‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 571 sur 638 · JI. -~ PHLEGMONS ET ABCÈS PROFONDS OU SOUS-APONÉVROTIQUES · texte numérisé non relu

JI. -~ PHLEGMONS ET ABCÈS PROFONDS OU SOUS-APONÉVROTIQUES

Dans la description sommaire que j*ai donnée des aponévroses du cou au début de cet article, j'ai rappelé que le cou était divisé d'abord en deux loges par l'aponévrose cervicale profonde : la loge postérieure dans laquelle sont les muscles de la nuque, chacun dans une gaine spéciale; la loge antérieure subdivisée en trois loges secondaires par l'aponévrose cervicale moyenne et l'aponévrose prévertébrale. Je rappelle id que le ster no- mastoïdien est engatné par l'aponévrose cervicale superficielle ; que Taponévrose moyenne ou omo-claviculaire se perd an-dessus du muscle de même nom, sur la face profonde de l'aponévrose superficielle ; que raponérrose superficielle adhère à Tos hyoïde dans tonte son étendue, et qu'elle fournit une loge spéciale à la glande sous-maxillaire et s'insère lâchement au bord inférieur du maxillaire inférieur; enfin, que la loge parotidienne est une dépendance de l'aponévrose cervicale superficielle.

L'aponévrose cervicale superficielle passe du alemo-mastoîdien sur le masséter, elle adhère ■en YèmuX à Farcade zygomatique ; au niveau du bord antérieur du sterno- mastoïdien un feuillet aponévrotique s'en détache: c'est l'aponévrose parotidienne profonde ; elle entoure la glande parotide partout sauf en haut et en dedans : là, «n effet, elle s'attache à l'apophyse styloïde et aux muscles sty liens, formant ce qu'on a appelé le ligament stylo-maxillaire. Entre l'apophyse styloïde et le ligament stylo-maxillaire d'une part et le bord postérieur du muscle ptérygoïdlen interne, il existe un espace sans aponé- TTOse où la glande est en rapport direct avec la paroi latérale du pharynx et les vaisseaux et les nerfs qui y sont accolés.

Les phlegmons et les abcès profonds du cou doivent être étudiés dans les difi'érentes loges OU cavités que circonscrivent les aponévroses.

(1) Gillette, art. Cou du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales,

(1) Lamotte, art. Coo du Dictionnaire en 30 vol., p. 114.

Celles-ci constituent en effet des cloisons qui limitent en général le phlegmon, au moins pendant un certain temps, et déterminent la direction que prendront les fusées purulentes. De toutes les cavités cervicales, il n'en est qu'une, qui communique directement avec le médiastin : c'est la cavité moyenne de la loge antérieure. Là sont logés l'œsophage, la trachée et les gros vaisseaux du cou, noyés dans un tissu cellulaire l&che qui, plus ou moins condensé à leur voisinage direct, leur forme une sorte de gaine plus ou moins épaisse. Toutes les fois que du pus s'accumulera dans cette cavité, par le seul fait de sa pesanteur, il tendra à fuser vers le médiastin, le long de la trachée ou de l'œsophage ou des vaisseaux. C'est là une loi que le chirurgien ne devra jamais oublier. Étudions maintenant les phlegmons et abcès du cou, dans les différentes cavités que nous avons reconnues.

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