NETTOYAGE DES DENTS
nales se prÉcipitent por les alcalins, et comme la salive est ordinairement alcaline, le précipite se produit d'autant plus facilement, d'où la possibilité, par l'analyse île la salive quand on rencontre sur les dents des depuis eonsidérahles el persistants, de démontrer l'existence de ces diathèses.
Une prédominance de carbonates et de phosphates do chaux pourrait Taire soupçonner une altération du système osseui, tandis qu'une prédominance de phosphate de magnésie porterait à croire à une diathèse du système nerveux; ce dépAt est principalement favorisé par la stagnation de la salive et le défaut de mastication chez les personnes qui, pour une raison quelconque, cessent de mastiquer sur une partie de leurs dents; ainsi accumulé, il a le grand inconvénient de déchausser les dents et de les faire tomber avant leur terme, aussi eat-ce malheureusement une profonde erreur et un préjugé trop répandu de croire que sa présence consolide les dents sur lesquelles il se dépose.
Pour enlever te tartre des dénis, il faut des instrumenlsspéciaux qui se composent de burins
MIM
Fig. 103G. — Burins et gnttoirs.
pour les faces antérieures, de grattoirs efSlés pour les intefâlices, el d'autres recourbés pour les faces postérieures ainsi que t'indique la figure i93f>.
Witzel recommande avec raison la plus grande propreté dans les instruments qui ont servi au nettoyage des dents et surtout le soin de les purifier à l'alcool ou dans une solution d'acide phonique, il cite des cas où le médecin aurait été dangereusement blessé par les blessures fuites par des instruments malpropres, ainsi que des exemples de propagation de pyorrbée par des instruments qui avaient servi dans cette alTection.
Cette petite opération regardée trop sonvent
comme banale demande au contraire une certaine habileté pour ne p^ia blesser les geucivea el les faire saigner mal à propos ; une main brutale agacerait les dents qui dims certains cas pathologiques sont déjà douloureuses ; quelquefois même plusieurs sèancr^s sont nécessaires, vu la grande quantité qui s'est déposée autour des dents.
II faut, quand le tartre est trop dur, le casser par morceaux el l'attaquer toujours en dessous pour le détacher friinchemeut de la dent, par un petit mouvement de bascule imprimé aux doigts, el chercher à l'enlever couche par couche. On s'abstiendra de gratter la denl, surtout sur l'Ivoire dépourvu d'émail, au-dessous du collet de la dent, la dent, comme on le sait, étant aussi un organe de tact en a totile lu délicatesse et elle perçoit péniblement toutes tes causes irritantes. A la mâchoire inférieure, l'opérateur est souvent gêné par la contraction du sphincter labial, doué chez certaines personnes d'une grande force de contraction ; pour obvier à cet inconvénient. Il faut abaisser la Icvrc au moyen du pouce de lu main gauche et prendre un point d'appui sur lui. Il importe d'enlever avec le plus grand soin, non setilement le tartre qui se voit, mais surtout celui qui est caché sous la gencive, il faut pour ainsi dire rugirier les bords de l'alvéole, l'Eivivcr en quelque sorte, afin qu'aucune parcelle de matière étrangère ne reste sous la gencive.
Une fois le tartre détaché, on doit, h l'aide de petites tigrs de bols tendre et un peu de pierre ponce, polir les surfaces dentaires ; ce dernier temps de L'opération se fait très facilemenl et beaucoup mieux â l'aide des brosses circulaires montées sur le tour dentaire.
On doit rejeter d'une façon absolue l'emploi d'acide pour blanchir les dents, on pourra seulement employer un peu d'ukool ou d'e^m de Cologne, Il en sera de même pour tous les dentifrices que le dentiste sera appelé à formuler, car il duit se rappeler que tous les acides, soit minéraux ou végétaux, attaquent promplement la substance dentaire, ainsi que nous le prouvent tous les jours les personnes qui, pour avoir des dents d'un blunc éclatant, se servent sans précaution et sans indication de ces trop nombreuses préparations cosmétiques vendues à force de réclame.
Une fois les dénis bien nettoyées, on éloignera toute cause irritante, on pratiquera de petites saignées locales, s'il y a pléthore, eu moyen d'incisions interstitielles des gencives.
E. brasseub.
- CHIRDRGIE DES DENTS ET DE LEURS ANNEIES
Una Toia lo nettoyage terminé on s'occupera des prescriptions propres à combattre la marche de la pyorrbée.
L'action contractile des vaso-moteurs par l'antjpirine ayant été indiquée (Vulpian), on pourrait peul-eire retirer, au début, de bons efTets de fricliona Faites sur les gencives, le malin et le soir, avec la solution suivante :
¥ Glycérine 10 grunines.
Aniipyrino 1 —
Essence de romarin 3 gouttei.
(BBASaiDB.)
{On anra sain da bien eédier les gencives avec du pspier de saie.)
Si l'on pense reconnaître la cause rhumatismale ou goutteuse, on prescrira :
^ Induro da pouaBium 10 grammes.
Teinture de colclilque... 100 gouttes.
Eta SOO grammes.
Une cuillerée mslin et soir.
On a conseillé d'appliquer des courants continus très doux, extérieurement autour de la mâchoire ou inlérieurement sur les gencives, à l'aide d"un moulage à la terre glaise; en même temps que ces courants agiront en activant la circulation et en décongestionnant les gencives et la membrane alvéolaire, ils exciteront les capillaires ou les vaso-moteurs dans leur Fonction.
Si malgré ces soins l'affection semble devoir résister, on prescrira l'emploi journalier du collutoire suivant pour baigner les gencives, soir et matin.
¥Tei,
S grammes.
Uae cuillerée i café dans un demi-verre d'eau aussi chaude que possible.
Nous considérons Veau chaude, très chaude, comme très utile, et on s'explique son action par l'afilux considérable et momentané du sang dans les parties avec lesquelles elle est en contact; or cet afllux un instant exclusiF dissipe la congestion de i:es vaisseaux capillaires Fortement engorgés, et quelques instants après, la circulation reprend son cours normal, et les liBSUS leur aspect physiologique.
On Fera tenir les an^ades alvéolaires très propres par dea frictions Faites A l'aide d'une brosse, d'une dureté moyenne, chargée de la poudre suivante :
aiOgrai
!^ Magnésie \^
Carb. de cbaui..
Qulnqalni 5
Clilorate de potasse S
(BRtM
Aromatise! avec bulle essentielle de me
Période d'Élat. — Si les gencives soi reuses, commencer pendant deux ou par ordonner des bains de bouche '
ou inFusion de sauge et de romarin s de 25 grammes de feuilles de cocaint grammes d'in Fusion.
On enlèvera les dents par trop éb baignant dans un alvéole rempli de pi préserver l'alvéole voisinde toute cou procédera ensuite à un nettoyage sér bouche.
Si les gencives sont encore congc boursouflées, pratiquer : 1° des inci plus au bistouri, mais au fer rouge o vano-cautère ; autant ces caulérisalio sont le remède par excellence el nous de très bons résultats, autant on de'
FIg. 1937. — Dents incisives inférieure! décliaussées par l'usage do l'acide cbro
l'emploi de l'acide chromiiue qui, préct danl un temps, n'a jamais donné q suUnts désastreux.
2° Foire avec un soin particulier le I antiseptique des alvéoles au moyen d' Faites à l'aide de la seringue (fig. 1112') de la mixture suivante :
"¥ lodure de potassium S gran:
Acide pliénique \
CJilorure de zinc ! >■ 15
Alcool absolu )