PLAIES PAH RUPTURE DES ARTÈRES EN PARTICULIER
t, il faul ordinsirement lier les principaux seaux dans le moignon. Les artères qui L saillie à la surrace ou pendent au dehors rent élre liées au catgut, qu'elles saignent ou I. n faut rapprocher les téguments et agir nme dans les plaies par instruments traninls. Assez souvent on obtient ainsi un bon ulUt. En général, il n'y a ni sphacële ni ulcéion, à moins que le moignon n'ait été contuinné — par exemple, par un plafond ou une ulre.
Quand un membre a été emporté par un mlet, une bombe ou un obus, et que les vaisanx ont été coupés en deux, il Tant toujours nputer le membre plus haut, si cela est pratiible; car les tissus sont probablement déchi- H et écrasés, ou bien infiltrés par le sang, à ne certaine dislance ; j'ai observé ce fait sur le MHgnon déchiqueté d'un avant-bras à moitié mporté par un coup de canon. Les tissus de • moignon ne paraissaient au-dessus de la lue que peu endommagés ; mais, quand on les cclionna, on les trouva ecchjmosés etdisjuints, «esque jusqu'au coude. L'amputation fut pra- Ifoée au-dessus du coude dans la conlinuilé du ttu.
Dans les plaies par arrachement dues à des Mps de baïonnettes, à des éclats de bois, à Ih coupa de cornes, etc., l'hémorrhagie doit Ngénéral être arrêtée par la compression jus- )i'k ce qu'on puisse par des incisions mettre à M le vaisseau ; il faut le lier alors au catgut auleuas et au-dessous de la plaie de ses tuniques, Dis le sectionner entre les deux ligatures. Und cependant la ligature est impraticable, uUre principale doit être liée aussi près de la lie que possible. D'autre part quand les tissus ûins sont endommagés au point de mettre m de question la conservation du membre, ou laod la nature particulière ou la grande étenw du traumatisme la rend impossible, l'amitation doit être faite immédiatement.
La gangrène des extrémités, quand elle est le au déchirement des artères, exige l'ampu- ^tioQ sans délai. Dans la gangrène des orteils
but faire la désarticulation du genou. Quand ailére fémorale est le siège de la dilacération, opération doit être faite h la partie supérieure le la cuisse sans délai. Dans la gangrène des loigtfl due à l'arrachement de l'axillaire, il faut imputer au voisinage de l'épaule.
ûs anèTrysmes dus aux déchirures d'artères Unnl être mis à découvert, et débarrassés dcieaillots; puis on cherche l'orifice, et on lie' TMtn an-demu et au-dessous avec du catgut
phéniqué. On emploie ensuite le pansement antiseptique et on draine.
Artère fémorale.
Celte artère se rompt sans plaie extérieure beaucoup plus souvent qu'on ne le pense. Dana le cas suivant, elle avait été rompue par un coup violent.
Un Jeune homme robuste, de !3 ans, fat refu k l'hAplUl le 1& octobre; il priSsenliit une ibrision de l'aine droite et un gonflement qui i'£iendait presque Juiqn'ii l'ombilie d'un cOté ei en bis Juaqu'an tiers Inrérieurde la caisse. La lumear nilesartères tibialet n'étaient le lièga de pulsations. Il aisit évidemment perdu beaucoup de sang, el était très pila ; le pouls radisi élalt i peine perceptible. Il éuit si atTiibli qu'aucune opération n'était possible et il mourut le lendemain matin.
Autopsie trente lieures après la mort. Le gonflement était dû a une extravasation de sang conaidérable. L'artère Témorale était complètement tranchée juste aa-dessous du ligament de Poupart; son extrémité centrale était remplie d'un caillot conique; son eitrémilé périphérique avait sa tunique eiierne fortemeot tordue, les antres toniques rétractées. On trouva du sang coagulé dans la gaine de l'artère Jus qu'k l'iliaque primitive et en bai Jusqu'au cinil de Huiiter. La veine fémorale contenait un caillot au niveau de la ruptare. Le long adducteur et le pectine étaient également dL^chirés. Au-deiSDS du fascia ae Irouvalt un caillot très étendu qui se prolongeait Jaaqu'fc la partie postérieure du membre a travers les espaces intermusculalres (I].
La cause de la mort parait avoir été le shock et une hémorrbagie considérable provenant de la fémorale qui était cachée à la vue par les téguments.
Le cas suivant montre que l'arlère et la veine fémorales peuvent élre déchirées par la pression d'un poids considérable sans fracture et sans solution de continuité des téguments.
Un homme do 50 ans eut la caisse droite écrsséa par une roue de voitoro eliargée d'engrais. Une domi-
lieure après 11 fut triiiaponé k l'bèpltal de l'Université dans an état de collapaus extrême ; le membre était très tuméflé et très tendu Jusqu'au-dessus du milieu de la cuiase ; pied froid, sans mouvemi sensibilité ; pas de pulsations dans les artères tIbEales. Il j avait ï peine trace de contusion et t'oa n'était pal fracturé. Le lendemain matin le membre était livide.
(I) Bril. med. joum., !! nov. ISTI, p. eo.1.
JOHN A, LIDELL. - PLAIES DES VAISSEAUX SANGUINS. [28
à traiter M. Birch, de Thôpital Saint-Thorots :
Il n*étaît pas augmenté de volume, mais rextravasation s'étendait un peu plus haut du côté interne. La tuméfaction n'était le siège d'aucune pulsation ni d*aucun bruit anormal. Le membre fut amputé à enyiron deux pouces au-dessous du trochanter; mais le blessé mourut peu après l'opération. En disséquant le membre amputé, on trouva toutes les cloisons intermusculaires distendues par des caillots. A la partie interne du membre, au-dessus de l'espace poplité, se trouvait une grande cavité pulpeuse dans laquelle Tartère et la veine fémorale étaient complètement divisées ; elles étaient toutes deux bouchées à chaque extrémité par un caillot solide. L*artère était très contractée sur une longueur do deux pouces au-dessus de la rupture, et son extrémité était ainsi presque complètement fermée. L'artère était athéromateuse, et légèrement calcifiée çà et là (1).
Dans le cas suivant il se produisit une rupture de toutes les tuniques de Tartère fémorale gauche ; mais on enleva les caillots, on lia Tarière au catgut avec un bon résultat.
Il 8*agit d'un charbonnier, âgé do 30 ans, malade à r Hôpital royal de Manchester (2). Il se rompit l'artère fémorale gauche dans un effort violent. A son entrée à l'hôpital il présentait une tuméfaction diffuse, étendue, non pulsatile à la partie supérieure de la cuisse gauche ; pas de pulsations dans les artères de la Jambe. On fit, d'après les commémoratifs et Tétat du membre, le diagnostic de rupture de l'artère fémorale. On appliqua le tourniquet aortique de Lister, on fit uno incision au-dessus du triangle de Scarpa, on enleva uno grande masse de sang coagulé, et on lia au catgut les extrémités divisées de l'artère. L'homme guérit.
Il faut donc dans ces cas, pour empocher rhémorrhagie interne, faire la compression digitale et au moyen d'un tourniquet ou de la ligature élastique d'Esmarch, jusqu'à ce que le siège de la rupture puisse ôire mis h nu par des incisions, que les caillots puissent être enlevés et les deux bouts de l'artère liés au catgut. 11 faut mettre en usage le traitement antiseptique. Mais dans la plupart des cas l'arrôt provisoire de l'extravasatiou du sang dans le tissu connectil du membre a une extrême importance ; car si cette effusion n'est pas rapidement supprimée, le blessé peut mourir directement d'hémorrhagie, comme cela est arrivé dans les deux cas précédents.
Les tuniques interne et moyenne de l'artère fémorale sont quelquefois déchirées par un coup porté sur la cuisse; il peut se développer ensuite un anévrysme par la dilatation de la tunique externe. Home a rapporté le cas suivant, qu'eut
(1) Ibid,, .30 juillet 1870, p. 116.
(2) Brilish médical Journal du 8 août 1874.
Un nègre, John Lewis, reçut an coap sur U partie antérieure de la caisse droite. Un mois environ phii tard il s'aperçut qu'il portait en ce point une petite tumeur, qui augmenta de volume ; il sentait qa*eUe battait. Cette tumeur parait avoir rapidement augmenté de volume. Il vint à Londres et entra à l'hôpital le 2G octobre. A l'examen M. Birch tronvm dans la région fémorale une grosse tumeur polsatile s*étaidant en haut Jusqu'à moins de deux pouces da Uga« ment de Poupart et occupant les deux tiers de la cuisse ; c'était, à n'en pas douter, un anévrysme fémoral. Le 3 novembre M. Birch lia l'artère fémorale à un demi-pouce au-dessous de la fémorale profonde; les pulsations cessèrent immédiatement dans la tumeur. Il se produisit pourtant de la gangrène da sac Le 14 novembre la tumeur creva et rendit du sémD et du sang; le malade mourut le soir de septicémie et d'hémorrhagie secondaire.
Autopsie, Les téguments au centre de la tnmeiir étaient mortifiés. Le sang contenu dans le sac était putréfié. De Teau injectée par l'artère iliaqae externe sortait librement par la plaie, au niveau de U ligature, où l'artère paraissait avoir été ouverte par rulcération. La dilacération des tuniques interne et moyenne par le coup s'était produite à deux ponces et demi au-dessous do l'origine de la fémorale profonde. Les tuniques artérielles ne présentaient ni athéroms ni calcification ni aucune dégénérescence. L*oaverton par laquelle l'artère sortait du sac anévrysmal is trouvait à trois pouces environ au-dessoos da point d'entrée (I).
Le sac de cet anévrysme parait avoir été constitué par la tunique externe de Tarière, largement dilatée, et renforcée extérieurement par des adhérences conjonctives.
Un autre cas intéressant parait avoir été emprunté à Clarke :
Un homme de 48 ans entre précipitamment dini une chambre mal éclairée, et se heurte fortensot l'aine gauche contre l'angle d'une table. Dix joars après, une petite tumeur, do la grosseur d'un œuf de pigeon, et prise d'abord pour un ganglion lymphi* tique engorgé, parait dans le point contus. La tameor acquiert on trois nuits un volume énorme : elle offinit des battements si forts que les couvertures da Ul étaient soulevées. La gangrène s'en empare et b tumeur s'ouvre, mais sans hémorrhagie. Le maltdo était en voie do guérison, quand il succomba à ooe pneumonie ; l'artère avait été dilacérée (2).
Dans ce cas, la tumeur anévrysmale, «T^ s'était d'abord formée par expansion ou dilatation graduelle de la tunique externe de l'artère
(1) The London med, joum., 1786, p. 301.
(2) Nouv. Dict, de méd. et de diir, prat., t X» p. 471.
PLAIES PAR RUPTURE DES ARTÈRES EN PARTICULIER
le au point de la rupture des tuniques et moyenne, s'ouvrit subitement sans apparente ; il en résulta un énorme gont, un anéirrysme diffus par extravasation l dans le tissu connectif de la cuisse ; cet »me suppura à son tour et s'ouvrit par ion, mais sans donner lieu à aucune hagie; l'homme mourut ensuite de pneupyémique.
Artère circonflexe externe.
is suivant de rupture de l'artère circon- (terne de la cuisse droite fut observé par ren ; sa ressemblance avec le précédent îaucoup de rapports le rend intéressant.
tmme de 46 ans, cuisinier, en courant autour ble do cuisino, se heurta le côté externe et ir de la cuisse droite contre l'angle de cette ouleur très vive au moment du coup ; douze rès, accroissement du volume de la cuisse space de dix minutes, fluctuation manifeste. B, cataplasmes résolutifs; alternatives de dimit de tuméfaction, suivant que le repos est ou ié exactement. Un médecin, trompé par l'ab* 3 battements, pratique une incision de deux e long : écoulement de sang rouge, et issue de La plaie est aussitôt refermée, et le malade THôtel-Dieu le 30 novembre. La cuisse droite une tumeur qui occupe la région externe et re. Aspect un peu plombé do la peau, fluctua- ;ale, absence complète de battements ; la fét la pédieuse battent comme à Tordinaire.Duannonce que la tumeur dépend de la rupture, up reçu à la cuisse, de petits vaisseaux; diète, s. Le compresseur est tenu prêt pour arrêter Ire hémorrhagie qui pourrait survenir. Le 4 B, vers le soir, écoulement de deux palettes rouge ; le compresseur est mis en place sur 'émorale et arrête l'hémorrliagie ; il n'est cinq jours après ; il sort par la plaie du S de sang et contenant des caillots. Le 16, sment survient, pansement avec la poudre aîna. Le 19 décembre quelques cuillerées do oulent; délire léger. Mort le 32. A l'autopsie e une vaste poche contenant l'épanchement : lirconflexe externe avait été rompue (1).
Rupture de Vartère poplitée.
artère, malgré l'abri que lui fait le ;>endant la flexion, se rompt assez souans le cas suivant, l'artère poplitée fut