PLAIES CONTUSES DES ARTÈRES
us fétide ténu* La btUe tfait passé der* ) fémorale, en meurtrissant cependant sa t point les parois de Tartère étaient très son calibre diminué de moitié. La gaine caillot solide long environ d'un pouce ; la i¥oyée au musée médical militaire avec ion : « Partie supérieure de l'artère fémo- ; les parois sont rendues très épaisses par s la gaine ; rétrécissement du calibre de
is cette observation : le projectile 5 vaisseaux fémoraux sans ouvrir leur le gonflement hémorrhagique et ine rétrécit considérablement en ce dibre de Fartère, voilà qui est cer- ;t aussi extrêmement probable que qui se formèrent dans le canal de norale enflammée et rélrécie furent ir le courant sanguin, comme des ians les artères tibiales, et les boue façon à amener, concurremment ninution de l'afflux sanguin, la ganied.
'6 pièce de notre musée jette aussi 3re sur ce point. Elle est décrite sur e de la façon suivante : « Arlère ponant un caillot dû à Tinflammation trajet d'une balle; pas de destruction . L'amputation fut pratiquée pour gangrène, et le malade guérit (2). »
s, la balle meurtrit l'artère poplitée, t l'inflammation et l'occlusion par le la partie meurtrie du vaisseau ; la n fut la conséquence, cas de Guthrie, qui appartient à la gorie, la balle passa entre l'artère et lorales. Le blessé mourut, seize jours issure, de gangrène du pied et de la es la mort, Guthrie obtint la pièce :
s de l'artère n'étaient pas détruites, isées. Sur ce point, le vaisseau était ; contracté et rempli en haut et en ots entravant la circulation. » L'arme imperméable, les tuniques de la ent que peu lésées, bien qu'eUe fût ar un caillot et imperméable (3). »
également l'artérite traumatique due trissure fut le facteur principal de artérielle.
BLUtre cas :
de 31 ans, reçut le 8 juin un coup de feu
me A. M. M,, p. 45G, spécimen 2114.
. Abl, spécimen 2150.
s and injuries of arteries^ p. 242.
fcl. de chirurgie.
à la partie supérieure de la cuisse gauche, au niveau du trajet des vaisseaux fémoraux. Le 16, gangrène du pied ; amputation de la jambe au-dessous du genou. Le 18, gangrène du moignon; le 19, elle s'étendit à la cuisse; le 20, mort. ^Autopsie. La balle avait traversé la cuisse à la partie interne de la gaine des vaisseaux fémoraux, qu'elle avait touchée sans l'ouvrir. En ce point l'artère était légèrement contractée sur un espace d'un pouce environ ; mais elle était perméable et contenait un caillot; plus loin, elle ne présentait pas trace d'inflammation. La veine cependant était non seulement légèrement contractée, mais sa surface interne était enflammée et remplie d'une lymphe organisée en partie, jusqu'à son entrée dans la veine iliaque profonde et en bas jusqu'à deux pouces de la plaie. Elle était donc complètement imperméable, mais il n'y avait pas trace de pus dans les veines fémorale ou iliaque, ni en aucun point du système veineux. Dans ce cas la contusion des vaisseaux fémoraux par le projectile détermina leur inflammation avec contraction de leurs parois et de la thrombose avec occlusion de leur canal ; dans l'artère cepen* dant il semble que le caillot ait été chassé dans les branches sous forme d*embolie, et ait déterminé successivement la gangrène du pied, de la jambe et de la cuisse (1).
Ces quatre exemples montrent très clairement quelles conséquences désastreuses peut avoir la contusion des vaisseaux et de leur gaine par le passage des projectiles ou d'autres engins. L'ecchymose habituelle de la partie contusionnée peut s'accompagner d'hémorrhagie dans l'intérieur de la gaine, qui comprime et obture en partie le vaisseau lui-même; cette hémorrhagie peut être suivie de l'inflammation des parois vasculaires, de thrombose, d'embolie et de gangrène.
Mais si le sang extravasé est absorbé, et s'il ne se développe pas d'inflammation, l'obstruction à la circulation peut n'être que passagère, et la guérison complète est possible; le cas suivant en est un exemple :
John English, âgé de 30 ans, reçut le 22 juin un coup de fusil à travers la cuisse, juste dans la direction des vaisseaux fémoraux. Il avait perdu sur-lechamp une grande quantité de sang artériel ; on craignait que l'artère fémorale n'eût été blessée. La température du membre était sensiblement diminuée, et la pulsation des artères du pied ne put être perçue pendant plusieurs jours. Le blessé était très agité et se plaignait de douleur et d'engourdissement dans le mollet. Il n'y eut cependant pas d'hémorrhagie ; le membre recouvra sa température normale, et la guérison se fit lentement (2j.
(1) Surgical history of tfie Crimean war, vol. II, p. 343.
(2) Ibid.
JOHN A. LIDELL. — PLAIES DES VAISSEAUX SANGUINS
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Un type très diiTérent et relativement fréquent de contusion artérielle appelle maintenant notre attention, type caractérisé parla production d'hémorrhagies secondaires. Parmi les conséquences les plus à craindre de la contusion simple des artères, se trouve Tinflammation ulcérative du vaisseau. Dans quelques cas les tuniques artérielles sont trop endommagées pour conserver leur vitalité; elles peuvent s'ulcérer et laisser ouvert le canal de l'artère. Les plaies contuses diffèrent des autres principalement en ce que la partie atteinte peut perdre sa vitalité et s'ulcérer avant toute réparation possible ; on suppose que l'inflammation est nécessaire à la production de ce processus. Dans d'autres cas, il se produit dans le vaisseau contus une inflammation destructive, sous la dépendance, soit de l'état général du blessé, soit du milieu, soit du traitement, laquelle peut aussi ouvrir le canal de Tarière et amener une hémorrhagie secondaire. La façon la plus claire et la plus brève de présenter cette question est de rapporter quelques cas pris dans mes propres observations et dans V Histoire chit-urgicale de la guerre.
Un soldat de cavalerie, âgé de ?4 ans, fut admis à riiôpital Stanton, le 24 Juin 1864, pour un coup de feu à la cheville du côté droit, reçu le 31 mal. On voulut essayer de sauver le membre, ce qui avait déjà été tenté. Pendant la nuit du 7, il se fit une hémorrhagie artérielle par la plaie d'une pinte de sang environ. Le 8 au matin, je fis l'amputation au lieu d'élection par la méthode à lambeau ; peu de sang perdu : peu de shock. Après l'opération, Tétat général était bon.
L'examen du membre amputé montra que l'artère tibiale postérieure avait été contusionnée par le projectile, et que plusieurs petites esquilles avaient été enfoncées dans les parois do l'artère. L'hémorrhagie était due h l'ulcération de cette partie de l'artère et à la chute des petits fragments osseux. L'articulation du cou-de-pied était remplie de pus, l'extrémité inférieure du tibia présentait une fracture comminutive, et l'astragale avait été également atteinte. Le malade alla bien pendant quelque temps ; mais treize jours après l'opération il mourut do pyémie. Dans ce cas il aurait fallu faire Tamputation au début, ou bien l'artère aurait dû être liée au-dessus et au-dessous de la contusion, parce que la lésion était telle que l'hémorrhagie secondaire était inévitable.
Un soldat de 40 ans, blessé le 3$ mai 18G4^ fut admis à Stanton hospiial, le 2 juin. Il avait reçu une balle conique qui avait traversé l'articulation du coude-pied de dedans en dehors en touchant l'artère tibiale postérieure. Le lendemain matin, pendant que l'aide-chirurgien était dans la salle, il se fit par la plaie une hémorrhagie artérielle, et trois onces de sang environ furent perdues avant qu*elle pût tare supprimée. Je fus immédiatement appelé auprès du blessé. Il n'y avait plus de pulsations dans Tartère
tibiale postérieure au niveau de l'articalation; mais les pulsations de la tibiale antérieore étaient bien nettes. L'hémorrhagie provenait évidemment de l'artère tibiale postérieure. Sans délai Je fis éthériter le blessé et Je fis Tampuution à la partie inférieure da tiers moyen de la Jambe ; peu de sang perda, peu oa pas de shoclc.
L'examen du membre amputé montra que Tartère tibiale postérieure avait été contusionnée, et onverta par l'ulcération de ses parois, d'où l'hémorriiagie. La partie inférieure du tibia, l'astragale et le calcanéon éuient le siège de fractures comminutives. Le blessé mourut 8 jours après l'opération, d'épuisement probablement; mais Je crois qu'il y avait de l'ostéo-myélite, qui détermina la mort. Dans ce cas également les chances de guérison auraient été beaucoup augmeotées par l'amputation primitive ou par la ligature de l'artère ; sans ces opérations l'hémorrhagie secondaire était inévitable et seulement une question de teupi.
Un soldat de cavalerie de l'Ouest reçut au coa me balle conique qui pénétra au-dessus du tiers eitane de la clavicule droite, et sortit au-dessos dn tien moyen de la clavicule gauche le 4 juillet 1864. On fit un pansement simple. Il se fit par la carotide priastive une hémorrhagie secondaire le 11, qui fut arrélée provisoirement au moyen du persulfate de fer ; nuii le 12, le blessé mourut. V autopsie révéla une ooTerture de la carotide, de deux lignes de diamètre, à saviron trois quarts de pouce au-dessus de son origine (IJ>
Dans chacun de ces trois cas rhémorrliagie fut déterminée par la chute d*une eschare delà paroi d'une artère importante.
11 existe une forme de contusion desvaissetui appartenant à la môme catégorie, mais qoi présente beaucoup plus d'extension : « Qutn^ un membre est écrasé pair un projectile, sauf être emporté, on retrouve souvent l'artère dod déchirée ; l'hémorrhagie primitive est ainsi impossible, bien que la vitalité des parois puisM être complètement détruite (2). » Je n'ai jamais vu cette forme de contusion, mais j*en conçoisft* cilcment la possibilité dans ces broiements des membres, produits souvent par les boulets, les bombes, les obus, sans effraction des tégumentSi Dans ces cas la continuité des vaisseaux est conservée jusqu'à la séparation du mortduvi( par la même raison que les téguments resteol jusqu'à ce moment en apparence intacts.
Le musée médical militaire de Washington contient une pièce provenant d'un accident d« chemin de fer ; la lésion qu'elle représente peui être classée parmi les contusions. C'est une préparation de l'artère axillaire, oblitérée au niveau du petit pectoral. La veine sous-claTière
(1) Med, and surg, hist.t I" 8urg. vol., p. 411
(2) Surgicai history of the britishatiny in theCf*' mean war^ vol. II, 340.