‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 167 sur 452 · TRAITEMENT DES PLAIES CONTUSES DES ARTÈRES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES PLAIES CONTUSES DES ARTÈRES

le; rhumérus et la clavicule avaient é(é i t les parties molles entre Tarticulation lie et le sternum avaient été écrasées IX wagons. On ne sentait plus la pulsa- L radiale ; il y eut de la gangrène de LU bras. Le blessé fut reçu à l'hôpital et et mourut le 23 (1).

tusion des artères détermine assez soulammation destructive de leurs 4)arois, e lieu à des hémorrhagies secondaires.

at de 38 ans fut blessé à Gettysburg, le $63, par une balle Minié qui traversa le bras }a partie interne^ croisa Tartère brachiale à es environ au-dessous du pli de Taisselle, ler rhuméras ; la balle alla ensuite faire une séton sur le côté gaucho du thorax. Il fut dans un hôpital général; il alla bien d'abord, ijet de la balle s'enflamma et les deux orimnirent; dans la nuit du 3 août, 32 Jours :ident, l'artère brachiale s'ouvrit. 11 s'ensui- ^morrhagie abondante qui ne cessa que par on d'une ligature sur le bout cardiaque do l alla bien ensuite et la plaie guérit rapide- 16 octobre 1864, quand je le vis pour la derle bras était atrophié, d'une coloration bleue, que le membre sain, faible, et n'était capae mouvements très limités. On voyait une trice au côté interne du bras gauche, à deux ouces au-dessous de laisselle. On sentait le il, mais il était très petit et très faible. Le 17, opté du service. Dans ce cas, la contusion i n'aurait pas eu probablement de conséraves sans l'inflammation destructive ; car il •nié un mois ou davantage avant l'hémor- Ics fibres artérielles détruites par la contu- *aient détachées longtemps avant ce temps.

a exemple d'hémorrhagie secondaire par irotide primitive contusionnée chez un lont la vitalité était beaucoup diminuée lésion simultanée de la moelle épinière.

it reçut un coup de feu au cou le 3 Janvier itra à l'hôpital le 4. Le projectile traversa ctionnant le disque intervertébral, et metlelle à nu. Il ne paraissait pas souffrir beau- 18 pendant la nuit du \A, il se fit une hémorondaire, et, avant tout secours, il perdit tant ii'il mourut le 15 au soir. A Vautopsie, on i Tartèro carotide primitive s'était ulcérée (2).

aitement des plaies contuses des artères.

laies contuses des artères peuvent se

alogue A, M, AI., p. 468, spec 1640.

/. and. 8urg, hUt.t 1*^ surg.vol., p. 412.

compliquer d'hémorrhagics, de la présence de corps étrangers, d'inflammation et de gangrène. Quand le broiement des artères détermine un épanchement considérable de sang, il peut être nécessaire délier le vaisseau. Si une artère considérable est ouverte, elle doit ôtre liée ; la compression ne ferait qu'exagérer l'irritation déjà existante. (Pour le traitement des anévrysmes faux primitifs et consécutifs, voir le chapitre de Tanévrysme traumatique.) Quand la contusion est très violente et la quantité du sang épanché considérable, formant un hématome, la région est ordinairement noire, ce qui pourrait faire redouter la gangrène ; mais si la coloration noire disparait sous la pression du doigt, si la région n'est ni douloureuse ni très tuméfiée, si elle est encore chaude, on peut en conclure qu'elle vit toujours, et que la résolution peut se faire, malgré la présence du sang dans le tissu conncctif. II existe beaucoup d'exemples de tuiTieurs sanguines (hématomes) qui se sont terminées par résolution après un temps plus ou moins long ; mais il arrive quelquefois que tout le sang épanché ne peut ôtre résorbé; on est alors obligé de lui donner issue au moyen d'une incision ; mais il ne faut ouvrir le foyer qu'après avoir attendu assez longtemps pour ôtre assuré que la résolution est impossible. Pour hâter la disparition de l'hématome, les applications d'acétate de plomb sont utiles ; s'il y a beaucoup de douleur, des applications d'eau blanche et de laudanum chaudes ou tièdes apporteront au blessé un prompt soulagement.

Les plaies par armes à feu sur le trajet des gros vaisseaux doivent toujours être l'objet d'un examen approfondi et éveiller les craintes du chirurgien, malgré l'absence d'hémorrhagie au début. Si l'exploration avec le doigt indique que l'artère elle-même a subi une atteinte considérable, si les pulsations sont très affaiblies dans le tissu et les branches artérielles au-dessous de la plaie, après la réaction, l'artère doit être liée au-dessus et au-dessous de la partie contusionnée; ou bien même l'amputation est indiquée ; autrement l'hémorrhagie secondaire ou la gangrène sont inévitables, comme le prouvent les observations ci-dessus.

Mais il est clair qu'une contusion très limitée peut ne pas toujours diminuer la force de la circulation avant l'ulcération ; et dans les contusions très graves, le canal du vaisseau peut s'oblitérer avant que l'ulcération ait le temps de se produire. 11 ne faut donc pas trop se fier à un symptôme isolé, mais se préparer, dans les

JOHN A. LIDELU — PLAIES DES VAISSEAUX SANGUINS

cas suspects, aux éventualités sus-indiquées. Si la ligature primitive ou Tamputation n'ont pas semblé nécessaires, il faut essayer de diminuer les risques à courir en combattant Tinflammation, surtout quand elle a le caractère ulcératif ou phagédénique. La partie blessée sera maintenue dans un état de repos absolu. On mettra le blessé dans les conditions les plus favorables. Les cataplasmes destinés à favoriser la suppuration ne valent rien, parce que la suppuration se développe dans toute la plaie. Les pansements phéniqués facilitent la chute nécessaire des tissus désorganisés aussi bien que les cataplasmes, sans faire suppurer les parties qui peuvent se guérir par adhésion. Avec ce pansement la séparation des parties est possible môme sans suppuration ni granulation. 11 faut éviter la rétention des sécrétions pathologiques par le drainage. La plus grande propreté doit être observée, et tous les pansements doivent être antiseptiques.

Malgré tout, il faut être constamment sur ses gardes de peur d'une hémorrhagie secondaire, et les aides chirurgiens doivent être instruits de ce qu'ils ont à faire avant Tarrivée dn chirurgien. Quand il se produit une hémorrhagie secondaire, le vaisseau doit généralement être lié dans la plaie, comme cela a été pratiqué dans le cas suivant :

Un soldat, de 19 ans, fut blessé, le 28 mai 1881, pir une balle conique qui lui traversa raisselle gauche. Le 13 juin, hémorrhagie secondaire derartèreaziUairede vingt onces de sang. Le 15, Tarière fut liée an-dessu et au-dessous de la plaie, le malade étant eodonoL On trouva la veine atteinte; elle fut liée également L'hémorrhagie no se reproduisit pas, mais U nort survint le 28, treize jours après Topération. A rovtopsie, on ne trouva pas trace de phlébite on de pjémie ; le blessé parait avoir succombé à répaiiemeot consécutif à la perte de sang antérieure à ropén* tion cl).

L*artère et la veine axillaires avaient été

Fig. 84 i. — Porte-tube à drainage do John Hamilton, chirurgien en chef de la marine américaine.

dans ce cas ouvertes toutes deux par l'ulcération consécutive au coup de feu, et le traitement par la ligature double avait été parfailement appliqué. Quand il survient de la gangrène, l'amputation est notre seule ressource. Quand la lésion de l'artère est compliquée de fracture consécutive, et qu'il s'agit du membre inférieur, elle est quelquefois préférable d'embléo, surtout si les articulations du genou ou du coude-pied sont ouvertes. Quand cependant il semble probable que le membre peut être conservé malgré la ligature, on peut lier le vaisseau au-dessus et au-dessous de la lésion. Le pansement antiseptique et le drainage de Chassaignac rendent dans ces cas de grands services. Nous représentons (fig, .^44) un instrument très utile pour drainer les plaies.

PLAI£S PAR AnnACllKMK.NT ET RUPTURE DES

ARTÈRES

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