‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 475 sur 638 · MATIÈRES EMPLOYÉES POUR L'OBTURATION DES DENTS · texte numérisé non relu

MATIÈRES EMPLOYÉES POUR L'OBTURATION DES DENTS

moyen protecteur de la salive, avant de retirer le pansement qui doit être maintenu dans la cavité à Taide de la gu Ita- percha ; nous ne saurions donc trop blâmer ces pansements dits des petits cotons^ qui consistent à remplacer tous les deux ou trois jours la substance médicamenteuse introduite dans la dent à Taide d'un simple coton, le plus souvent, sans même nettoyer l'inlérieur de la cavité, laissant ainsi au temps et au coton le soin d^ creuser la cavité cariée (voir Expériences de Miller avec le coton dans la production de la carie artificielle).

Au moyen de Tair surchauffé, nous ferons pénétrer le médicament jusque dans l'intimité des tissus morbides, eu même temps que nous en aurons fait sortir toute matière septique et cela dans un laps de temps relativement très court ; nous pourrons conserver un organe toujours si précieux en reculant de plus en plus les limites de l'extraction et nous suivrons les lois de notre chirurgie qui doit être conservatrice avant tout.

5<^ L'air surchauffé devient le complément indispensable de toutes les obturatious faites à la gutta-percha en leur donnant une plasticité adhésive plus grande. Enfin, dans certaines aurifications, il sera quelquefois très utile de pouvoir sécher la surface de l'or qui aurait été humectée et lui rendre sa propriété adhésive.

6» Avec le thermo-injecteur, on aura un moyen d'investigation pour établir un diagnostic alors que le doute pourrait exister sur la vitalité de la pulpe, car en ouvrant ou en fermant le robinet à gaz, on pourra projeter sur la dent de l'air chaud ou froid, ce qui est sans contredit un des meilleurs moyens de s'assurer si la pulpe est morte ou encore vivante.

Pour ceux qui ont auprès d'eux une source constante d'électricité, nous avons fait construire dans ces derniers temps un thermo- Jnjecteur d'une très grande simplicité et qui répond à tous les besoins que nous venons de signaler.

Ainsi bien nettoyée de toute substance décomposée, bien préparée au point de vue de la rétention de l'obturation et parfaitement desséchée, la cavité d'une dent est prête à recevoir Aine obturation qui lui assurera une durée presque indéfinie.

Matières employées pour l'obturatioa des

dents.

Si dans quelques cas exceptionnels de carie superficielle on se contente de réséquer les parties malades à l'aide d'instruments que nous avons fait connaître, il n'existe, en règle générale, pour arrêter le progrès de la carie et empêcher son retour, qu'un moyen actuellement connu, pouvant être regardé comme topique : c'est celui de retrancher toutes les parties cariées et de les remplacer par une matière indestructible fermant absolument l'orifice de la cavité ; si cela est utile, on refait même le contour de la portion de dent détruite.

Le choix des matières à employer est importanL On divise ces substances en matières plas' tiques qui sont des combinaisons diverses , ou en métaux purs non plastiques.

Les substances plastiques sont :

1° Les amalgames,

2^ La gutta-percha ;

3<^ Les ciments phosphatés.

Règle générale, — Une obturation doit offrir une résistance suffisante à la mastication, à l'action chimique des liquides buccaux, une facilité d'adaptation, une harmonie de couleur et une absence de toute action chimique ou galvanique de la dent.

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