I. — OSTÉO-PÉRIOSTITE AIGUK
Étiologie.
La cause la plus commune de l'ostéo-périos-
1) Annindala, Bdinburgh Med. Journal april 1867.
tite aiguë est un traumatisme, surtout une lésion qui intéresse directement l'os ou qui le met à nu, ou qui s'accompagne de la pénétration de corps étrangers de tout genre.
On l'observe fréquemment à la suite de plaiei dont les produits sont domeorés eroprUonnés ou devenus irritants. Elle peut être due' aux progrès d'un travail pathologique de môme nature ayant débuté dans les régions Yoi8inea,par les os de la face, de l'orbite ou de l'oreille. Dans quelques cas fort rares, rostéo-périostiti aiguë a résulté de l'envahissement de l'os ou du périoste par un ulcère du cuir chevelu.
On a affirmé que cette affection pouvait èlie d'origine purement spontanée et due àl'expodtion au froid, au rhumatisn^e, à la goutte, à U syphilis; mais les faits apportés à l'appui de ces assertions sont, il faut l'avouer, assez maigres.
Anatomie pathologique.
Le péricràne se congestionne, se ramollit et s'épaissit, en même temps qu'il est déci^ de l'os sous-jacent par les produits inflammatoire! qui s'épanchent entre cet os et la membrane en quantité variable. L'exsudat inflammatoire de» vient bientôt purulent et il se forme ainsi un abcès périostique aigu. Le tissu diploTque est congestionné et infiltré de produits inflammatoires qui ont une grande tendance à subir It transformation purulente. Au début, la phlébite des veines du diploe s'observe fréquemment, et
(1) Fait pubUé par BL Perrand, fot. cii^ p. lU.
OSTÉO.PÉRIOSTITE CHRONIQUE. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE.
«tioafe alors ces vaisseaux remplis de throm-
ha, qui, dans les cas graves, se transforment en
pii.Coaime complications assez ordinaires, on
|Ml noter l'inflammation de la dure-mère ou des
iite membranes du cerveau, des collections
ii|vaitie la dure-mère et Tos, la thrombose
Ir nu» cérébraux , et plus rarement des
AAidaeerveau.
Ufraceuus inflammatoire peut^s'étendre à
et aboutir à une inflammation suppu-
1 lu tissa cellulaire sous-aponévrotique ou
liiii cheTelu lui-même. Si une terminaison
MÉMiarrient pas promptement, il est fré-
fobeerYer à la suite une nécrose de Tos
Adéd).
Ssrmptômes.
UîtfïïtplùiMS de l'ostéo-périostite aigud sont
■ |n obscurs et souvent masqués par les
M^iotioDi plus graves dont elle s'accom-
NKn fréquemment. Le malade accuse d*a-
IWne douleur fixe en quelque point du crAne,
q[ai persiste, est ordinairement intense
•Bootie toujours plus violente la nuit. Il sur-
liaM te frissons, accompagnés de fièvre, decé-
,de Tomissements, et dans quelques cas
Wn. Dm tumeur douloureuse, tendue et
iniMàiutnlidans le point affecté, si la peau
^■^ et au centre de cette grosseur la
te Ment évidente avec le temps. Il
*»<Citinpeu d*œdème du cuir chevelu,
k maladie a une certaine durée.
*Uk 11 tumeur, il s*écoule du pus, et l'os
16 montre dénudé. A ce cortège de
^W**B, se joignent souvent des accidents
0MnB; ou bien, si la maladie prend une
■■R|hiikTorable, on peut diagnostiquer une
"lICBie de Tos affecté.
l'tttéo-périostite aiguë se distingue de Tin- ■■wfion diffuse du cuir chevelu par Tappa- ^ rapide de l'œdème dans cette dernière '^) par Tintensité un peu moindre de la ^hr et des symptômes généraux, et ce fait P^k gonflement est diffus et a une tendance *'Shdte au loin, tandis que dans Tostéo-péle gonflement demeure limité à Tos et ne dépasse pas la ligne des sutures.
Pronostic.
fnmUk est défavorable. La mort a lieu
^ travrera une bonne description de cette ^ifee planchas oxeellentes, dans Touvrage de •i BMUbsod, ÎUuttraiUms of Ctmical sur- 'n«Ll UndoD, 1878.
dans la majorité des cas ; elle est causée ordinairement soit par des complications céré* braies, soit par la pyoémie. La participation prompte et marquée des veines de la région au processus inflammatoire facilite surtout cette dernière terminaison. La résolution peut avoir lieu, mais ces faits sont rares. Dans d'autres cas, il se produit une nécrose de l'os enflammé. Cette nécrose peut être légère et superficielle, mais plus ordinairement elle intéresse toute l'épaisseur de l'os affecté.
L'ostéo-périostite aiguë du crâne doit être traitée d'après les principes généraux qui régissent le traitement des états pathologiques analogues dans les autres régions. L'incision prompte s'impose, et il faut assurer une issue facile à toutes les collections purulentes. Une vessie de glace doit être maintenue constamment sur la tôte. Si on peut de bonne heure reconnaître la maladie et déterminer nettement sa nature, il peut être indiqué de trépaner la table externe du crftne et d'ouvrir ainsi le diploë. Toutefois le développement rapide d'une phlébite du diploë rendrait dans une certaine mesure celte opération inutile.