CARIE DU CRANE. - ANATOMIE PATHOLOGIQUE
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ifléction est alors consécutive à une ^tite syphilitique chronique. Fort ai, elle est due à la scrofule et, dans is eiceptionnels, elle reconnaît pour ■aumatisine. La carie traumatique est int rare chez les individus bien por* processus de dégénérescence ordilion la nécrose. Quand la carie est reàna traumatisme, elle est habituelrt limitée et bornée à la table externe. Adut publié quelques exceptions rees. Sir Prescott Hewett (i) cite un vie du frontal, des deux pariétaux partie de Toccipital, observé à la D simple coup sur la tête. Abercromipporte un fait remarquable où une s étendue de la table interne résulta ttte peu grave sur la tête ; d'autres faits raels de même nature ont encore été La carie peut aussi s*étendre des ver* ffricales supérieures aux os voisins de h crâne, et sir P. Hewett affirme que ie cette dernière région peut également t au progrès de l'inflammation d*ulliûlitiques étendus du pharynx. La caotaines portions du temporal est babiest consécutive à un catarrhe suppuré
Uatomie pathologique.
^Kataffecter tous les points du crftne, f^ É une prédilection spéciale pour ■■#>n8. On l'observe le plus souvent '^M^ surtout à la partie antérieure de 'Mi son union avec les pariétaux. Puis w ordre de fréquence, Tapophyse mas- Sensnile peut-être l'occipital. Bien que Ml soit d'ordinaire limitée, elle peut pwt être fort étendue et même envahir tout le crâne. La table externe est plus ment intéressée que la table interne ; es sont prises toutes deux à la fois, les ont habituellement plus étendues sur »leme. M. Gray (2) a publié un fait le carie ayant entraîné la mort par ions cérébrales, et dans lequel les lé- •ornaient à un petit point de carie sur rcique. La carie peut débuter soit sur
eicou Hewett, Lectures on Injuries and the Head^ Med, Times and G mettes vol. I,
^'alhological and Practical Researches on he Brain and spinal cordf p. 188. Ediii-
la table externe, soit sur la table interne, soit dans le diploë ; ou bien elle peut se montrer simultanément sur plusieurs de ces points. Il est inutile d'entrer ici dans le détail des lésions qu'on observe dans la carie du crftne. Elles sont identiques à celles de la carie des autres régions, et ont déjà été étudiées longuement dans un précédent article. Quelques points spéciaux demandent cependant à être notés. La carie du crftne, sur les pièces sèches, présente l'aspect familier de la carie des autres os. La surface malade est érodée et criblée de petits trous, et les limites du département osseux affecté sont très irrégulières. La profondeur à laquelle peut pénétrer le processus désorganisateur parti de la surface varie considérablement n peut intéresser seulement la table externe, s'étendre plus ou moins loin dans le diploë ou creuser jusqu'à la table interne du crftne. Le processus carieux entraîne en général plus de désordres dans le tissu du diploë que sur les deux lames compactes : aussi est-il fréquent de rencontrer une sorte de décollement de ces lames au pourtour d'un orifice de carie. Quand la maladie a gagné de dehors en dedans et a déterminé la perforation de la table interne, les trous creusés dans Tos sont en général petits et nombreux, plutôt qu'uniques et larges. Mais les exceptions ne sont pas rares.
La carie due à la syphilis peut revêtir une des formes suivantes : carie sèche et carie ulcéreuse. 11 a déjà été question de la première variété à propos de Fostéo-périostite. Un crilne atteint de cette affection présente d ordinaire, sur une surface plus ou moins étendue, un certain nombre de trous traversant la table externe. Ces trous sont percés nettement, mais irréguliers, et varient, comme dimension, depuis une pointe d'épingle à une pièce de quatre sous, ou même plus. Les bords de ces orifices sont en général très minces et comme décollés, en raison de la perte de substance plus étendue du diploë. La table interne peut être amincie et perforée sur certains points. Dans quelques cas exceptionnels, il se forme autour des points cariés un peu d'os nouveau de structure grossière, et dans d'autres cas les bords d'une perforation étendue de la table externe se montrent arrondis et le diploë au-dessous est transformé en os compact et dense, ce qui peut à bon droit faire admettre une cicatrice osseuse. Sur les pièces fraîches, les dépressions, les trous et les cavités de l'os sont remplis de matière gommeuse. Dans la forme ulcéreuse de la carie, la suppuration s'est établie, et l'affection présente l'as^
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FREDERICK TREVES. — MALFORMATIONS ET MALADIES DE LA TÊTE
pect de la carie ordinaire, sauf que très souvent les lésions s'étendent de façon à prendre une forme annulaire ou semi-annulaire. Cette tendance des lésions à affecter une forme arrondie rappelle une tendance analogue des ulcérations syphilitiques tertiaires de la peau . Cette variété de carie commence habituellement parla formation d'une gomme sous-péricrânienne, et, danslescas où la table interne est atteinte la première, par un dépôt gommeux entre la dure-mère et l'os. Par comparaison avec les autres variétés de carie, celle qui est due à la syphilis a plus de tendance à s'étendre.
Dans la carie scrofuleuse ou iuberculettsef on se trouve en présence d'un véritable processus tuberculeux évoluant dans l'os. L'affection débute habituellement par les couches profondes du péricrftne et probablement aussi, en même temps, par la face externe de l'os. Le péricrftne, épaissi et congestionné, est soulevé par une collection de matière inflammatoire qui s'amasse au-dessous de Im. Il se forme ainsi une tumeur extérieure, qu'on a quelquefois désignée sous le nom de nodosité scrofuleuse. Au bout d'un certain temps, quand on incise cette tumeur, il s'écoule une grande quantité de pus grumeleux, de mauvaise nature, et Tos sous-jacent se montre carié. Les désordres peuvent débuter de la môme façon à la face interne du crâne. Dans quelques cas, l'affection semble prendre naissance dans le diploé, et elle peut alors aboutir aux formes les plus typiques de ce qu'on a appelé la tuberculose perforante du crâne.
Dans cette affection, l'os malade est transformé en une substance plus ou moins caséeuse, et détruit sur une étendue plus ou moins grande. Les tables interne et externe sont toutes deux perforées. Au niveau de ces perforations, la dure-mère et le péricrâne sont plus ou moins décollés de l'os sous-jacent par des produits inflammatoires ou purulents. Avec le temps, il se forme une tumeur extérieure. Celleci, une fois incisée, laisse écouler le pus qui s'est amassé au-dessous du péricrftne, et la nature de l'affection devient évidente (i).
La carie scrofuleuse a d'ordinaire une étendue limitée, mais on connaît plusieurs faits où elle avait intéressé des portions considérables du crftne. M* César Hawkins, par exemple, rapporte un fait où le pariétal droit, la moitié droite de l'occipital, les portions squameuse et
(1) Pour une étade complète do la tuberculose per^* forante, voir un mémoire de R. VollLmann, Centralàiatt par Chirurgie, 1880, n* I.
mastoïdienne du temporal droit, la grande aile du sphénoïde et une portion étendue du frontal, ' étaient affectés de carie scrofuleuse sur leurs deux faces (i). L'affection, dans ce cas, suivit une marche rapide et se termina bientôt par la mort.
Symptômes.
La marche de la carie est ordinairement lente et systématique. Dans la carU de la table externe^ une portion du crftne devient un peu sensible à la pression, en môme temps qu'elle peut être le siège d'une douleur fixe, s'exaspérant la nuit. Avec le temps, une tumeur petite, dure, profondément située, apparaît en ce point. Cette tumeur augmente de volume et se ramollit. Incisée, elle fournit du pus et avec le stylet on peut sentir l'os carié.
La carie de la table interne peut donner lieu aux symptômes les plus décevants. Les recon* naître d'une façon certaine est presque impossible. 11 existera probablement une douleur de tète fixe, peut-être une certaine sensibilité du crftne à la pression dans le point douloureux, et des symptômes cérébraux divers : vertiges, convulsions, paralysie incomplète et délire, etc. Même les symptômes de la carie dans celte région sont plutôt ceux des lésions céré* braies déterminées par la maladie. Si la duremère est, dans une grande étendue, décollée de l'os par du pus, on constatera probablement des symptômes de compression. Dans la carie perforante, les signes sont un peu plus précis . Après une période marquée par de la sensibilité à la pression et de la douleur locale, et peut-être par quelques symptômes cérébraux vagues, il se forme extérieurement une tumeur qui augmente et devient avec le temps fluC" tuante. On constate alors que cette tumeur peut être plus ou moins réduite de volume par la pression, et que cette réduction peut déter* miner des accidents cérébraux momentanés. Le volume de la tumeur peut aussi être modifié par la respiration. Après qu'on a incisé la tumeur, il s'échappe une grande quantité de pus, dont l'écoulement est rendu plus abondant par les expirations forcées. L'os étant alors à découvert, on peut constater une perforation des deux tables.
Le diagnostic de la carie syphilitique dépend en grande partie des antécédents du malade, des signes de la syphilis tertiaire et des bons
(1) Ci Hawkins, Meil, chir. Tram., vol. XXXIX, p. 285, 1866.