ANTHRAX DU CUIR CHEVELU
L'anthrax est extrêmement rare sur le cuir dievelu.
Quand on l'observe, c'est habituellement dans la r^ion occipitale inrérieure, il est alors dû à l'extension d'un anthrax du cou. Le siège le phis ordinaire après celui-ci est le front. L'anthrax du cuir chevelu est surtout dangereux par la tendance à déterminer des complications eèrSbrmles. Ces complications sont ordinairenuit produites par une thrombose du sinus, recollant d'une phlébite extérieure propagée h llDlérieor du cr&ne et aboutissant souvent à
une phlébite suppurée des sinus. Nothnagel (1) a publié en détail un certain nombre de faits de ce genre. 11 peut aussi, d'après Buguenin (2), se produire de la même façon une méningite purulente. Sir Astley Cooper (3) n'aTait n jamais vu un malade guérir d'un anthrax TOluminenx de la tète *. Mais, depuis cette époque, on a publié des cas de guérison. J'û vu, U j a deux ans, un anthrax étendu, intéressant la plus grande partie du front, qui avec le temps cicatrisa parfaitement, sana avoir entraîné de troubles généraux sérieux.
GANGRÈNE DU CUIR CHEVELU
Une gangrène plus ou moins étepdue du cuir cberelu peut se montrer à la suite de traumaliaoïes graves, surtout chez des individus cachectiques. J'ai vu la gangrène envahir les régions frontale et occipitale du cuir chevelu, à U suite de l'application d'un bandage serré. Cette application avait été faite pour arrêter l'hémorrhagie d'une petite plaie du front, chez née femme ajant dépassé l'flge moyen, d'un tempérament mauvais et adonnée à l'intempénnce. La gangrène du cuir chevelu peut aussi ttre consécutive à l'inflammation cellulaire diSose du cuir chevelu, surtout si on néglige d'aioir recours aux incisions promptes. Sir Piescotl Henett(l), cependant, mentionne un hit de gangrène fort grave, consécutive à une cdlolUe, qui avait été traitée par les incisions
hâtives. La malade était une femme d'flge moyen, et le fait se termina fatalemenL Beineke (4) déclare que chex les enfants faibles, mal portants, une cause în^gniBanle peut déterminer une gangrène du cuîr chevelu. Celte gangrène a été observée après des blessures légères, après une otite externe, après un eczéma derrière l'oreille et après un érysipèle. H. Thomas Smith (S) a publié un fait unique:
Pellta mie de neuf ans. Après une poastéa d'érysipèla, 11 se déucb* pir néeroie spontanée un morceau volamlnsDi du pariéul ganchB, qnl emporta avec lai la portion correipondante do cuir chevelu. La guérison eut lieu.
Le traitement de la gangrène dans cette région ne comporte pas d'indication spéciale.
TUMEURS DU CUIR CHEVELU
En outre des tumeurs qui sont plus loin dëcriles séparément sous les noms d&Pmumatocile, Biaiatomet, Kystei, Corrws, Tumeurt vasculairet tL AtUvri/imet (page 119 et suiv.), on rencontre ^s les parties molles qui recouvrent le crâne les productions nèoplasiques suivantes :
TCMEUHS GRÂlïiSECSES DU CUIS CHETBLU.
Oies sont très rares. Elles peuvent s'observer (llPreacott Uewett, Leelurei on iitjuriei and diitaf »f Ihe kead, Mtiiieal Timtt and Gtattit, vol. il,
sur tous les points du cuir chevelu et, bien qu'en général d'un petit volume, elles peuvent acquérir des dimensions considérables etméme
(I) Zlemiseo, Cyelopadia of ihe pradire of Médiane, vol. XII, p. »l.
(ï) Huguenin in Zismiien, Cyelopmdta oflht praeliée ef Medicint, vol. XII, p. 603.
(3) Sir Astley Cooper, Leeluret on ntrgeiy, vol. I,
p. na.
(t) Hetn«ke, loe. eil., S. 8.
(5) Tb. Smltb, Trant. of Clin. Sot. of london, voL m, p. lei, 18TD.
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FREDERICK TREVES. — MALFORMATIONS ET MALADIES DE LA TÊTE
se pédiculiser (1). Dans quelques cas, elles sont congénitales, ou tout au moins apparaissent & unepériode très peu avancée derexistence(2). Leur développement, du moins dans la plupart des cas, parait se faire aux dépens du tissu connectif lâche situé au-dessous deTaponévrose du cuir chevelu, et on les trouve fréquemment adhérentes au péricr&ne. D'ordinaire, leur accroissement est très lent, bien que dans un cas la tumeur eût atteint le volume d'une demiorange en dix-huit mois. Quand ces tumeurs sont volumineuses, le diagnostic est très simple ; mais quand elles sont petites et situées au-dessous de Taponévrose, le diagnostic est difficile, car la masse morbide parait souvent dure et adhérente. Dans le fait de Sidney Jones, la tumeur paraissait plus tendue et plus saillante quand l'enfant criait. Ces tumeurs ne gênent que par leur volume, bien qu'il y a quelque temps j'aie enlevé à une femme de trente-deux ans une petite tumeur graisseuse située au-dessous du muscle frontal et qui s'accompagnait d'une névralgie très intense du nerf sus-orbitairc. La tumeur était située directement sur le nerf. Si ces tumeurs graisseuses occasionnent quelque ennui, il faut les enlever aussitôt.