‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 155 sur 452 · ÉTAT DES LYMPHATIQUES DANS LA SYPHILIS · texte numérisé non relu

ÉTAT DES LYMPHATIQUES DANS LA SYPHILIS

roduction du virus syphilitique dans le î lymphatique se produit par l'interméi'une éraillure ou par absorption à traipithélium ou l'épiderme, sans aucune ipparente (i).

int toute probabilité, le virus syphilitique eoniagium vtvum, et quoique Ton n'ait ore déterminer d'une façon précise, à u microscope, si les corpuscules aperçus is germes (micrococci), la manière dont se comporte dans les expériences semprouver qu'il en est ainsi (2). Les acciiroduits par l'inoculation ressemblent ip, à l'œil nu, à ceux que développe une lion septique ; mais \ action du poison >écifique. Après l'apparition du chancre )n initiale, nous voyons que le système

y. Syphilis in Encyclopédie de chirurgie^ 6e2 et 709.

B recherches personnelles de l'aatear ne soni we fafflstminent avancées pour ^

lymphatique tout entier témoigne, pour ainsi dire, de l'invasion de ce virus spécial. Pendant cette première période, les phénomènes sont latents et la prolifération cellulaire est lente et faible.

L'infection générale est due tout entière au système lymphatique.

Quelque temps après l'inoculation, temps qui varie beaucoup, le chemin suivi par le poison se dirigeant vers les ganglions voisins est rendu apparent par un épaississement des conduits lymphatiques qui donne la sensation d'un cordon. C'est ce qu'on peut observer facilement sur le dos du pénis, ou, s'il s'agit de la bouche, sur les lymphatiques aboutissant aux ganglions buccaux et labiaux ; pour le sein, sur ceux qui se

(1) Gomme le dit Billroth, la destruction ou Textirpation des ganglions est d'autant plus recommandable qu'on adopte davantage les idées modernes sur l'origine de la tuberculose, c'est-à-dire si on admet que tout dépôt caséeux, surtout ganglionnaire, peut devenir une source de danger.

EDWARD BELLAMY. — VAISSEAUX ET GANGLIONS LYMPHATIQUES

rendent vers les ganglions axillaires superficiels. Gomme changements de structure, Von Biesiadecki (i) «( a trouvé que les fibres musculaires de ces vaisseaux lymphatiques étaient élargies et a constaté Texistence de nombreuses cellules nouvelles; la tunique externe était contractée et contenait peu de ces cellules ; par places, le vaisseau étuit obstrué par un coagulum, ou fermé par Tépaississement et les replis de la tunique interne. Le tissu cellulaire en contact immédiat avec le vaisseau n'avait éprouvé que peu de changements ; de loin en loin quelques cellules de nouvelle formation apparaissaient entre les cellules graisseuses. » Les ganglions voisins ne s'engorgent que lentement et jamais avant Tapparilion de l'accident primitif; généra- ^lement de 8 à 12 jours après l'apparition de celui-cL Dans le cas d'un étudiant que j'ai observé et qui avait été contaminé dans un accouchement, le ganglion cubital augmenta de volume après sept jours et les ganglions axillaires après quatorze jours. Baiimler (2), citant Rindfleisch (3), remarque que, au point de vue histologî'que, ces engorgements représentent une kyperplane des éléments ganglionnaires cellulaireSj et que l'induration chronique du ganglion est due, moins à une induration et à une augmentation de volume du réticulum qu'à une

production uniforme et régulière de jeunes cellules dans toutes les parties du ganglion. Plus tard, elles subissent une dégénérescence graisseuse et sont absorbées. Dans quelques cas, les ganglions peuvent subir une dégénératioo caséeuse ou calcaire. Bientôt, le poison dépasse les ganglions, atteint le canal thoraciqoe et pénètre dans les vaisseaux sanguins; c'est alors que la fièvre spécifique se montre, avee l'éruption caractéristique.

Tous les organes essentiellement lymphoîdes donnent des preuves de l'invasion du poison.

Les amygdales s'hypertrophient et s'ulcèrent, les ganglions cervicaux postérieurs augmentent de volume ainsi que, dans bien des cas, les ganglions cubitaux du coude. Dans le tissu cellalaire des viscères, tissu contenant d'abondanti lymphatiques, nous trouvons les dernières elles plus importantes lésions de la syphilis. Une portion du poison circulant dans le sang donne lieu aux syphilides cutanées ; une portion plus importante continue à voyager dans les lymphatiques et fait naître les troubles viscéraox et ganglionnaires décrits dans un autre chapitra. Dans la forme tertiaire de la maladie, doqs ne ; trouvons plus d'induration ou d'engorgement i des ganglions, mais nous arrivons à ce que Collin a appelé une affection « catarrhale ».

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