‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 556 sur 638 · CORPS ÉTRANGERS DE LA TRACHÉE · texte numérisé non relu

CORPS ÉTRANGERS DE LA TRACHÉE

L'histoire des corps étrangers de la trachée est si intimement liée à celle des coi'ps étrangers du larynx et des bronches, que je n'en dirai ici que quelques mots.

Pour pénétrer dans la trachée, les corps étrangers doivent nécessairement avoir traversé le larynx ; or la pénétration est tantôt primitive, c'est-à-dire que le corps étranger traverse d'un seul coup le larynx, tantôt secondaire, c'est-à-dire que le corps étranger d'abord fixé dans le larynx tombe ensuite dans la trachée.

Les corps étrangers de la trachée sont d'ordinaire mobiles, c'est-à-dire qu'ils forment soupape ballottante sous le double courant de l'inspiration etdel'expiration. Quelquefois cependant, surtout s'ils ont des aspérités, ils se fixent en un point quelconque du canal.

Les corps étrangers delà trachée n'ont Jamais un gros volume, au moins chez le vivant ; il arrive bien en effet que des corps volumineux s'introduisent dans la trachée, mais ils l'obturent et

causent la mort immédiate ; U arrive emste qoe le corps étranger, d'abord de petit voUmieel uniquement dangereux par sapTé8ence,iegoo&e par absorption de liquides et devient dtogemi par son volume: telles sont les graines sèches.

Symptômes.

Les signes des corps étrangers deUtnchèe se résument en deux principaux, à iaTnr:U suffocation suivie quelquefois de mortioUteM rapide, et en second lieu le bruit de balkrttaïuil ou de drapeau produit par les corps moUesdu» la trachée et qui peut s'entendre à dbliiKe. A côté de ces deux signes il faut plicar les violentes quintes de toux qui peuvent modifier la position du corps étranger en rtl&nt dans les bronches, en le repoussant dins k larynx et même en l'expulsant.

Je ne décrirai pas ici Taccès de suffocation, fl ressemble à l'accès laryngien, il a toute son horreur et toutes ses angoisses. Il a cela de sp^ cial pourtant qu'il est intermittent dans sa production même et dans son intensité, si le ooip$ étranger est mobile. On conçoit en effet fv celui-ci se porte momentanément dans mt bronche où il est à peu près toléré, pourmeoir ensuite, au milieu d'une quinte de toux, initer la trachée et obturer le larynx. Du reste Uriolence et la physionomie de Taccës, son intermittence jointe au bruit de ballottement, saTfisent pour poser le diagnostic. Si le ooipi étranger est fixe, la continuité de l'accès de suffocation ne laisse subsister aucun donte:poor éliminer toutefois l'idée d'un corps étrangerde l'œsophage, on s'assurera de la façon dontseiiiil la déglutition.

Traitement.

L'expulsion spontanée, l'extraction pu ^ bouche, ou la trachéotomie : le chirurgien a^ pelé près d'un patient atteint de corps étranger de la trachée ne doit point le quitter anntde l'avoir débarrassé par l'un de ces trois procédéi. L'expulsion spontanée et l'extraction ne soat possibles que si l'état de suffocation da patient ne s'y oppose pas. L'expulsion spontanée poun être obtenue par la toux, par les vomitifs, pir la position la tête en bas.

L'extraction sera pratiquée avec des|i>0^ spéciales, mais elle exige de la part duf^ une grande docilité et de la part du cûip^^^^' ger la fixité.

I Quant à la trachéotomie, c'est en îinté li

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