CONTUSION
La contusion simple des tendons ne donne lieu à aucun phénomène intéressant. A vrai dire elle a été peu étudiée. On conçoit toutefois qu'un tissu aussi peu vasculaire que le tissu tendineux ne soit pas susceptible d'offrir les lésions communes de la contusion ; il résiste ou se rompt. Quant il résiste, ce sont les tissus ambiants et en particulier la gaine qui souffrent. Nous avons vu en effet les synovites aiguës naître sous l'influence des contusions, mais cela encore est fort rare, beaucoup plus rare que les svnovites observées dans les bourses séreuses ordinaires à la suite des contusions.
20 PUIES DES TENDONS, 1. Plaies par instruments piquants.
Les piqûres des tendons n'ont en soi aucune
(1) Arthur von Harlingen, Maladies vénériennes, syphilis des tendons {Encyclopédie internationale de chirurgie, 1883, t. I, p. 710).
(2) Yerneuil, Gazette hebdomadaire, 1868.
(8) Chouet, De la syphilis dans les bourses séreuse i articulaires, sous^cutanées et tendineuses, Thèse de Paris, 1874.
gravité. Ce n'est que si le tendon est pourra d'une gaine et surtout si l'instrument vulnéraot est chargé de matière septique que la blessure prend de la gravité, en raison de la synovite purulente qui peut alors se développer.
Quant à la piqûre du tendon lui-même, elle guérit simplement en laissant comme trace une petite nodosité qui subsiste plus ou moins longtemps.