MATIÈRES EMPLOYEES POUR L'OBTURATION DES DENTS
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branches de ITastruinenl, ces deux parties se séparent d'elles-mêmes. Les flgures A, B représenlent une coupe de ces branches, montrant ëgalemeat, sur chacune d'elles, la disposilioa des rainures qui constituent la Oiitâ de cette articulation par emboîtement réciproque. Celte articulation doit oITrir une certaine mobilité, ou
même un glissement facile des surfaces articulées l'une sur l'autre, indispensable pour conserrer à la main toute la délicatesse de la perception, au point de vue de la force employée.
La figure 1909 représente les différents mors de ces daviers condensateurs.
Fig. 1909. — Hors dirers pour le dsvier condcnaateur irtlculd de U. E. GailUrd.
Pour condenser l'or à la surface des grosses molaires, qui doivent résister k la maalicalion, i] faut ou terminer l'auriflcation par une couche d'or adhésif, ou employer de l'orépais, les n°' 20, 30, 40, ce qui exige de grands elTorts de pression. C'est pourquoi M. Gaillard a songé à uti-
liser la puissance des muscles élévateurs de la mâchoire et la disposition si heureuse de leur insertion sur le bras de levier au point de vue de la puissance à produire.
Après des études comparatives entre la force musculaire de la mâchoire et celle du poignet,
Fig. 1910. — CondeaMtenr simple de M. E. Gtîllard.
il est arrivé à celle conclusion, que si, avec beaucoup de fatigues pour l'opérateur et de secousse? désagréables pour l'opéré, on peut arriver à fournir de 10 à i'à kilos de pression par les moyens ordinaires, 45 et SS kilos sont facilement obtenus parla mAchoire etcelaaans fatigue, l'on peut même dire avec soulagement pour le patient.
Cet instrument (Bg. 1910] esl des plus simples; lise compose d'un disqueen acier (Hg. B), revêtu d'un bouton de caoutchouc, et dont la face inférieure porte une tige d'acier [flg. A). La figure C nous montre la manière dont doit 6tre tenu l'instrument.
Depuis près de dix ans, nous ne nous servons que de ces condensateurs et nous en reconnais-
E. BRASSEUR. — CHIHURGIE DES DENTS ET DE LEURS ANNEXES
' lOBi loua'les jours l'utilité. GrAce àeux nous pouTODB racUement emplojer l'or épws, ce qui donne plus de rapidité dans l'opération et plus de durée à l'obluraUon, contrairement k ce que dit Tomes, que plus la Teuille employée est
molle, plus l'opiralioD est satisfaisuite. Cette aaaerUon peut être vraie poux le fond et les parois de la cavilé-
Si l'opérateur préfère à l'emploi de ces instruments, les anciens condensateurs, il dena
U bce eoatigae droite de la grande IdcI«1t« gaactifl.
se servir de ceux représentés Agure 1911 et 1912, ils sont munis de très gros manches, en forme de poire, pour que la main puisse les saisir solidement : la pression devra être figoureuse, et pour qu'il n'arrive pas d'accidents par suite du glissement de l'instrument, il faut avoir soin, autant que possible, de tenir la dent sur
I Fig. I9ll> — Poiidon de U mila pom- coadAaiw Tor k U face coDligaS antérleare des molaires.
laquelle on opère avec le ponce et l'index de la main gauche, ou les autres doigts si la position ne le permet pas, afin que si le condensateur venait à échapper, il soit retenu par les doigts de l'opérateur.
Une fois la cavtlé remplie, l'or bien condensé, comme nous venons de le voir, il ne reste pins
Vig. 1913. — Pinw fonlolr ponr l'introduction de 1'
qu'à polir la surface à l'aide de limes (âg. 1913) et de ta brunir avec les brunissoirs (fig. I9U) en serlissant parfaitement les bords. Ces instruments sont aujourd'hui remplacés par des brunissoirs montés sur le tour dentaire (Bg. 1919]. Comme toutes les autres obturations, on polira avec soin à l'aide des disques d'émeri.
OB ÀDHisIF EN FEUILLES.
L'or, grâce à un procédé spécial de fabricatioti, jouit d'une propriété parlicnllëre, celle de la tohéiion : en vertu de cette force il peut se souder en une masse solide sous la seule influence de la pression. R. Arthur (I) semble être le premier qui ait mis à profil cette particularité.
(1) Robert Arthur, A Treatitt on Ihe tue of adiit- «t'M goU fait, ISS T.
Comme cette propriété de l'adhésivité doit eire suffisamment développée pour que l'or adhère sous une pression modérée et qu'elle s'altère par son exposition à l'air, il est utile au moment du travail de passer ces feuilles d'or au milieu d'une flamme à esprit de vin et de les chauffer plus ou moins suivant te degré d'adhësivilé el de dureté qu'on désire lui donner. Quelques praticiens emploient pour cela une toile métallique qui porte les petits fragments au-dessus de la lampe; on peut également développer une certaine adhésivilé sur les feuille* non adhësives d'or mou en les cbaufi'ant.
L'or adhésif est surtout emplofé pour terminer la surface des aurifications k l'or mou sur les faces triturantes afln de leur donner plus de poli el de dureté, et dans les opérations de contour, c'est-à-dire celles qui ont pour but de restaurer les parties manquantes de la dent, quelquefois
KATIÈBES EMPLOYÉES POUR L'OBTURATION DES DENTS.
me (ont une dent, il m trafaiUo à l'aide de atM bMUCOup pluB aiguës que l'or mou.
tt dans ce Iravail qu'il est de toute néces- I d'obtenir une séclieTesse absolut de la W, et d'appliquer la digue pour se mettre ime à l'abri des vapeurs de la bouche qui
viendraient se condeDser sur l'or et l'empâcheraient d'adhérer : on porte, à l'aide d'une precelte (tig. iei3},un petit fragment d'or (on se sert giiiiratemtnt d'or n° 4 et li'or ipai$, du n° 20 au n° tO, pour termùur] légèrement chaulTé à la lampe dans un des trous de rétention que nous
Ttg. 1914. — Limes ï aiiTification.
Flg. 1915. — Brunlsiaira.
■Il signalés dans la préparation de la cavité lUre ; oo l'y fixe solidement, ou procède de Oéme Taçon pour chacun d'eux, l'opération fre plus alors de difficultés; on t^oute sueiftement de nouveaux morceaux d'or en Ht soin de les condenser contre les parois
de la cavité et d'employer pour celte raison de l'or moins adhésif qu'au centre de l'obturation; la condensation doit toujours se faire du centre k la circonférence, car l'or adhésif a toujours une tendance à s'éloigner des parois de la cavité.
Fig. 1916. - MiUlet électrique de H. Webb.
IKireats moyens sont employés pour con- i ■■rl'or adhésif ; le maillet à main, le mail- ^tomatiqne, le maillet électrique, le maillet ^inaliqQe. Le maillet à main nécessite le ^Ui d'an aide, ce qui permet À l'opérateur *t^tet la lenteur, la douceur des coups. Le I Eat^d. de ehirurgie.
maillet électrique (flg. 1016) donne un travail d'une condensation plus régulière, mais il nécessite l'emploi de piles toujours désagréables dans le cabinet de l'opérateur, à cause des liquides acides qu'elles contiennent. L'application de l'électricité faisant chaque jour de nouveaux V. —40
HËTHODE D'AURIFICATION PAR ROTATION.
quelquefois les plus belles auiifications 6 l'or adhésif, Tailes par les meilleurs opér&leura, tomber par suite de quelques petites Assures passées inaperçues e( par où l'humidité s'est pelit k petit inBltrée sous l'obluration. Avec l'or mou, cet accident est moins à redouter puisque l'or, quoique condensé, reste toujours plus mou et plus malléable, ce qui permet de rabaltre les bords de l'auriflcation, comme ferait un sertisseur chargé de monter un bijou.