‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 596 sur 638 · TUMEURS MALIGNES · texte numérisé non relu

TUMEURS MALIGNES

Le sarcome de l'œsophage a été observé. 11 a

(1) Voyez pour les détails sur les applications de cette opération aux tumeurs du pharynx et du larynx : Axel Iyer8en(KopenhageD), Ueber Pharyngotomiasubhyoidea, {Archiv fur kiinische chirurgie^ 1884, Heft 8, S. 610-658.)

été opéré deux fois. Dans l'observation de Chapman (1) la tumeur, un sarcome alvéolaire, située à l'entrée de l'œsophage obturait complètement la lumière de ce conduit. Dans l'observation de Rosenbach (2) l'exploration digitale provoqua un accès de suffocation d'une telle violence que la trachéotomie dut être immédiatement pratiquée; la tumeur, un sarcome à cellules rondes, fut enlevée par la pharyngotomie sous-hyoïdienne.

L^carcinome et Vépithélioma sont les tumeurs les plus fréquemment observées dans l'œsophage.

Étiologie.

On voit le carcinome ou l'épithélioma de l'œsophage beaucoup plus souvent chez l'homme que chez la femme. H en est de môme du cancer de l'estomac.

L'hérédité a été plusieurs fois constatée.

L'ftge des malades est l'ftge ordinaire des cancéreux, à savoir, de 40 à 60 ans, mais il n'y a là rien d'absolu.

Toutes les causes traumatiques ou pathologiques capables de produire chez un arthritique un Uicus minoris resistentiœ du côté de l'œsophage peuvent être considérées comme jouant un rôle dans l'étiologie du carcinome œsophagien.

Le carcinome squirrheux ou encéphaloïde de l'œsophage est rarement primitif (Cornil et Ranvier) ; l'épithélioma pavimenteux ou lobule est beaucoup plus fréquent. Sur 100 cas de tumeurs cancéreuses de l'œsophage M ackenzie (3) a trouvé 68 épithéliomas, 18 squirrheset Hencéphaloïdes.

Au point de vue du siège, il a constaté :

Au tiers supérieur 37 éplthéliomas.

— ■— 3 squirrhes.

— — 4 encéphaloides.

Au tiers moyen . . 21 épithéliomas.

— — ...... 3 squirrhes.

— — 4 encéphaloides.

Au tiers inférieur 8 épiihôliomas.

— — 10 squirrhes.

Au tiers inférieur 2 encéphaloides.

A la moitié inférieure 2 épithéliomas.

— *— 2 squirrhes.

— — '.. 2 encéphaloides.

La néoplasie prend souvent, mais non tou^ jours, la forme en anneau de 2 à 10 centimètres

(1) Chapman, American Journal of médical sciences ^ cet. 1877, p. 433.

(2) Rosenbach, Bardner kiinische X^ochenschrift^ 20 und 27 September 1815.

(3) Mackenzie, Lectw*es on Cancer of ihe œsopha^ gut. (Médical Times and Gatettf 1876, p. 849.)

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de hanleur, et rétrécit la lumière dn conduit, jusqu'à rendre impossible le passage des aliinents ou des liquides. Au-dessus du point sténose existe toujours une dilatation, formant quelquefois un vérilablo cul-de-sac, dans !aquellela muqueuse est enflammée et ramollie. On trouve encore parfois dans le même point, autour de l'œsophage, des perforations et des abcès, La muqueuse est en général infiltrée tout entière par la néoplasie, y compris les ^andes dans quelques caa. Le tissu conjonctif sousmuqueux, la couche musculeuse, sont même envahis à la dernière période; en mâme temps se produit l'ulcération de la muqueuse et par conséquent une légère rémission dans la sténose du conduit. Les ganglions sont pris de bonne heure. Ils atteignent môme souvent un volume considérable é propos d'une ulcération de petite dimension, ce qui en impose pour du carcinome primiiif des ganglions.

Lorsque la tumenr œsophagienne et l'adénopathie siègent au cou, et cela est fréquent, les nerfs du voisinage sont souvent comprimés, et il en résulte des complications d'aphonie, de dyspnée elde névralgies.

SympUmes.

Les symptômes de l'épithélioma ou du carcinome de l'cesophuge sont en général purement fonctionnels. L'Age des malades est, à quelques exceplioni près, l'ftge ordinaire des cancéreux. La douleur est inconstante et vague; le malade lalocaliserarement au siège exact de sa tumeur; il se plaint même le plus souvent d'une douleur lointaine dans la région ce rvico- dorsale, à la partie antérieure du sternum, au niveau du cardia. 11 est rare qu'au début au moins la tumeur soit perceptible par la palpation du cou, à moins toutefois qu'il n'existe une adénopathie précoce .

C'est la dysphapi en premier lieu l'i phagie qu'ils compa tion d'un corps étrai dans la majorité de!

faut de flexibilité du de ta langue ou de 1' timent de raideur, tion, vient s'ajouter tilion, puis enfin lei h-dire l'impossibilité ou liquides. Ladvspt possibilité d'avaler i jours la preuve d'un verrons en effet, en i qu'une ulcération lii de l'œsophage peut giame qui égale fou plus complète.

L'inanition avec t chexie lerminenten il est beaucoup de n perforation de l'œso sie ulcérée, ou par 1 dilatation. Ces perh provoquées parun't s'ouvrent dans la tr la plèvre, dans le t médiaalin, dans les nent des accidents est inutile de décrir

Diagnostic, pr

Le diagnostic est I cle œsophagien, qu't peut expliquer, son!

drai du reste, en ti

Quant au pronosi Pourle traitement, v

4' RÉTRÉCISSEMENTS DE L'OKSOPHAGE

Il y a rétrécissement de l'œsophage tontes les fois que les diamètres du conduit, contracture ou devenu inextensible, sont diminués en un point limité ou sur une grande étendue.

Les rétrécissements sont franchissables ou infranchissables.

Sfmptftmsa et dlacnoatic.

Les signes fonctionnels du rétrécissement

franchissable sont d'avaler des bols a régurgitation imm< d'aliments mous oi plus ou moins de f mous, comme les bien que les sohdes rétrécissement infr D'ailleurs la marc lente mais progressi rent longtemps soui

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