MAL M POTT. — SYMPTOMES
36 à U région lombaire, 20 vree Mfittion, 16 lani déviation .
Celte statistique n'a pas grande Talenr, la durée de k maladie n'étant pas donnée dans chacun de ces cas, et il n*est pas déraisonnable d'admettre que, dans les cas san? déviation, la courbure angulaire ait pu apparaître avec le temps.
La déviation elle-même consiste en une courbure à convexité postérieure angulaire et médiane. L'étendue et la saillie de cette courbure dépend non seulement de son siège, mais de l'importance de la perte en tissu osseux. Un angle aigu indique ordinairement une lésion profonde mais limitée, une courbure plus étendue et piiis arrondie indique un léger degré de destruction mais portant sur plusieurs vertèbres. Dans certains cas la déviation peut être telle que les deux segments de l'épine forment ensemble un angle droit, ou bien la face antérieure de la vertèbre supérieure repose sur la face supérieure de la vertèbre inférieure. Dans les cas anciens, la difformité peut être augmentée par les altérations des muscles du dos. Parfois un léger degré de déviation latérale vient s'ajouter à la déviation antéro-postérieure. Ce fait ne semble se produire que dans les régions lombaire et dorso-lombaire, et est dû soit à la destruction inégale des vertèbres, sort à l'action musculaire. Dans tous les cas, il se fait des courbures compensatrices tant au-dessus qu'audessous de la déviation. C'est seulement par ces courbures de compensation que le malade peut garder la station droite. Ces courbures sont sur* tout visibles quand le mal siège à la région dorsale, et elles présentant des degrés très variables se^lon l'étendue de ht difformité originelle. Dans quelques cas lombaires, quand la destruction des corps a été soudaine et grave, aucune com- {lensation n'est possible; la station droite ne peut être maintenue, la colonne tombe en avant et le malade ne peut marcher que sur les mains et les pieds ou les genoux.
Presque toujours la déviation se produit lentement, mais on a rapporté des cas dans lesquels la courbure angulaire s'était produite avec une brusquerie relative. Dans ces cas, dont Michel fournit des exemples, la difformité apparaftt ordinairement à propos d'un effort ou d'un mouvement inhabituel; elle est due à ce que quelques-uns des supports de la colonne se sont dérobés, ou à la fracture des segments postérieurs de la colonne. Delpech, Nélaton et Louis ont tous publié des observations dans
lesquelles cette apparition soudaine de la déviation avait déterminé une paralysie subite. La rapidité du développement de la difformité dépend dans une certaine mesure des mouvements du malade et de la non-observation du repos. Shaw (1) pourtant rapporte un cas dans lequel la déviation n'augmenta pas pendant quatorze ans, bien que pendant tout ce temps le sujet exerçât le métier de forgeron. Au bout de cette période un abcès apparut. D'autres auteurs ont publié des cas semblables. Il est important dé noter également que la difformité peut commencer et s'accroître pendant que le sujet garde la position horizontale. Ces cas prouvent que le poids de la colonne au-dessus du siège de la maladie n'est en aucune façon le seul facteur qui prbduise la déviation angulaire, mais que les. muscles abdominaux peuvent aussi agir activement dans ce sens.