TRÉPANATION DANS L'ÉPILEPSIE
tore des sinus frontaux n'entraîne pas toujours une fistule aérienne; cependant, quand on le peut, il faut éviter l'endroit où ils doivent exister. Quand la chose n*est pas possible, il faut employer une couronne large pour perforer la paroi eiteme du sinus et une plus petite pour la paroi interne.
Enfin, lorsqu'il existe des raisons impérieuses pour agir ainsi, le chirurgien peut trépaner sur tous les points du crâne, sans perdre de vue les dangers spéciaux à éviter dans certaines régions, et en se rappelant qu'il n'y a pas de règle invariable en chirurgie. Quelquefois la scie de Hey ou la pince double-gouge peut remplacer avec avantage le trépan. Avec ces instruments, on peut enlever un angle d'os saillant ou scier une languette d'os sur un bord qui avance, de façon à permettre l'introduction de i'élévatoire et le relèvement des fragments enfoncés, ou à rendre facile leur extraction.
La calotte crânienne varie, comme épaisseur, de 5 millimètres (dans son ensemble) à 2 centimètres (au niveau de la protubérance occipitale). Chez les jeunes enfants, le diploé peut faire défaut; d'où la nécessité de grandes précautions dans les rares occasions où l'opération estpratiquée chez de très jeunes sujets (i ). Chez les vieillards, le crâne est souvent fort aminci par un travail de résorption. Le conseil donné par Holden est précieux : « Croyez que vous opérez sur le crâne le plus mince qu'on ait jamais vu, et plus mince sur un point de la circonférence de la perforation que sur l'autre. » La perte de substance faite par le trépan est ordinairement comblée par du tissu fibreux, quelquefois par du fibro-cartilage, et très rarement par une mince plaque osseuse, plus ou moins complète. Parfois le rebord osseux s'épaissit et forme un anneau saillant, tandis que d'autres fois il s'amincit et se confond avec un anneau incomplet de tissu osseux qui se prolonge dans k membrane fibreuse, en obturant la perforation sur une étendue variable.
Comme complication secondaire extrêmement rare de la trépanation, je mentionnerai l'hémorrfaagie provenant de l'artère méningée moyenne. C'est ainsi que M. Jackson rapporte on fait d'hémorrhagie secondaire et incoercible par ce vaisseau, pour laquelle on fut obligé, six semaines après la trépanation, de lier l'artère carotide. Le malade guérit (2).
(1) Un enfant d'un an a été trépané avec saccès pour vae fracture du crâne par piqûre, produite par un iraa clou (Gross, op. cit.^ vol. II, p. 88).
W Jackson, Brit» med. Journal, november 1, 1876»