‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 11 sur 452 · T^ LÉ AKCI ECT ASIE · texte numérisé non relu

T^ LÉ AKCI ECT ASIE

Les plus simples de toutes ces formes sont celles qui se développent dans le cours de la vie extra-ulérine et qu'on désigne sous le nom de liléangicctasiei.

Ce sont des dilatations ou des néoformations de capillaires le plus souvent superficiels qui se montrent quelquefois sous l'aspect de rameaux vasculaires simples ou subdivisés, d'une coloration rouge vif, pourpre ou bleu&lre, et qui siègent, en général, sur le nei et les joues, surtout dans la rosacea; quelquefois ce sont des plaques circulaires circonscrites, de la grosseur d'un pois ou d'un haricot, formées de vaisseaux très petits mais visibles, qui rayonnent d'un centre commun, constitué parfois par un petit point ou par une papule saillante très vivement colorée en rouge (le « spider cancer " du langage populaire) ; d'autres fois ce sont des nodules plus saillants, turgescents et d'une couleur pourpre ou rouge^tre. Les tumeurs téléangiectasiques peuvent apparaître dès la première enfance ; mais elles peuvent se montrer à tout ftge et jusque dans l'extrême vieillesse. Une fois développées, elles se maintiennent, en général, d'une façon permanente; mais les formes superficielles sont susceptibles de régression spontanée.

Leur siège est principalement la face (Ag. ~W), mais elles se montrent également sur le nés, la

Fig. T94. — Tumeur pédicnlée de la Ue».

poitrine, la face dorsale des mains et même sur toutes les antres parties de la surface du corps. Elles peuvent affecter aussi le bord rose des lèvres et l'intérieur de la bouche.

Histologie patbologlqBe.

Les descriptions que les auteurs donnent des téléangiectaaies, aussi appelées angiomei et (umeur« érecliles, sont d'ordinaire asset incomplètes. La cause en est à la rareté de ces tumeurs et à la diiBculté de leur examen histologique.

U. Eug. BŒckel, de Strasbourg, a cherché & combler cette lacune. Dans un travail auquel le D' Gross a collaboré par quelques prépsra-

(I) Duhring, Italadia de la peau, édition frau- Ciise, traduction BvUiélËiny et CoUon, p. 6gS.

ANGIOME. — HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE.

lianB elpar ses dessins, M. Bœckel s'exprime en cei tenues :

'1 Le microBCope, à un grossissemenl de 300 HOO dismèlres, fuit reconnaître ua lacis de

Fig. 19T. — Prjpu-alloa d'un angiome capillaire de la joae, Toe à un groBBiucmonl do SbO {').

\'] A, conpes transienalei de vaisseaui dans le cuul central; B, laisseiui vus en long; C, cnucnne lu coDjonctif entourant los circonvolutions vaaraliltei (d'après E. Bœctel et Urosa).

|"1 A. c«npe Iransvepsale du vaiasoaui B, cellule de Il parai vucalaire; C, points d'inflexion du valaaeau ^apri* BiBEkGl et Grosa).

^lipOlaires, à parois transpu renies, quoique très !t composées presque enUëremcnl de fetitn cellules arrondies, renTermant un nojau '""'^mineux (fig. 797). Ces vaisseaux sont ordiremenL enlacés et contournés en méandres, » qui leur donne une certaine ressemblance E*ee des ttibes urinifëres de la couche corticale (Bg. 798). Pour celle raison, le rasoir alleint fresque tous les vaisscnu:^ perpendiculairement Jk leur direction , ei l'on voit surtout des coupes lltansversales sur la prëparalion ; cependant, sur certains points, on trouve quelques vaisseaux

divisés suivant leur longueur {Bg. 797, B). Dans deux lumeurs que j'ai eiilirpées, les vaisseaux étaient presque tous droits et placés parallèlement. Celte disposition, jointe à l'épaisseur de leurs parois, si riches en cellules, leur donnait une analogie frappante avec des glandes sudorlpores, si bien qu'à première vue on pouvait croire h une erreur de diagnoalic. Mais les nombreux globules sanguins qui remplissaient cer* laines parties de ces canaux démontraient bien

Flg. 7S9. — Préparation du lufime ancioms qne les Sguret 791 et 798, grosaiiaeniBni S&O (*).

(*) A, coupes transTcraales de valaieaux ', B, coupes do viîssoiui conaidËrablement élargis, en vole de tranarormalion caTomeuae ; C, lumière centrale de ces partiea caverneuses (d'après E. Bœckel el Crois).

leur nalure vasculaire. Virchow a également parlé de la possibilité de confondre ces capillaires avec des lubes sudoripares.

« Souvent, eu examinant des lumeurs éreclilCB dont tout le sang a êlË exprimé, on a de la peine à voir la lumière centrale des vaisseaux; ceux-ci apparuissenl d'abord comme des cylindres pleins; mais, en faisanl varier le foyer du microscope, on entrevoit bient^^l les contours intérieurs de leurs parois. Il est même probable que les appendices pleins, en forme de massues ou de bourgeons, que Fœrster et A. Webef

JAMES C. WHITE. — MALADIES CHIRURGICALES DE LA PEAU

ont signalés sur les capillaires iéléangiectasi* ques, et qu'ils considèrent comme des proliférations destinées à se canaliser plus tard, ne résultent que d'une erreur d'observation.

« Les vaisseaux formant les angiomes sont cylindriques, avec des renflements variqueux par places (fig. 798). Ils ont, en général, un Tolume assez égal ; cependant on en rencontre presque dans chaque préparation quelquesuns qui sont plus volumineux que les autres (A, fig. 797). Plus l'angiome est ancien et plus les vaisseaux sont larges et irréguliers. Leur contour extérieur est toujours formé par une ligne nette (fig. 798), et généralement ils sont séparés les uns des autres par une couche de tissu conjonctif fibrillaire dont l'épaisseur varie selon les cas (fig. 797). Leur canal, au contraire, est irrégulier, mal délimité, ce qui pourrait résulter de leur rétraction après l'issue du sang. En tout cas^ je n'y ai jamais vu l'indice de cet épithélium fusiforme que quelques auteurs y décrivent. Dans les vaisseaux plus gros, la surface interne parait tomenteuse et l'on y aperçoit, en beaucoup d'endroits, des filaments contenant un ou plusieurs noyaux et qui rappellent les végétations de l'endocardite. C'est peut-être là le point de départ des phlébolithes que l'on rencontre si souvent dans les anciennes tumeurs érectiles.

« La paroi môme de ces vaisseaux est très épaisse et formée par une substance fondamentale hyaline, dans laquelle on constate de nombreuses cellules arrondies ou elliptiques (A, A, (fig. 797), avec un noyau volumineux et réfringent. Dans les plus petits vaisseaux, ces cellules forment au moins une double couche le long de la paroi. La structure de ces vaisseaux est donc celle des capillaires, mais avec des parois plus épaisses et plus riches en cellules. Il est difficile de dire jusqu'à quel point cette épaisseur résulte de la rétraction du vaisseau à la suite de l'expulsion de son contenu.

« Quand la coupe rencontre une petite artère, celle-ci ne se dislingue pas des capillaires par un volume plus considérable, mais par la cou* leur foncée des parois et par les noyaux allongés des muscles lisses, qui y forment un dessin régulier.

« Dans toute téléangiectasie d'un certain développement, on trouve des indices de formations caverneuses. A côté des capillaires, on rencontre, en certaines places, des coupes de vaisseaux beaucoup plus considérables, quoique possédant la même structure (fig. 799). Leur paroi est encore très épaisse, mais ils ne

sont plus cylindriques ; ils sont plutôt elliptiques ou cordiformes. La cavité centrale se présente sous forme d'une fente allongée ou étoilée; quelquefois c'est une véritable lacune. Chacun de ces vaisseaux est entouré d'une zone de tissu conjonctit d'autant plus épaisse que la dilatation est plus prononcée. Quelques anatomistes y ont vu des fibres musculaires et nerveuses. Si ces cavités s'élargissent encore d'un degré, que leurs parois se tassent, s'amincissent et s'organisent en tissu fibreux, on a sous les yeux on tissu caverneux presque normal (I). »

NiEVUS VASGULAIRE.

Cette variété d'angiome est congénitale et se montre aussitôt après la naissance. Elle apparaît sous la forme d'une coloration dififuse de la surface cutanée, dont la teinte varie du rose pftle au rouge écarlate, au pourpre et jusqu'à l'indigo sombre, et dont les dimensions, qui peuvent se réduire îi celles d'un pois, peuvent s'étendre de manière à embrasser des surfaces très étendues. La surface peut être lisse et unie, à peine élevée au-dessus de la peau qui les entoure, peu ou point turgescente. C'est le nœvus flammeus, nxvus simplexon « tache devin».

Une autre forme, constituée par de plus gros vaisseaux, plus profondément situés, ne présente pas une aussi égale uniformité, elle est au contraire saillante, sa surface est inégale, tomenteuse et compressible. C'est le naovus tuberosuSf Vangeioma prominens ou Vangeioma cavernosum.

Ces deux formes s'observent, en général, isolément et ont pour siège principal la tète, le cuir chevelu et toutes les régions de la face ; on les trouve parfois sur le tronc et sur les mains, mais on les voit rarement sur les extrémités inférieures. Elles sont quelquefois associées aux naevi pigmentés et verruqueux. Elles acquièrent, en général, un développement considérable dans les premiers mois de la vie et peuvent garder alors d'une façon permanente la forme qu'elles ont ainsi afi'ectée. D'un autre côté, elles peuvent prendre une marche plus active et grossir encore, ou subir une diminution de volume à une époque quelconque de l'existence. Les formes profondes sont particulièrement susceptibles d'un développement plus actif dans un âge plus

( 1 ) Eug. Bœckel, article Érectiles (ToMEims) (Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques j 1870, t. XIII).

tmwé, « se ptoptgeant dans les Hssas sanscatioéi, eotre les muscles, les nerfs et les oa tuKDlmes, amenant l'atrophie de ces organes pu U compression qu'exerce sureau cet énorme ntoplume Tuculaire, qui se transforme en une tuneir spongieuse, très saillante et occupant de Tartes régions du corps (1).

Ces productiona présentent de grandes diffë-

ANGIOMB. — TRAITEUENT.

tj

rences de stmclure anatomlque. La forme plane consiste simplement en une dilatation ou une production nouvelle de capillaires dans les papilles et la couche supÉrieure du chorion, auxquels se joignent, en général, quelques raisseaux afférents dilatés provenant du plexus vasculaîre profond (flg.SOOet 801). Les variétés décoloration dépendent de la prédomiuance relative des ar-

fig. iM. — Nktvi volamlDem qai occape la plas innde partie de la faco antérleuro de la poitrine (Holtaet, Thérapeidique det matadies chirurgicale» dit enfant*. Paria, 1870, p. 56].

Fig. 801. — Coupe d'un niBTD» qu'on avait laltsé dnrelr dans l'alcool. On aperçoit de larges canaux vaicnlaires (probablement veineux), la capiule qui enurare la tumaar tont entière «t lea cloiaons qui partagent cette dernière en plusieurs lobes (Holmea,

lères OD des veioes. Dans les formes tubéreuses, non seulement les troncs vasculaires de la couche {woronde se trouvent dilatés, mais les ré- («aides divers systèmes glandulairesde la peau sont eux-mêmes intéressés. 11 y a de plus un développement de nouveaux vaisseaux, sous la forme ie culs-de-aac et d'anses, qui communiquent lugement les uns avec les autres et constituent ia enroulements spongiformes de vaisseaux unguins, mêlés à une plus ou moins grande quantité de tissu conjonclîF gélatineux. Dans les eas extrêmes, on a Velephantiasis angeiomaloia. Ce qu'on appelle la tumeur eavemeuse {tumor imemotut) présente un plus grand développement du tissu flbreux, qui entoure les nouvelles productions vasculaires d'une capsule résistante, et envoie entre les vaisseaux qu'elle renferme des prolongements qui forment une sorte de

tî) V07. ptns but, Elephmlias:

p. le.

ieleangitelades.

cloisonnement et, pour ainsi dire, un squelette flbreux solide à toute ta masse, au sein de laquelle le sang coule en larges canaux. La nature anatomique exacte de ces tumeurs est un sujet d'activé discussion entre les palhologistes .

Elles sont, en général, conBnées aux organes internes, mais elles peuvent se développer dans la peau ou au-dessous d'elle et atteignent rarement la grosseur d'une noix. On les trouve au voisinage de la veine saphène ou de la céphaiique.

Leur surface peut devenir le siège d'eicroiesances de diverses natures.

Traitement des an g loi

1 doit

Dans le cas de simple tëléangiectasie, 1 se proposer de détruire les branches vasculaires, qui ae ramifient si près de la surface cutanée, en pratiquant sur elles de larges incisions au

JAMES C WBITE. — MALADIES CHIRURGICALES DE LA PEAD

mojen d'un bistouri ou d'une uguUIo à caUracte, en appliquant sur les parties saignantes du perchlurure de Ter ou une solution aqueuse de nitrate d'argent (parties égales). Ce procédé n'est pas toujours couroané de succès.

Quant RUS dilatations vasculaires e( aux formes circonscrites àpetits nodules, le meilleur moyen àleur opposer est sans contredit l'électrolyse (t ). On introduit dans la cavité des vaisseaux une aiguille fine en communication avec le pôle négatif; on applique dans le voisinage l'éponge de l'électrode du p5Ie opposé et on Tait passer le courant d'une pile de dii à quinie éléments ; on plonge ensuite l'aiguille en d'autres points jusqu'à ce que la vascularisation tout entière se trouve détruite. L'application de nitrate d'argent ou d'acide nitrique sur le nodule central ne suffit pas toujours pour détruire les vaisseaux qui rayonnent autour de lui.

Des neevi plats et da petites dimensions peuvent Être traités comme les téléangiectasies, mais on ne réussirait pas souvent, si l'on essayait de détruire par des scarifications les tumeurs de ce genre, ainsi que l'a recommandé Squire pour les taches de vin. L'ëlectrolyse et le gatvano -cautère sont encore tes procédés qui mêlent le plus de confiance.

Pour les formes profondes, divers moyens de traitement ont été employés. La compression, la ligature des vaisseaux afférents, les injections stjpliques offrent peu d'avantage; ce dernier procédé est même dangereux. Les applications répétées et successives, sur les différentes parties du nœvus, du Bl de platine du galvono-caulére donnent souvent des succès. Si l'action est trop vive, elle peut produire l'escharification des tissus et peut-être une hëmorrhagie. Il ne faut donc agir chaque fois que sur une petite portion de la tumeur (2).

La vaccination pratiquée en divers points peut amener la guérisou en déterminant la mortification graduelle du tissu vasculaire (3).

Les petits nœvi peuven t être détruits par l'acide nitrique concentré ou par la potasse caustique.

On peut quelquefois employer avec avantage la ligature en masse, quand il est possible d'enserrer la tumeur à sa base ; ou le fil peut être passé sous la tumeur et lié de manière à diviser le néoplasme en plusieurs fragnieuta. Il est bon, en pareils cas, aussitôt que la séparation est

(1) Voj. plus loin, à propos das maladiu deipoUi, l'appliMiion de l'électrolyse aux birsaiiM.

(J) Vof. Saint- Gerintin, Chirurgie orUtopédiqM. Paris, 1883, p. 167.

(8) Marjolin, Bvtt. dtlaSoe.iU thir., tUT.

effectuée, de cautériser le point dlnurtion du nevuB afin d'en prérenir la reprodactioa.

Lawrence, k l'aide d'un« aiguille garnie de soie double, traversait dans son milieu la bais de la tumeur, il iTail aussi un double Bl qoi, étant rabattu et serré sur chacune de ses moitiéi hémisphériques, les Qétritet les fait disparaît». Il a rapporté plusieurs exemples de guéiisoi] pu ce procédé.

Luke (!) a modifié les procédés de ligature déjà mis en usage : sur un même fil de soie très long et très fort il enfile plusieurs aiguilles; il introduit l'aiguille la plus rapprochée de t (fig. 802), immédiatement en dehors des limites

Ftg. BDî. — Procédé* de ligatures da Luke.

de la tumeur, et retire une quantité suffisante de fil pour faire plus tard une ligature; la teconde aiguille est introduite de la même manière, mais à un demi-pouce au delà en contournant la tumeur et en dépassant ses limites en profondeur, et ainsi de suite jusqa'à la dernière qui doit comme la première être sa dehors des limites de la tumeur. On coupe tontes ces ligatures près du chas des aiguilles et l'on obtient ainsi une série d'anses avec chacune desquelles on embrasse une portion de la tumeur et dont les extrémités aa, bb, ee, dd, et, f, sont liéea et fortement serrées l'une contre l'autre, de manière à interrompre complètem«nt la circulation dans toutes les petUei portions de la

AndOMB. — TRAITEMENT.

Bigal (de Gtilhc) {!] a proposé U ligatta* «wMpIff, dont lu anuB engsgéea loos de fortM ^n^ doraient élreiadie It tumeur, uns eonrir junab le risque de laisser échapper la moiodre de soa parties.

f oid cotnmeat il procédait : une aiguille à couinaiseï forte est conduite en travers au-dessous de la tumeur, entraînant les deux ctaeh d'un Draoge; ane seconde aiguille est passée delà même manière, entrdnaat les deux chefs d'un Il noir. Leur trajet partage verticalement la iDmear en trois parties sensiblement égales. Lts points d'Immersion et d'émersion se troukqI de 3 k 4 niiUîmËtres en dehors des limites do tissu érectile. Le plein de chacun des fils (tint coupé an ras des aiguilles i, 3, il a deux ligst<ueslibi«s dans chacun de leur trajet 3, 4 (Bg- 803).

Q plonge au-dessous de l'extrémité supé-

rieure de la tumeur une petite aiguille courbe, asseï forte, et il la fait resBordr par le cAté opposé. La courbure de cette broche permet d'atteindre dans la narine les dernières limites du mal. Ayant alors reconnu les deux chefs d'un des Sis ronges, il les engage au-dessous de chacune des extrémités de l'aiguille, restée en place, et il fait deux utsuds parfaitemaot serrés. Une bonne épingle, placée à la partie inférieure de la tumeur, sert de la même manière de point d'arrêt à une anse des fils noirs.

Reste la partie mojenoe, Rtgal la larde à . son tour avec une épingle. Le fil noir et le fil rouge, placés encore transversale m an t, sont convertis par un nœud solide en une anse complète; mais ce nœud, loin de se trouver & l'extrémité des flis, laisse des chefs de S5 à 30 centimètres de longueur (Bg. 80i). — Tirant sur les chefs opposés, il engage le nœud

- Ligston h chaîne enchsTlllée (*)■

aprèi le pUesmaat des tUi et des iplii'

à eoaper le plein da 111 noir pour iTOlr

de même unlaor. — Lei dsai cbsti I, 1,

riptngle A, et nooéi pu on doable

de 11 tantear B. — Lai dsoi cbefi

•neacéa sons l'épingla C, at nonii ds la rnboe

l'axtrémlU de 11 tamanr F. — Lai deai ehofs

at noaés sniemble, de (kïon à Ibnnar ans

I u*M longs (16 à M CBDttni.).

jmle Hi'desfloas de l'épingle, et il étrangle ainsi Il patOe moyenne du tissu érectile. en passant Il Hgitiiig sous le bout opposé de la broche. Rigal a à ce moment deux fils en haut, protoita par lea club de l'anse rouge ; deux fils M bu, prodiUts par les fila de l'anse noir, im Ôa sur ehscnn des c6té8 de la par- , indidtB p«r lea chefs noirs et

V^ uu, t. unr, p. Il

Fjg. lOt. — Uguare fc chaîne anebevllléa.

— Cett fait, on angiga rtnie soni la tèta d'dplDgle B, et l'oa nana poar étrangler la ptriia moyenne.

Alors lai Bii éuat séparés ds nonTain (Bg. 80t), on noua de proche la SI 1 avec le SI 3, la Bl 3 itm le flt 4, poil en renontiDt, la fli 4 avec la 3, le 3 iTae le I, ■rrttant tonjonr* le* Dcand* qui formeot la '«aconda ancetnte lo mllian de l'aspaco qnl sa trouve entre les noods de la première série.

ronges, réunis pour former une anse continue.

L'un des fils rouges ou supérieurs est noué avec un des fils de la partie moyenne, au centre de l'intervalle qui les sépare. Le second fil mojen est noué avec un des fils noirs ou inférieurs, et le second fll inférieur est noué avec l'un des fils moyens du côté opposé à celui par lequel nous avons commencé. Enfin, le dernier des fils latéraux est noué avec le fll supérieur demeuré libre.

Cette nouvelle ligature, passant toujours sous les broches métalliques, constitue une vèiita-

JAMES C. WHITE. — MALADIES CH1IIUR6ICALE5 DE LA. PEAU

blfl chaîne. Son effet est de crisper les tissus normaux dans une urne étendue.

Riga) a répété plusieurs fois cette obsenralion.

nous citeroD* comme offrant quelques nriftés dn procédé on cas de tumeur éreclUe du nm {Ûs- 805, 80e et 807).

Fig. SOS. — Crochet h annetu desilnd Fig. 806. — Le net »Tec Fig. SOT. — Les Jpiii^M «int à entraîner les Als qui traversent le les flli en place ; le* placéca et lei fllsTOntdtrain-

nei. anse* noire* doivent dre le nei bur quatre point*

Cire coupée* en A, A. aprè* une seule ligature.

Richet a publié un fait analogue ; seulement ce chirurgien, au lieu de faire la ligature par moitié, l'a emplofëe d'une manière un peu différente. Après avoir passé un double fit à la base du nœvus dans les parties saines, il en dirigea un second perpendiculairement au premier, de sorte que le* deux doubles fils fussent croisés & angle droit. Il noua ensuite les fils de manière à étrangler la tumeur en quatre fragments Juxtaposés, et il eut le bonbeur de réussir. Ce procédé est très simple, sans aucun doute, mais il expose les malades au développement d'une diatbése purulente et d'abcès multiples.

D'autres chirurgiens emploient les astringents ou caustiques, et les vantent comme le meilleur mojen de destruction des nsvus : ce n'est pas sans quelque raison- On s'est servi de l'alun, de ta teinture d'iode, de l'acide azotique, du chlorure de zinc, du collodion mêlé avec les acides sulfiirique, nitrique, chlorhydrique, le caustique safranique, le caustique de Vienne, et enfin de la cautérisation par le fer rouge.

La teinture d'iode a été employée deux fois avec succès par Edwards (t) : on l'appliquait tous les deux jours.

Tarral a proposé la potasse caustique, et cela

(I) Edward*, Gaielte médicale, IBM. p. ST.

quels que soient le siège et le volume de la tumeur.

A. Bérard recommandait l'usage de lai>dte de Vienne, dont il s'était parfaitement trouvé.

L'application du caustique n'est pas très douloureuse ; cependant les enfants crient beaucoup. Il survient autour de la tumeur une coloration rouge plus ou moins vive, accompagnée d'un léger gonflemenL Un peu de sang s'écoule quelquefois du nœvus mortifié, mais cet écoulement n'est jamais très abondant, et au bout de quelques heures tout a cessé.

Quand le nœvus est peu considérable, une seule application de la p&te de Vienne sntBt pour le détruire en totalité ; dans le cas contraire, la base du mal n'est pas comprisç dans l'escharc, et l'on reconnaît au-dessous de la couche debourgeons vBsculairesen suppuration la présence du tissu éreclile à la couleur plus foncée de quelques bourgeons charnus. Si la couche du tissu morbide semble peu épaisse, on peut l'abandonner à elle-même. A mesure que la cicatrisation s'opère, on voit peu à peu les bourgeons s'afl'aisser, prendre une couleur naturelle comme dans les plaies simples qui suppurent, et la simple application du nitrate d'argent suffit pour les réduire.

Hais pour peu que les restes de la tumeur semblent disposés h persister ou k prendre un

RHINOSGLÉROME.

nouvel accroissement, on doit faire une «econde application de la pftte de Vienne. Cette seconde cautérisation peut être faite lorsque Teschare est détachée et pendant que la plaie suppure, ou bien lorsque celle-ci est entièrement cicatrisée. 11 vaut mieux attendre la guérison entière de la plaie, ce qui a lieu dans l'espace de quinze jours à trois semaines, pour faire une nouTelle cautérisation, à moins que ce qui reste de la tumeur ne fasse tout de suite de rapides progrès dans sa reproduction .

La cautérisation du naevus par la pftte de Vienne, quand elle est possible, a cela d'avantageux qu'elle n'expose les enfants à aucun accident, primitif ou consécutif, semblable à ceux de l'extirpation, de la ligature et des sétons.

Après la cicatrisation il existe à la place du nsTus une surface blanche, unie, et qui reste de niveau avec les tissus voisins.

En traversant une tumeur érectile avec des pèches de pdte de zinc caustique coagulant mises

dans le trajet d'une ponction avec le trocart explorateur, on y produit des eschares qui la guérissent rapidement.

On peut recourir aussi à l'excision directe, mais en ayant soin d'enlever une large portion de la peau environnante, de manière à empêcher la reproduction de la tumeur. Les lèvres de la plaie seront réunies par des points de suture.

Quelquefois, la guérison spontanée s'opère pendant la première enfance, par la mortification graduelle et l'ulcération spontanée.

Les tumeurs caverneuses peuvent être facilement excisées, puisqu'on peut les énucléer aisément avec leur capsule fibreuse.

Chez les enfants, on peut retarder les opérations des naevus, puisque la régression spontanée est possible. A quelque période que ce soit de la vie, l'opération n'est indiquée que si la tumeur prend un développement rapide; dans tout autre cas, on peut sans danger l'abandonner à elle-même.

LYMPHANGIOME.

Les lymphatiques des tissus cutanés peuvent également se multiplier, se dilater et former de nombreuses tumeurs de petit volume, saillantes au-dessus de la surface, ayant l'aspect de papules et de tubercules aplatis, ovales ou semi-globuleux. Elles sont d'une teinte rougefttre, lisses, dures et ressemblent, suivant Kaposi, qui a décrit le premier cette affection, aux sy-

philides papuleuses. Dans le cas qu'il a cité, la maladie se montra dans Tenfance et dura toute la vie. La tumeur est formée de canaux et de lacunes qui ne sont autre chose que des lymphatiques excessivement dilatés. Des tumeurs lymphatiques de structure caverneuse peuvent se former dans les tissus sous-cutanés et les glandes, et se prolonger jusque dans la peau.

RHINOSCLÉROME.

C'est un néoplasme celluleux très dense, situé dans la région nasale. 11 consiste en tubercules aplatis ou saillants, d'une structure très serrée, lisses, d'un rouge brunfttre ou de la même couleur que la peau, isolés ou formant par leur réunion une masse dure, nettement délimitée. De profondes fissures peuvent se produire dans le tégument infiltré, laisser échapper un fluide visqueux et donner naissance à des croules. La peau environnante est parfaitement saine. Le siège de la tumeur est la cloison ou les ailes du nez, la lèvre supérieure, le bord ou l'intérieur des narines; de ces points elle s'étend à l'intérieur et à l'extérieur et produit ainsi une difformité considérable du nez et des lèvres. Les narines, très rétrécies, semblent sculptées dans l'ivoire et le bout du nez a l'air

d'avoir été transformé en une plaque épaisse de cartilage. Les progrès de la maladie sont lents, le développement dure des années. Finalement, la muqueuse de la lèvre se prend, les ouvertures du nez se bouchent complètement, et le malade est contraint de respirer la bouche ouverte. Les cartilages et même les os peuvent être affectés. Pendant ce temps, les tubercules ne subissent aucune modification; ni ramollissement, ni ulcération, ni transformation carcinomateuse, même au bout de longues années.

La cause de cette étrange et rare affection est inconnue.

Elle atteint les deux sexes à l'âge moyen de la vie.

Une coupe de ces tubercules les montre for-

JAMES C. WHITE. — MiLLÂDIES CHIRURGICALES DE LA PEAU.

mé»f an débat» de tissu conjonctif normal gorgé de petites cellules rondes, spécialement dans les couches supérieures au chorion. Plus tard, rinfiltration celluleuse s'étend plus profondément, écartant la trame fibreuse et pénétrant même dans le cartilage. D'après Kaposi, qui a décrit le premier et qui a spécialement étudié cette maladie, ce néoplasme est très voisin du sarcome à granulations ou à petites cellules. D'autres observateurs, toutefois, la considèrent comme due à un processus chronique inflammatoire.

Abandonnée à elle-même, la maladie fait des progrès lents, mais indéfinis, sans produire d'effets plus graves qu'une difformité considérable de la région nasale et la gêne de la respiration. Elle est susceptible de régression spontanée, mais la disparition n'en peut être amenée que par sa destruction par les caustiques ou par l'excision.

Tndtemeat.

On peut rétablir les ouvertures nasales en perforant les masses néoplastiques qui les obstruent, au moyen d'un crayon de nitrate d'argent ou par la potasse caustique. La douleur et l'hémorrhagie sont peu graves et l'emploi des agents qui viennent d'être mentionnés n'amène pas d'inflammation.

Mais cette destruction n'est que temporaire. Au bout de quelques mois, les nodules recommencent à reparaître sur leurs bases et reprennent peu à peu leur ancien volume.

Les tumeurs qui siègent à l'extérieur ou qui sont comprises dans le tégument peuvent être excisées, en ayant soin de faire en même temps une autoplastie ; mais la maladie peut se reproduire même après une opération aussi radicale (1).

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