‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 546 sur 638 · CONTUSIONS DES OE6ANES DE LA LOGE CERVICAUB POSTERIEURE · texte numérisé non relu

CONTUSIONS DES OE6ANES DE LA LOGE CERVICAUB POSTERIEURE

Les contusions de la loge cervicale postérieure ou de la nuque sont plus fréquentes que les contusions de la loge antérieure, la région étant plus large, et moins protégée. Ce sont le plus souvent des contusions purement musculaires, particulièrement douloureuses à cause de la condensation des muscles dans des gaines résistantes, et à cause de la grande mobilité de la région, mais en général sans gravité spéciale. Toutefois il est d'observation qu'une contusion de la nuque simple en apparence peut masquer des lésions profondes beaucoup plus graves. Un coup de bâton sur la nuque par exemple, avec ecchymose superficielle, peut s*accompagner de phénomènes nerveux, surtout médullaires, semblables à ceux que Ton observe dans le cas de fracture ou de luxation de la colonne vertébrale cervicale, sans qu'il y ait cependant en réalité ni fracture, ni luxation. C'est là ce qu'on appelait autrefois le résultat de la commotion de la moelle cervicale et ce qu'il est bien plus exact d'appeler le résultat de la contusion de la moelle, car en résumé la commotion n'est rien autre chose qu'une contusion : contusion diffuse si l'on veut, c*est-à-dire éparpillée sur une grande étendue de tissu, contusion le plus souvent légère, mais bien réellement contusion. Il ne m'appartient pas de donner en cette place les preuves anatomiques

et cliniques qui justifient l'identification de la commotion et de la contusion cérébrale ou médullaire et de montrer combien sont artificielles les différences jusqu'ici reconnues entre les deux états ; la pathologie des lésions traumatiques des centres nerveux mériterait en effet d'être entièrement refondue et par conséquent discutée d'un bout à l'autre. Cela n'est pas mon œuvre. Qu'il me suffise donc dédire qu'entre la prétendue commotion des auteurs et la contusion, il n'y a qu'une question de degré ou d'énergie de traumatisme, et que si l'anatomie pathologique éprouve quelque peine à trouver la lésion caractéristique de la commotion, c'est que celle-ci n'est en général suivie de mort que lorsqu'elle se complique des accidents qui surviennent justement après la contusion (méningo-encéphalite), avec une très grande fréquence.

La contusion de la moelle est plus facile au cou que dans toute autre région du rachis ; la colonne étant là plus libre et moins entourée. Comme partout ailleurs, elle a lieu par contrecoup, sans rupture ni déplacement de la colonne, et alors elle existe sur une grande étendue ou bien elle résulte d'une compression subite et localisée par suite d'une fracture ou d'une luxation d'une vertèbre ; la lésion est alors localisée comme la cause qui l'engendre. Mais le plus souvent, à la contusion engendrée par la compression localisée d'une vertèbre déplacée s'ajoute la contusion par contre-coup, l'ébranlement général, engendré parle choc de l'agent vulnérant (1).

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