‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 526 sur 638 · RIGIDITÉ DE LÀ COLONNE · texte numérisé non relu

RIGIDITÉ DE LÀ COLONNE

La rigidité de la partie malade de la colonne est ordinairement le premier signe du mal de Pott, et a, à part ce fait, une grande importance. Quand elle est précoce, cette rigidité est due à la contraction des muscles du dos et a pour but de tenir au repos les parties enflammées. Elle est de tout point comparable à la rigidité des jointures dans les arthrites. Plus tard ce symptôme est dû également à la rigidité permanente des segments postérieurs de la colonne^ et à l'ankylose vraie ou fausse de la partie malade. Dans les cas anciens, quand les muscles sont atrophiés, cette dernière condition est probablement la seule cause de ce symptôme. Pour bien l'apprécier, il faut être familier avec le degré de mobilité de la colonne chez les enfants et les adultes aux différents âges. Quand on examine un jeune enfant, le mieux est de le coucher à plat sur le ventre ; si on soulève alors d'une main les membres inférieurs et si on les fait mouvoir (en même temps que le bassin) dans différentes directions, l'autre main placée sur le dos, on pourra se rendre compte du plus faible degré de rigidité de la colonne. Dans le mal de Pott la région malade se meut tout d'une pièce, et n'est susceptible d'aucune courbure ni d'aucune rotation. Chez l'adulte Texamen peut se faire de la même manière, en ayant soin de faire mouvoir les membres inférieurs et le bassin par un aide ; on fera aussi baisser le malade et le pencher tantôt d'un côté tantôt d'un autre ; on essayera encore de lui faire exécuter des mouvements propres à mettre en évidence la mobilité de la colonne.

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