‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 481 sur 638 · DE LA CARIE · texte numérisé non relu

DE LA CARIE

A côté du traitement purement local de la carie, qui en réalité remédie bien davantage au mal fait qu'à la cause même de l'affection, il y a lieu, chaque fois que le spécialiste se trouve en face de cette lésion si terrible, de prescrire des soins hygiéniques de tous les jours^ et c'est en cela surtout que la science du dentiste se rattache à la médecine ; c'est en reconnaissant que, pour lui médecin, toute l'affection ne réside pas dans la carie, qui n'est en réalité qu'une manifestation d'un état général, mais bien dans une cause d'un ordre supérieur dépendant de la médecine et de la thérapeutique générale.

En faisant sentir à son malade toute l'importance qu'il y a pour lui à pratiquer les soins hygiéniques, que la simple règle de la propreté indique, il lui formulera une de ces teintures alcooliques (1), légèrement alcalines ou antiseptiques dont les formules sont nombreuses, ainsi que * l'usage simultané d'une poudre neutre, légèrement savonneuse, qui s'émulsionnera avec la salive parfois si filante et si visqueuse des bouches où la carie pullule. Du reste, à l'aide du papier réactif au tournesol on aura un bon moyen de pouvoir régler les prescriptions.

Eau dentifrice alcaline.

Bicarbonate de soude.

Alcoolat de menthe. . .

20 grammes.

(1) Andrieu, Formulaire du médecin dentiste, 1SS5, Paris.

Page 1