‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 76 sur 638 · CELLULITE, PHLEGMON DIFFUS. — SYMPTOMES · texte numérisé non relu

CELLULITE, PHLEGMON DIFFUS. — SYMPTOMES

oait d'une plaie, est très fréquemment suivi de mort; quand il est idiopathique, cette terminaiion fatale est très rare » ; mais cette opinion n*esl pas partagée par les autres observateurs. La durée de l'érysipèle delà tête, d'après Zuelmr (dont l'opinion est basée sur un grand nom- , bre d'observations)) est en moyenne de dix, dôme ou quatorze jours; moins souvent de six jours, et il est encore plus rare que ce devienne une affaire de plusieurs semaines.

Diagnostic.

Le diagnostic de l'érysipèle de la face ne présente pas de difficultés spéciales, mais, quand rèrytipèle si^'ge sur le cuir chevelu, il est quelquefois difficile de le reconnaître, ce qui tient à ce que la tuméfaction et la rougeur sont à peine appréciables. Les troubles généraux fenûent naître l'idée d'un érysipèle, et l'existence d'une lésion du cuir chevelu appellerait

l'attention sur cette région ; au bord de l'éruption, du côté où elle gagne, les signes caractéristiques apparaîtraient alors avec évidence.

Traitement.

Le traitement de l'érysipèle de la tête présente peu d'indications spéciales (1). Le cuir chevelu doit être rasé, toutes les plaies tenues rigoureusement propres; comme application locale, je conseillerai l'usage constant d'eau blanche. La pratique des ponctions multiples doit être condamnée. S'il se manifeste quelque symptôme d'hypérémie cérébrale, il faut appliquer une vessie de glace sur la tête, administrer le bromure de potassium, et baser son traitement sur les principes généraux. Les paupières, quand elles demeurent tuméfiées, doivent être examinées au point de vue d'un abcès, et, quand on reconnaît l'existence du pus, on doit lui donner immédiatement issue.

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