‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 429 sur 638 · AFFECTIONS DES MACHOIRES. - UDONTOMES · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DES MACHOIRES. - UDONTOMES

du phosphore, par exemple dans certaines périostiles rhumatismales. Ce liaau de nouvelle rormation ne peut eu rien servir à la réparation de l'os, puisqu'il adhère au séquestre au point de le suivre constamment quand celui-ci est éliminé.

Lani'oroiefti/rfrai'si/ri^Tie était commune autrefois ; on l'observait non seulement après l'adminialration abusive du mercure dans les alTeclions syphilitiques, mais comme la conséquence de l'action des vapeurs mercurielles dans les manufactures de glaces. Mais depuis qu'on a imaginé de déposer le mercure sur les glaces au moïen de procédés chimiques, celte nécrose ne s'observe presque plus.

Dana les cas ordinaires de nécrose du maxillaire supérieur, il ne se fait aucune reproduction osseuse ; la perte de substance chez l'adulte reste permanente ; cbex les enfants atteints'de nécrose exanlhématiqne, le tissu de granulation se convertit lentement en tissu ^breux, qui en général ne s'ossille pas. Au maxillaire inférieur le périoste produit de l'os en abondance et pendant un certain temps au moins, la plus grande pnrlie de la perte de substance est réparée. Il est certain pourtant qu'au bout de plusieurs années il se fait une résorption considérable, noon complète, du nouvel os. et le malade finit par ne plus rien avoir pour supporter un dentier.

HTPÉBOSTOSE DES HAXILLAIIirS.

Sous ce terme on peut grouper un certain nombre de cas dans lesquels il se produit une hypertrophie générale des os maxillaires sans tumeur distincte pouvant être rangée parmi les ostéomes. L'hvperlrophie des angles du maxillaire inrérieur se produit chex des sujets d'ailleurs très bien portants vers la vingtième année. Ce» h^ipertrophies paraissent rester stationnaires. Dans l'hypéroslose vraie cependant, on observe de grosses saiUies osseuses souvent sy-

métriques augmentant rapidement de volume, déterminant des difformités hideuses et finn-

tement amenant la mort, Howshlp, Coopcr, Rickerstelh et Vidal de Cassis (I) ont publié des exemples remarquables de cette affection (lig. 17S0, 17^1) qui parait étrangère h lu syphilis

et sur laquelle aucune médication n'a de prise. Quand l'afTcction est unilatérale, l'opération est indiquée.

Broca a donné le nom d'odontomes aux tumeurs formées par les éléments des dents plus ou moins hypertrophiées.

Dans la majorité des cas, ces tumeurs sont formées par la pulpe dentaire. Il existe une forme d'odonlome due à la modiHcalion subie par les germes d'une ou plusieurs molaires du maxillaire inférieur avant l'apparition deladen-

line; il se produit une masse îrrégnlière de tissu dentaire qui ne rappelle plus en rien la forme d'une dent. Ces tumeurs sont très rares et occupent seulement le maxillaire inférieur. ES forment une masse dense, indolore, à.

CH. HEATH. — BOUCHE, GORGE, LANGUE, PALAIS, ETC

moins qu'elles ne gênent le développement de la dent de sagesse, et peuvent être prises pour une dent déviée ou un séquestre, quand des tentatives inrructueuses d*ablation excitent dans le maxillaire une inflammation aiguë. Des chirurgiens éminents se sont fourvoyés à ce sujet, et ont sans nécessité sacrifié des portions du maxillaire inférieur dansdes cas où Ténucléation de la tumeur aurait réussi.

La déviation de dents saines peut produire l'augmentation de volume de Tun ou l'autre maxillaire, et on a même vu des dents surnuméraires former des tumeurs distinctes en connexion ayec les os maxillaires. Ces cas doifent être nécessairement d*un diagnostic très difficile ; une exploration minutieuse est nécessaire avant qu'on entreprenne aucune mutilation sérieuse.

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