralysie faciale, on ^ouva une esquille mobile implantée (I) dans le ^erf facial. Les déchirures sont possibles; les Compressions par une collection sanguine ne ^ont pas rares, et c'est probablement a cet ordre ^)e causes qu'il faut attribuer les cas de paralysies Raciales qui ont une marche progressivement ^Croissante.
Après sa sortie du trou stylo-mastoïdien^ le
(1) Vérité. Thèse, 1867.
nerf de la septième paire peut être comp»*tmé; chez le nouveau-néf VapplicaHon de la branche mousse du forceps a quelquefois amené une paralysie faciale temporaire.
Ce sont surtout les tumeurs de la parotide qui, par leur action sur le nerf facial (compression, englobement, ou envahissement), deviennent la cause de la paralysie.
Longtemps on a professé que les tumeurs bénignes de la parotide ne s'accompagnaient jamais de paralysie faciale, il est plus juste de dire qu'elle n'est pas seulement possible comme le croyait Bauchet, mais qu'on l'observe dans quelques circonstances : elle porte alors plus souvent sur la branche cervico- faciale que sur la branche temporo- faciale,
La contracture est exceptionnelle, elle s'est présentée à l'observation de Planteau (1) sur un malade du service du professeur Broca.
Dans les tumeurs malignes, la paralysie est la règle : elle est précoce dans son apparition et reconnaît pour cause, non une compression simple, mais un envahissement du nerf par les éléments néoplasiques ; on a cité cependant des exemples de refoulement par la tumeur maligne du nerf facial, avec les portions saines de la glande qui se sont graduellement atrophiées*
Restent enfin les plaies opératoires ou accidentelles qui interrompent la continuité du nerf facial; nous avons déjà insisté sur leurs particularités à propos des plaies compliquées de la joue.
Dans toutes les conditions que nous venons d'étudier la paralysie faciale a donc une haute valeur symptomatique et diagnostique, soit qu'elle soit révélatrice d'une carie du rocher, d'une fracture transversale du rocher, d'une tumeur maligne de la parotide, soit enfin d'une section accidentelle ou opératoire.
Dans tous ces cas le traitementest nul, puisque la paralysie est primée par l'affection grave dont elle est la révélation.
La paralysie faciale a frigore ou de cause centrale intéresse surtout le médecin, et ne saurait trouver place ici.