‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 106 sur 452 · V AMYOTROPBIES CONSÉCUTIVES AUX MALA- DIES DES ARTICULATIONS · texte numérisé non relu

V AMYOTROPBIES CONSÉCUTIVES AUX MALA- DIES DES ARTICULATIONS

C'est un fait aujourd'hui bien connu que celui de la production d'une atrophie musculaire dans un grand nombre de maladies articulaires aiguës ou chroniques et, en particulier, dans rhydarthrose du genou. L'impuissance du membre malade avait depuis longtemps attiré l'attention, mais c'est à la lésion articulaire qu'on la rapportait généralement sans songer à incriminer l'état des muscles.

L'atrophie musculaire consécutive aux maladies articulaires est pourtant des plus évidentes.

(1) Arnozan, ouvr. cite, p. 73.

Elle a été très bien étudiée par Vallal (i) inspiré par le professeur Le Fort (2). Depuis longteo^ d'ailleurs le professeur Verneuil attirait sur ce phénomène l'attention de ses élèves. Les obser vations et les expériences de Valtat sont en tout cas aussi catégoriques que démonstratives.]] suffit d*y regarder pour constater la réalité ëe l'atrophie et de la paralysie musculaire qui accompagnent la plupart des maladies des articulations. Du reste, la preuve qu'il s'agit faioi d*une lésion musculaire, c'est que l'atrophie et la paralysie survivent à l'affection articulaire.

Le premier symptôme de la lésion est la paralysie, que Valtat a vue survenir dès la second jour à la suite d'une arthrite traumattque. Le plus souvent ce phénomène est pin tardif ou tout au moins n'est que tardivemeat constaté, soit qu'il échappe à l'exploration, soit qu'il ne soit pas recherché. Le muscle atteint devient flasque et le malade ne peut le faire durcir complètement. L'excitabilité électrique est rarement diminuée.

Du huitième au quinzième jour, l'atropliie devient à son tour évidente. Toutefois il est piv* bable qu'elle débute en même temps qoa la paralysie, mais que, dans les premiers joun, elle échappe à nos moyens d'investigation.

La diminution de volume du membre atteint, appréciée par la mesure de la circonférence, est en moyenne de 0»,03.

D'ailleurs, l'intensité des phénomènes roosculaires n'est pas du tout en rapport avec 11atensité de l'arthrite et, si les troubles fonction-nels et nutritifs s'accroissent toujours tant que dure l'affection articulaire, ils survivent à cette dernière. Les uns et les autres guérissent, eo général, rapidement par un traitement approprié*

Il est cependant des cas où ils ont été constatés six mois après le début de l'arthrite.

L'anatomie pathologique de l'amyotroplùe d'origine articulaire a été faite surtout su» les animaux. On constate alors, en général, les caractères de l'atrophie simple avec quelques traces de dégénérescence granuleuse. Les mua* clés atteints sont tout spécialement les extenseurs.

On a accusé l'immobilité d'être cause de ces phénomènes. Nous avons vu que l'immolHlilé seule est en soi incapable de tels méfaits que l'on n'observe point d'ailleurs dans les paraly-

(1) Valtat, De V atrophie musculaire consécutive aux maladies des articulations. Thèse do doctorat. Paris, 1877.

(2) Le Fort, Bulletins et Mémoit^s de la Société de chirurgie^ t. II, n" .1, 1870.

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