‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 186 sur 452 · PLAIES DES VEINES · texte numérisé non relu

PLAIES DES VEINES

On se plaint justement que ce sujet soit un peu négligé dans quelques traités de chirurgie, bien que les plaies des veines soient fréquentes, et que celles des gros troncs veineux doivent être classées parmi les accidents les plus graves. Dans une plaie quelconque il y a toujours lésion de quelque veine, petite ou volumineuse ; et les pluies de la veine jugulaire interne, de la sous-ciuvière, de Taxillaire, de riliaque primitive, de l'iliaque externe et de Viliaque interne sont tout aussi graves, et peutêtre plus graves encore que celles des artères correspondanles. Les parois des veines sont minces en elTet et leur pouvoir contractile très faible; leur capacité, toujours considérabli*, augmente avec Tûge ; elles donnent donc plus de sang chez le vieillard et l'individu débilité que chczle jeune homme vigoureux; la capacité des artères diminue au contraire d'une fa^'on correspondante.

Les veines sont blessées, non seulement très souvent, mais de diiïérenlcs manières ; dans les cas de suicides, d'homicides, d'accidents, dans les opérations et à la guerre.

Les principales sources de danger sont :

!<* L'hémurrhagie primitive;

2° LMiémorrhagic secondaire ;

^^ La septicémie ;

4*^ La phlébite traumatique ;

50 L'entrée de lair dans les veines (^).

(1) Circular n* .3, S. G. O., p. Ï3().

(2) Voyez plus loin, Conséquences des plaies des vaisseaux sanguins.

Symptdmes dos plaies daa xwta^imh

On s*aperçoit qu*une veine est ouTerto k l'écoulement rapide et uniforme d'un jet de «ang d'un rouge sombre. Il faut quelquefoif ne pis se prononcer trop vile dans les cas de pÛss profondes. En général cependant le diagnostic peut être fait, mais en cas de doute la compression des principaux troncs vasculaires du cêii cardiaque éclaircira la situation. Si lliéoiorrhagie s'arrête, il s'agit d'une plaie d'artère; ■ elle augmente, d'une plaie de veine. Rappelooi de plus que dans les membres le sang qui s'é* chappe du bout périphérique d'une artèie a une couleur sombre, et forme un jet continu.

Les plaies des petites veines sont meîni |4* rieuses que celles des petites artères, paice que la pression sanguine est moins forte» k courant est moins rapide, les contractioni in cœur se font moins sentir, et que par coDséqnest il y a moins de danger d'hémorrhagîe daov tel premières que dans les secondes. Le D" Olii dit : « Lc0 hémorrhagies abondantes des pstilil veines doivent être rares. On ne trouve dsaibl rapports qu'un cas signalé d'héroorragis ptf une veine fessière (1). » Les petites Teiseii quand elles sont sectionnées, se ferment sptB* ta né ment en quelques secondes ; rélérstioD àis membre, l'application du froid ou d'autres bé*

(1) Med, and surg, hitt.f etc., sec. surg. p. 338.

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