‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 579 sur 638 · AFFECTIONS PRIMITIVES DES GANGLIONS LYMPBATIQUES · texte numérisé non relu

AFFECTIONS PRIMITIVES DES GANGLIONS LYMPBATIQUES

n'existait pas de pédicule. Cependant l'examen hi^tologique Tait par HenduetHalassezfitreconiiaitre qu'il s'agissait d'un myxo-chondrome développé sur du tissu glandulaire avec culs-de-sac àépithéliumcjlindrique.Lecasestdoncaumoins douteux. Je ne connais d'ailleurs pas d'exemple plus certain de chondrome ganglionnaire.

En est-il de même du carcinome T Le carcinome primitif de» ganglions cervicaux aurait été observé. Je signalerai en particulier l'observation de Bourdon (1) (187*2) prise dans le service de Verneuil'à Lariboisiëre. Le néoplasme fut extirpé, la pièce Tut examinée par Ranvier qui amrma le diagnostic de carcinome primitif des ganglions. Mais l'examen des organes voisins ne put être fait, puisque le malade n'avait pas succombé au moment de la présentation. 11 faut convenir d'ailleurs que celte survie semble di^montrer que le néoplasme ganglionnaire était réellement primitir. D'aulre pari Le Denhi en IB80 (a) présentait aussi à la Société de chirurgie uhe tumeur qui, d'abord prise pouB an néoplasme malin du corps Ihjrolde, fut reconnue Cire un carcinoma des ganglions. Ce dernier diagnostic porté au premier abord pendant la vie fut rejeté par Le Dentu en « raison de la rareté excessive du cancer primitif des ganglions lymphatiques ». Or, li l'autopsie, on trouva une ulcération épithéliomateuse du larynx, qui avait échappé k l'exaraen laryngoscopique. Ce fait démontre combien la réserve est de commande en pareil cas, car la lésion primitive génératrice du néoplasme ganglionnaire peut passer inaperçue pendant la vie et mt^ine sur le cadavre. Cependant H. Perrin dit avoir observé un cas non douteux. EnBn Riedel (3) parle de deux cas de tumeurs ganglionnaires du cou où l'histologie reconnut tous les caractères du carcinome, mois qu'il n'ose pas qualifier ainsi pour ne pas i< rompre l'unité de nos connaissances sur ce que nous désignons sous le nom de carcinome a.

J'ai actuellement dans mon service un malade qui semblerait aussi un cas non douteux de carcinome primitif des ganglions carotidiens et sus-claviculaires; j'ai pourtant la conviction qu'il s'agit d'une adénopathie secondaire à un épilhélioma profond et invisible, aussi n'; veuxje point toucher.

1,1] Bourdon, Cancer primitif des ganglioju du cou. Bulletin de ta Société anatomique, I87i, juin, p. 310.

(I) Le Deiitu, Bulletin de la Sociiti de chirurgie, ;e ivrll et 5 mti ISSO, p. J79.

(3) tibnig und Riitdel, Deutsche Chirurgie, ISSI. Lieferung 36. Geichwûltle am Uahe, p. M.

En résumélé carcinome primitif des ganglions cervicaux est au moins très exceptionnel.

primitif des ganglions du cou

t'ig. !033. — LfmphoDie du cou (d'après un mouUge pris par AlUn Burns).

aurait aussi été observé. D'après Riedel (i), il aurait deux formes : lo sarcome localisé à un

Fig. 1031. — Diueetian des parties

ou deux ganglions et le sarcome multiple qui n'est sans doute que du lymphadénonie. Riede

(I) KSnig and Riedel, Deutsche Chirurgie, 1881. Liefcruag 36. Guehwûlsle am Halse, f. 9G.

8i4 MAURICE JEANNEL. — BLESSURES ET MALADIES CHIRURGICALES DU COU. [70

relate trois obserrations dont une douteuse de sarcome primitif localisé. La tumeur aurait une marche rapide et la mort surviendrait en un ou deux ans. La récidive serait de régie après Textirpaiion. Du reste la tumeur née dans un ganglion envahirait rapidement tous les organes voisins.

Le lymphadénome qui débute le plus souvent par les ganglions du cou (6g. 2033 et 2034) est une maladie générale, connue aussi sous le nom d*adénie et qui marche souvent de pair avec la Uucocythémie. Henry Trenlham Butlin (1) et E. Bellamy (2) ayant dans cet ouvrage déjà consacré chacun un chapitre à cette affection, ce serait Taire triple emploi que d*y revenir.

2« ADÉNITES ET HYPERTROPHIES GAS- GUONNAIRES.

Je ne fais que nommer ici et pour mémoire les adénites et les hypertrophies ganglionnaires dites primitives de la région du cou. Ce sont en effet des affections qui n'existent pas et il est démontré aujourd'hui, comme nous le verrons plus loin, que les adénites chroniques sont toutes secondaires.

Page 1