PLAIES TENDINEUSES. — SYMPTOMES ET TRAITEMENT
3t6mes des sections tendineuses.
> que soit la nature de la plaie tendineuse, r instrument tranchant ou contondant, ire, le résultat est le même; c'est toasection, c'est-à-dire la solution de coniu tendon, et par conséquent la sup-
d'une insertion musculaire. C'est dire je le premier symplôme frappant est du mouvement commandé par le mus- Ile tendon pst sectionné ou rompu. Cette
mouvement se caractérise d'abord par sance motrice, en second lieu par la
que donne au membre la tonicité du intagoniste.
îond signe constaté par le chirurgien >lution de continuité elle-même, trahie îde existant à un point donné sur le tendon ; vide qui augmente lors de la ion musculaire.
la plaie est sous-cutanée ou qu'il une rupture, ce vide se perçoit par la i; quand la plaie est exposée, l'œil le
aussi bien que le doigt. En même
existe une tumeur en fuseau sur le 1 muscle dont le tendon est intéressé; leur molle et réductible par la pression
le repos du muscle, dure et plus sailidant la contraction, est formée parle uî-même rétracté.
ajouter à cela l'écoulement de synovie t d'un tendon engainé; la douleur et smenl de sang, toujours minime, à l'une artère voisine n'ait été intéressée, t d'une plaie ancienne, complètement i, on constatera, en outre, en faisant .ries muscles, le froncement ou la traccée sur la cicatrice par le bout muscutendon presque toujours adhérent, au pronostic, tout dépend des fonctions e dont le tendon est blessé. Il est évi- 31 que, s'il s'agit d'un tendon engainé, à redouter des complications de syno-
ne sont autrement pas à craindre, ins les plaies anciennes, l'anaplastie
difficile en raison de la nécessité de
un avivement et, par conséquent, de perle de substance.
Traitement.
^it d'une plaie sous-cutanée ou d'une le repos, l'immobilité et la compresse et uniforme d'un pansement ouaté,
en donnant au segment inférieur du membre une position convenable pour assurer un rapprochement suffisant des deux extrémités tendineuses, constituent le meilleur traitement.
S'il s'agit d'une plaie exposée, quatre cas sont possibles :
1® Le bout musculaire du tendon est peu rétracté et il suffit de donner au segment inférieur du membre une position convenable pour aff'ronter les deux bouts tendineux. — On se contentera alors d'appliquer un bandage inamovible pour fixer le segment inférieur du membre en bonne position; puis, s'il s'agit d'une plaie par instrument tranchant, on fera la suture de la plaie cutanée en suivant rigoureusement les règles de la méthode antiseptique ; on appliquera un pansement de Lister ou un pan* sèment de Guérin. S'il s'agit d'une plaie coutuse, on appliquera un pansement de Guérin, sans faire de suture.
2® La position donnée au segment inférieur du membre ne suffit pas à affronter les deux bouts tendineux, parce que la rétraction du bout musculaire est trop considérable ; ou bien parce qu'on a afi'aire à une plaie contuse. — S'il s'agit d'une plaie contuse, il faut, en effet, transformer la section tendineuse en plaie par instrument tranchant, en réséquant, sur les deux bouts tendineux, toute la portion écrasée fatalement vouée à l'exfoliation ; or, le résultat de cette résection est évidemment une augmentation de l'écartemenl des extrémités du tendon. Donc, quelle qu'en soit la cause, si l'affrontement par la position est impossible, on pratiquera la suture du tendon, c'est-à-dire la ténor' rhaphie^ puis on pansera comme dans le premier cas, en cherchant la réunion immédiate de la plaie cutanée toutes les fois que cela sera possible.
3° Mais il est des cas où, même par la suture, l'affrontement est impossible. — Il s'agit alors soU d'une plaie contuse avec perte de substance, soit d'une plaie ancienne, dont on tente la réparation en libérant et avivant le bout musculaire, sans pouvoir découvrir ou rejoindre le bout osseux, ou vice versa, c'est-à-dire que l'on trouve le bout osseux sans pouvoir découvrir le bout musculaire. Dans les deux cas, l'indication est la même, il faut faire la téiiorrhaphie par anastomose, c'est-à-dire suturer les extrémités tendineuses au tendon voisin. On conçoit, d'ailleurs, que cette pratique soit surtout utile pour le bout osseux, car l'on peut arriver ainsi à rétablir le mouvement perdu.
4» Enfin il peut arriver que, l'affrontement
MAURICE JEANNEL. — BLESSURES ET MALADIES DES TENDONS
téristique. Ce n'est toutefois que yers le quarantième jour que la transformation est complète.
D'ailleurs le cal tendineux, de même que le cal osseux, garde toujours l'apparence cicatricielle; c'est-à-dire qu'il ne prend jamais la teinte nacrée du tendon, et reste toujours d'un bleu terne.
Que le tendon soit en gainé ou non, le processus est le même, mais il est cependant beaucoup plus lent lorsqu'il existe une gaine synoviale. La raison en est que Técartement des extrémités du tendon sectionné est alors beaucoup plus grand. C'est pourquoi la régénération fait parfois défaut, lorsque l'écartement est trop considérable.
La rapidité de la régénération dépend aussi du plus ou moins de vascularité de la gaine du tendon. C'est pourquoi le tendon d'Achille est régénéré au bout de vingt à vingt-quatre jours. L'âge du sujet influe aussi énormément, la régénération étant plus prompte chez l'enfant que chez l'adulte.