TUMEURS DES TENDONS
sent toute l'étendue de la synoviale ; ou bien, dans une autre variété, elles sont localisées à certains points. La tumeur s'abcède rapidement ets*ulcère; Tulcération s'étend, prend une teinte violacée et donne issue à un écoulement séropurulent peu abondant; 2^ dans un second type, la maladie prend d'abord les allures d'une synovite purulente aiguë (1) ; mais les accidents aigus cèdent et la gaine se remplit de fongosités abondantes. D'ailleurs, le diagnostic entre la synovite fongueuse simple et la synovite fongueuse tuberculeuse est des plus difficiles. Le sujet peut, en effet, ne présenter aucune lésion, pulmonaire ou autre, et jouir d'un état général parfait. Or, l'état général est la seule base sur laquelle puisse s'asseoir le diagnostic, à moins qu'un examen histologique complet ne soit possible.
Le diagnostic peut au début hésiter entre les diverses synovites chroniques : mais l'apparition d'une fluctuation franche avec ou sans crépita- Hdd permet d'affirmer qu'il ne s'agit pas de fongosités. Quant au diagnostic entre les fongosités tendineuses et les fongosités articulaires, fl est souvent impossible, puisque les deux se lencontrent simultanément ; la forme et la mobilité latérale de la tumeur en fournissent ë'ailleurs les éléments principaux ; de plus, s'il l'agit de fongosités tendineuses , la tumeur s'existe en général que sur une seule faqe du membre, et l'examen possible de la jointure permet d'en constater l'intégrité ; enfin s'il y a des istules, le stylet n'aboutit pas à du tissu osseux.
Traitement.
Quant au traitement, tout dépend de l'état général. Si la synovite est primitive, il faut amfuter ou pratiquer le raclage, on peut guérir ; si la synovite est symptomatique il faut pallier, pour faire vivre. Du reste, le traitement est ^bsoloment le même que pour les fongosités articulaires, et l'intervention chirurgicale est soumise aux mômes règles. Il est bien entendu cependant qu'il ne peut s'agir ici de résection tt qoe les armes du chirurgien sont : l'amputa- ^, le raclage ou le curage de Letiévant, ou ^fongotripsie de D. Mollière, l'extirpation, l'ignilODctare, les injections interstitielles d'iodo-
(1) Layertn, Tubercufose aiguë des synoviales CS»^* médical, 1876, n« 44, p. 727).
Jinuin et Terrier, Manuel de pathologie chirurgi- •^. U78,t.n,p. 108.
forme ou de sulfate de zinc, les cautérisations actuelles ou par les flèches de chlorure de zinc, la compression et l'immobilité. Quant aux considérations propres à guider le choix du chirurgien, ce sont les mêmes qui inspirent son intervention dans le cas de fongosités articulaires.