‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 601 sur 638 · OESOPHAGE. — RÉTRÉCISSEMENTS NÉOPLASIQUES. — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

OESOPHAGE. — RÉTRÉCISSEMENTS NÉOPLASIQUES. — TRAITEMENT

sans conducteur, suivie de rétablissement d*une fistule permanente par la suture de la plaie œsophagienne à la peau. L'alimentation par la fistule se fait avec facilité.

Quelques chirurgiens ont voulu étendre le champ de Fœsophagostomie. Ils établissent la fistule et s'en servent pour dilater la sténose, soit de haut en bas pour les rétrécissements thoraciques, soit de bas en haut pour les rétrécissements cervicaux [Sliffossowski, de Moscou] (2). D'autres s'en servent pour pratiquer une œsophagotomie interne dont ils peuvent ainsi mieux mesurer les efiTets et la limite [Gussenbauer] (3). C'est là ce qu'on nomme l'œsophagoto mie combinée. Elle a été pratiquée 2 fois par Gussenbauer, i fois par Bergmann, 2 fois par Sands (i ) ; les deux opérés de Sands moururent; la survie et la santé ont été constatées chez les 3 autres opérés, 14, 12, et 3 mois après l'opération : il s'agissait de rétrécissements cicatriciels. On pourrait encore utiliser l'œsophagostomie pour tenter, comme l'a fait avec succès Hjort, de Christiana (4), à travers une fistule stomacale, l'électrolyse du rétrécissement.

Ce sont évidemment là des méthodes qui n'ont pas fait leurs preuves; mais s'il faut dire mon sentiment, je pense que l'œsophagostomie ne doit être pratiquée que dans le cas de rétrécissement cervical ou tout au moins situé à l'entrée du thorax, de telle sorte que le chirurgien puisse très facilement l'attaquer ; je crois qu'il est préférable de recourir à la gastrostomie quand la sténose est située sur la portion thoracique de l'œsophage. I/alimentation est ainsi toujours assurée, et le chirurgien peut essayer à loisir d'attaquer la sténose cervicale ou thoracique à la fois de haut en bas par la bouche et de bas en haut par la fistule œsophagienne ou stomacale, soit par la dilatation, soit par l'électrolyse.

4» Rétrécissement infranchissable et non dilatable de la portion thoracique : gastrostomie.

La cause de la gastrostomie pratiquée dans le cas de sténose cicatricielle de l'œsophage est aujourd'hui définitirement gagnée, grâce à Texcellent travail de L.-H. Petit (5), et je ne sau-

(1) Sands, Médical News j mai 1884, p. 629.

(2) SlifTossowski, Congrès de Copenhague^ août 1884. (8) Gussenbauer, Zeitsckrift fur Heilkunde, B. IV,

S. 33, 20 Mars 1883.

(4) Hjort (Christiana^, Congrès de Copenhague^ août 1884.

(5) L.-H. Petit, Traité de la gastroslomie. Paris, 1879.

Encycl. de chirurgie.

rais mieux faire que de reproduire la dernière conclusion de cet auteur : « En cas de rétrécissement cicatriciel, il faut opérer dès qu'on s'est assuré de l'imperméabilité de l'obstacle. On pourra ensuite, lorsque le succès de la gastrostomie sera certain, essayer de faire le cathétérisme de l'œsophage de bas en haut. On pourra et on devra commencer l'alimentation dans les premières heures qui suivront la gastrostomie. » 11 ne m'appartient pas du reste de décrire Topération.

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