AIES DES SINUS DE LA DURE-BUBRE
» les menUonneroos brièvement :
Bune dame, le 4 octobre, sautant d*une voiture, ur la tète à la renverse. Elle mourut sans reconnaissance. Autopsie, 5 oct. : La seule marviolence extérieure était une plaie contuse et :birure de la partie postérieure de la tète. En le crâne, on trouva une quantité considérable ; non coagulé. En enlevant le cerveau, on Qoe fracture de la base du crâne à gaucbe ; le kreux gaucbe était ouvert. Pas d*autres lésions, e de la mort était la compression cérébrale due ncbement sanguin.
Qptures de ce sinus sont mortelles, d*abord i^elles donnent lien à une hémorrhagie aboniX rapide, et ensuite parce qu'elles compri- L moelle allongée. Dans ces cas le blessé ne 1 pas connaissance. LMnsensibilité due à la ion cérébrale fait suite à celle de la com- 1, sans intervalle appréciable. La guérison est ble (1). Elle est possible dans d'autres cas.
ragon tomba de cheval sur le sommet de la >ma. Gonflement au niveau du vertex ; on fit ision et on constata une disjonction des bords ature sagittale. Le douzième Jour on appliqua ironne de trépan pour évacuer le sang extrai sinus longitudinal supérieur. L'homme gué-
outon fut appelé auprès d*un individu onze près une chute. Le blessé était insensible et ) mourant par suite d'une extravasation de sang s longitudinal supérieur due à la disjonction iture sagittale. Le trépan donna issue au sang i et les symptômes menaçants cessèrent aus-
plaies des sinus longitudinal et latéraux it pas dangereuses, quand le sang peut er au dehors. Mais dans le cas contraire mt extrêmement dangereuses.
ks présenta deux cas d'ouverture du sinus Ionû supérieur après une fracture. Dans ces cas Llqua le trépan, on tamponna le sinus et le çuérit (4).
ièro a publié un cas de plaie du sinus longitu-
escott Hewett rapporte un cas d'épanchement
considérable entre l'os et la dure-mère, après
ptarc du sinus latéral droit dans un cas de
! {Transact, path. Soc. of London, vol. III,
aihrie, Commentaries on $urgery, etc., p. 349. >uton, Mém, de C Académie royale de chirurgie, ISSUS, Ibid.
dinal supérieur par un coup de fourche sur le sommet de la tète. Il élargit la plaie au moyen d'une incision cruciale et fit l'extraclion des esquilles ; il trouva un caillot dans Tonverture du sinus. Pansement antiseptique. Pas de symptômes graves ; guérison au bout de trois mois (1).
Percival Pott, dans un cas désespéré de fracture du crâne dans laquelle le sinus longitudinal supérieur était à nu, sur une longueur d*au moins deux pouces, fit, pour donner issue au sang, une ouverture dans le sinus avec la lancette, et laissa couler le sang Jusqu'à ce que le blessé, de rouge qu'il était, devint pâle. Il tamponna ensuite U plaie. L*opération fut bien supportée. Le malade mourut néanmoins douze jours après d'un abcès cérébro-méningé, dû au traumatisme originel (2).
Des coups de sabre, qui divisent le crâne au niveau de la suture sagittale, ont quelquefois ouvert le sinus longitudinal, mais sans avoir de conséquences fatales. Hennen a vu ce sinus ouvert par des esquilles sans hémorrhagie grave (3).
Chez un enfant de trois ans le grand sinus longitudinal fut ouvert par une fracture du crâne faite avec la pointe d'une pique; petite plaie et hémorrhagie abondante. Tamponnement et glace ; guérison (4).
Les corps étrangers logés dans les sinus de la dure-mère ne provoquent pas d'inflammation intra- veineuse. En décembre 1868, un des démonstrateurs d'analomie de TÉcole de médecine de Calcutta s'enfonça dans le frontal un clou de fer sans tète, d'un pouce de long environ; ce clou traversa complètement le sinus longitudinal, divisa les couches de la faux du cerveau, entre lesquelles sa pointe était visible ; la tige de ce clou traversait donc le sinus, et il ne parait pas qu'il ait déterminé de troubles. Les bords du trou du frontal que bouche encore l'extrémité du clou sont arrondis et ne présentent pas la moindre trace d'inflammation (5).
Voici les conclusions que je lire de ce qui précède : 1<^ les plaies des sinus de la dure-mère ne comportent aucun danger spécial ; 1^ l'hémorrhagie n'est pas dangereuse, à moins que Tépanchement ne soit retenu dans le crâne et ne comprime le cerveau; il faut trépaner dans ce cas ; 3® l'hémorrhagie externe peut généralement être arrêtée avec difflculté en tamponnant la plaie ; sous aucun prétexte il ne faut
(0 Ibid.
(2) Percival Pott, Chirurgie» works, vol. I, p. 134.
(3) Hennen, Principies of milttary surgery^ p. 231.
(4) Lancety 22 août 1874, p. 270.
(5) British and foreign medico-chirurgical Review^ octobre 1871^ p. 353.
JOU» A. LIDELL. — PLAIES DES VAISSEAUX SANGUINS
1 I len fer; 4* pansement antiseptique et glace, s'ily a I d'un abcès.
PLAIES DE L'AORTE, DES ARTÈRES INNOHINÉE ET SOUS-CLAMÈRE, DES VEINES CA^llS ET DES VELNES AZYGOS; DU COEUR, DE L'ARTÈRE ET DES VEINES PULMONAIRES.
Nous devons étudier briëvemeot cette catégorie de plaies. 11 est très rare qu'on ait à traiter des plaies de ces vaisseaux. La mort se produit toujours par bémorrhagie ou par suite du shock, atant que le chirurgien puisse intervenir.
;. H19. ~ Rapports de l'aorie, de* reines cires, du cœur, de l'ancre et des ireinei palmoniires née le* «utrci viscères (*)■
Sous représentons {fig, 819) les rapports de ces divers vaissoaiii entre eux et avec les autres viscères.