CARIE DU DEUXIÈME DEGRÉ. — TRAITEMENT
faitement exécutée, le succès est presque toujours assuré.
La surface limée, qui est d'abord péniblement impressionnée par le chaud et le froid, ne tarde pas à perdre petit à petit sa sensibilité à mesure que la densité de la couche d'i?oire devient plus forte.
11 existe toutefois une autre indication générale au limage des dents : celle de ne pas réséquer trop fortement une dent avant dix-huit ou vingt ans, époque où la calcification de la dentine est plus complète que dans la première jeunesse.
Dans ces conditions seulement, le limage ne sera pas nuisible ; d'ailleurs nous verrons plus loin l'avantage et l'inconvénient de ces séparations
permanentes et comment on peut y remédier.
S'il est une erreur généralement répandue, à savoir qu'une dent dépourvue de son émail, soit accidentellement soit intentionnellement, doit infailliblement se carier à nouveau, il est reconnu que le contraire arrive par suite d'une réaction pulpaire provoquant un véritable travail d'éburnation; dans ce cas l'ivoire mis à nu devient semblable à la défense de l'éléphant qui^ elle, n'est pas sujette à la carie.
Nous voyons la preuve de ce que nous avançons dans l'usage de certains peuples, comme les nègres de l'Abyssinie et d'autres, qui ont pour habitude de rendre leurs dents pointues, comme celles de certains poissons, en les limant sans que, pour cela, elles se carient.