‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 223 sur 452 · TRANSFUSION DU LAIT · texte numérisé non relu

TRANSFUSION DU LAIT

L'injection intra-veineusedu lait est reconnue aujourd'hui comme étant parfaitement faisable et légitime, non seulement dans les cas d'épuisement par hémorrhagie, mais dans les affections qui appauvrissent beaucoup le sang, telles que le choléra, l'anémie pernicieuse, la fièvre typhoïde, etc. ; celte opération est beaucoup plus facile que celle de la transfusion du sang, et tout praticien familier avec les opérations chirurgicales peut la pratiquer sans crainte de grandes difficultés ou d'échec. L'instrument se compose d'un entonnoir de verre pourvu à son extrémité d'un tube de caoutchouc terminé par une canule courbe très petite destinée à être enfoncée dans la veine. Le lait doit provenir d'une vache bien portante et être trait depuis quelques minutes ; on peut le recevoir dans une cruche échauffée recouverte d'une gaze phéniqiiée, à travers laquelle on le passe. On fait à la veine médiane basilique ou à la médiane céphalique une incision en V; puis on introduit la canule dans la plaie, et on fait couler le lait dans le vaisseau, en n'en introduisant que huit onces à la fois. La transfusion du lait, comme celle du sang, est suivie habituellement d'un frisson, puis d'une élévation de la température; mais tout cela disparaît vite, et une grande amélioration apparaît bientôt dans l'état du malade.

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