DÉVITALISATION DE LA PULPE DENTAIRE
On ne doit pas oublier de calmer l'irrita-
tion existante à l'aide de l'un des calmants suivants :
Créosote
Huile de girofle
I à parties égales.
ou
Acide phénique. S grammes.
Camphre en saturation.
Quelques praticiens préfèrent l'eugénol (I) tiré de l'huile de girofle, l'acide phénique ou l'opium, etc.
On trempera une boulette de coton dans on de ces mélanges, et c'est ici le seul pansement que nous recouvrons, d'ordinaire, d'un coton imprégné de sandaraque dissoute dans Téther, ou d'une épaisse solution de benjoin et de gomme laque, ce pansement ne devant rester au plus que vingt-quatre heures en place. Nous avons pour principe de supprimer totalement le coton pour le remplacer par la gutta-percha, seule substance permettant de faire des pansements complètement étanches et antiseptiques, condition essentielle d'un bon traitement. La douleur calmée, nous procédons à la dévUaUsation de la pulpe (2).
On a préconisé plusieurs agents escharotiques : le cobalt, la potasse caustique, le chlorure de zinc, l'acide nitrique, le galvano-cautère. Une dernière substance plus communément employée et qui, malgré tout, reste encore le caustique dentaire par excellence, est Vacide aninieux (3).
L'acide arsénieux, mis en contact avec la pulpe dentaire, détruit rapidement sa vitalité ; en vertu, croyons-nous, d'une véritable action calalytique, une partie du caustique est emportée dans le courant circulatoire, en si faible quantité que le système ne saurait s'en ressentir.
Plusieurs formules ont été mises en usage; on a pensé calmer la douleur de la cautérisation, en ajoutant du chlorhydrate de morphine, de cocaïne ou autre anesthésique, mais c'est là une erreur, 1^ douleur dans la grande majorité des cas étant due à la façon dont le médicament est appliqué.
(1) I.-H. Redm&n, De l'eugénol [et de son etnphi en thérapeutique dentaire {Progi^s dentaire, 1883, p. 114).
(2) E. Brasseur, Rapport annuel des travaux de la Société odontologique de France^ 1881, p. 11.
(3) Stevens, Communication à la Société odont»* logique de France^ in Revue odontologique, 1881» p. S et p. 3G.