‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 185 sur 452 · LAIES DES ARTÈRES PAR LNSTRUMENTS TRANCHANTS EN PARTICULIER · texte numérisé non relu

LAIES DES ARTÈRES PAR LNSTRUMENTS TRANCHANTS EN PARTICULIER

ms et au-dessous et on coupa le vaisseau leux ligatures. Le malade guérit ( I).

i dernière opération avait été faite au aucoup de temps et de peine auraient nés au malade et au médecin. Les incia radiale, de la cubitale et des interos- 1 de leurs branches, quand la plaie est l les parties saines, sont peu inquiéuand on lie ces artères selon la méssique. Mais, si on se fie à la compresjx styptiques, il en est tout autrement, re du bout périphérique est indispenause des anastomoses.

Flaies des arcades palmaires,

disions des arcades palmaires ne sont \. Elles sont faites par des instruments ar des rasoirs, des couteaux, des épées jjet a saisis pour s*en défendre. Ceà jand elles sont traitées au début selon 3ptes classiques, donnent peu de mal.

y Otis fait avec raison la remarque sui-

Les blessés sont bien malheureux s'ils mirent pas un chirurgien assez habile

déterminé pour explorer la plaie au ). » Je ne dis pas que ces incisions ne nt jamais, traitées simplement par la sion et un bandage ; mais il est certain compression échoue souvent; j*ai vu s fois des hémorrhagies graves lui ■

•ofesseurs Gross et Agnew pensent que nenl habituel des plaies d'artères doit ervé ici, et qu'il faut lier les deux bouts tre dans les plaies récentes. Mais dans s anciennes on rencontre de très gran- :ultés: la compression, la cautérisation, $8ure, la ligature des artères radiale aie ou des deux, la ligature de la brait donné des succès et des revers, fesseur von Pitha dit à ce propos : « J'ai surs cas d hémorrhagies extrêmement dans des plaies de la paume de la main; soigner deux de ces blessés profondéémiés. Je n*ai pourtant jamais été forcé la ligature ; l'hémorrhagie cessa comit et définitivement, quand on enleva les . La première chOsse à faire est de metle vaisseau et d'enlever les caillots. Le

. med. Jùum., l«f juin 1872, p. 582.

i. Qjfid. Surg. hUL of ihe war of the re-

«c. Surg. vol., p. 437.

contact de l'éponge et de l'air frais fait souvent rétracter la plaie artérielle ; la plaie ne doit pas être fermée immédiatement, mais elle doit être gardée en observation pendant quelque temps (i ). Beaucoup d'autres chirurgiens, l'auteur de cet article compris, ont vu également dans les hémorrhagies récurrentes des plaies de la paume de la main le sang s'arrêter d'une façon définitive, quand on mettait à nu le vaisseau après s'être donné du jour, qu'on en achevait la section quand elle était incomplète et qu*on nettoyait la plaie à fond. Les bouts de l'artère qui faisaient d'abord saillie ont été vus plusieurs fois se rétracter et se fermer.

Les points les plus importants du traitement de ces plaies sont : 1° de bien mettre à nu la plaie de l'artère ; 2^ de compléter la division du vaisseau, s'il y a lieu ; 3^ d'enlever tous les caillots et les corps étrangers, et de comprimer les bouts de l'artère divisée avec un doigt introduit dans la plaie ; et 4° de faire la ligature, si les bouts ne se rétractent ou ne se contractent pas. Dans tous les cas, récents ou anciens ou mal soignés, il faut aller à la recherche de l'artère (voir plus haut les piqûres des arcades palmaires). La recherche de l'artère déterminera une mutilation plus ou moins grande de la main, il est vrai; mais cette objection cède devant la possibilité d'un échec et le danger de la ligature des artères de l'avant-bras et du bras.

Plaies des artères de la tête et de la face.

Dans les incisions des petites artères de la tête et de la face on doit aller à la recherche de l'ouverture du vaisseau, la compléter s'il y a lieu, et faire la compression avec un doigt dans la plaie. Le succès peut, dans ce cas, être considérablement aidé par la compression simultanée de la carotide primitive (voir fig. 342) avec le pouce de l'autre main. Si au bout de quelques instants l'hémorrhagie ne s'arrête pas, il faut faire la ligature des deux bouts. Il faut alors diviser le vaisseau entre les deux ligatures, si cela n'est pas déjà fait.

Les incisions de l'occipitale, de la vertébrale ou de la thyroïde supérieure doivent être traitées comme les incisions des carotides par la double ligature dans la plaie.

J. H., soldat au f régiment d'infanterie, se coupa la gorge avec un rasoir, le 3 novembre 1866. Le larynx fut ouvert et l'arière thyroïde supérieure com-

{\]iOid,f p. 437, note.

iOHiX A. LlDELL. — PLAIES DES VAISSEAUX SANGUINS*

plètement divisée. A son arrivée à Tambalanco, il éuit presque sans pouls. Les deux bouts de l'artère divisée furent liés immédiatement. Le malade parut se remettre Jusqu*au soir du 5 novembre ; il eut alors un accès de suffocation et mourut d'asphyxie en quelques minutes (l).

Plaies des artères de Vaisselle, de VainSf de la

cuisse.

Les incisions des artères des autres régions, celles de l'aisselle, de Taine, de la cuisse, etc., doivent ôlre traitées de même ; on fait d*abord la compression directe dans la plaie ; puis on lie les deux bouts après avoir élargi la plaie. (Voir pour les artères intercostales, mammaire interne, épigastrique interne, fessière, verté-

brale, etc., ce que noua aTOOi dit à proïKM des piqûres de ces artères).

Traitemeat.

Les fils à ligature doivent être antiaepliqaet et faits de matière animale ; les boats doWant ôtre coupés près du nœud ; les plaies pat instruments tranchants doivent être fqnntai ta moyen de points de suture interrooQpas on de bandelettes de diachylum. Dans toute» l9« plaiei d*artères il ne faut mettre en usage que le pansement antiseptique.

La transfusion peut être utile, et il ne ff ol pas oublier cette ressource dans le traitement coiûécutif.

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