‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 95 sur 638 · HYPERTROPHIE DU CRANE · texte numérisé non relu

HYPERTROPHIE DU CRANE

Sous la dénomination simple d'hypertrophie, ou le terme plus vague d*hyperostose du crdnej on a décrit plusieurs variétés distinctes et diiïérentcs de lésions morbides des os du crâne. On ne saurait donc s'étonner qu'une énorme confusion plane sur ce sujet. Sous la dénomination ci-dessus, on peut, je crois, comprendre quatre espèces différentes de lésions osseuses. Je ne soutiens pas que ces formes diverses représentent nécessairement des processus pathologiques différents; ce peut être le cas, comme ce peut ne pas l'ôlre. Je dirai seulement qu'une collection de crânes hypertrophiés, pris au hasard, présenterait (si elle était suffisamment nombreuse) des variétés nettes et constantes qui nous permettraient d'établir les quatre divisions suivantes : i^ hypertrophie simple, générale ou locale ; 2° hypérostose concentrique générale ; 3® ostéo-porose sous ses diverses formes, hypérostose excentrique diffuse; 4° leontiasis ossium, ou hypérostose excentrique limitée. Cette confusion de mots est le résultat naturel du groupement de lésions morbides différentes sous une dénomination commune. J'étudierai maintenant en détail chacune de ces quatre formes.

{"" Parlons d'abord des hypertrophies simples, à prendre ce mot dans son sens le plus strict. Je ne connais qu'un seul exemple d'hyperirophie générale, vraie. Il se trouve dans le Musée du Collège royal des chirurgiens. Ce crâne est hypertrophié dans toutes ses parties. Comme structure, les os paraissent absolument no^ maux, l'Iiypertrophie est uniforme et exactement symétrique ; tous les os et les différentes parties de chaque os ont subi une augmenta* tion de volume ; la base est aussi affectée que la voûte; toutes les parties du crâne conservent donc leurs rapports normaux, et le seul caractère à noter est une exagération de volume pathologique. On ne sait rien de la cause de cette altération. C'est une hypertrophie vraie d'os no^ mal. Les exemples d'hypertrophie locale, vraie, ^ sont assez communs. L'augmentation de volume de certaines parties du crâne, surtout du frontal» consécutive à l'atrophie du cerveau, peut être étudiée à cette place (i ). Dans quelques-uns de

(I) Voir, pour des observations, Med. c/iir, Trafuaetions, vol. XIX, p. 367, 1833; et aussi Potain, art. Cerveau, Dictionnaire encyclopédique ^ p. 294. Paris, 1873. En novembre 1881, M. Pearce Gould t

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