III
JOHN A. LIDELL. — PLAIES DES VAISSEAUX SANGUINS
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mauvaise nature. L'hémorrhagie parenchymateuse, qui suivit Tamputation, avait donc une double origine : P l*inflammation des tissus et la dilatation paralytique des capillaires ; 2« Tobstacle au retour du sang vers le cœur créé par la thrombose delà veine fémorale. La thrombose doit donc être comptée parmi les causes possibles de rhémorrhagie parenchyniateuse primitive; Texistence d'une thrombnose rend donc le prpnostic très défavorable.
A propos de l*hèmorrhagie parenchymateuse intermédiaire j'appellerai de nouveau l'attention sur le cas du lieutenant colonel Maxwell :
L^hëmorrhagie da moignon te produisit le sorlendemain d*nne ampoUtion secondaire. Elle foi arrêtée par le persulfate de fer. Le blessé gaérit. Un autre exemple noos est offert par an cas d'amputation secondaire de l'épanle gauche faite le 4 août 1864. Le 69 il se lit une hémorrhagie de huit onces de'sang. Elle fut arrêtée au moyen de la compression et du sel de Monsel. Le malade mourut deux Jours après (1).
Voici un exemple d'hémorrhagie parenchymateuse secondaire que j'ai observé moi-même :
Le soldat Romig reçut, le 98 septembre ISGS, «n coup de feu dans la cuisse droite, à son tiers moyen et à son côté interne. Le projectile pénétra profondément et se logea. Le ?S, il entra à Thépital Stanton. Le U octobre apparurent des symptômes de pyémie. Le 93, le membre éuit œdémateux. Le 25, pendant que le blessé était astis sur une chaise en attendant qu*on refit son lit, il se fit soudain une hémorrhagie de quatre à cinq onces, qui 8*arrêta spontanément. Le 36, rhémorrhagie se reproduisit, et le malade perdit encore trois à quatre onces de sang arant qu'elle ne s'arrêtât spontanément. Frissons pyémiques répétés. Mort, le 96.
Autopsie. Extrémité supérieure droite tuméfiée et œdémateuse ; les ganglions situés le long de la fémorale et de riliaquo considérablement hypertrophiés. La fémorale et les autres artères saines. Mais les Yeines iliaque primitife droite, iliaque externe, fémorale commune et fémorale profonde étaient remplies de thrombns récents en quelques points, mais dans d'autres plus on moins ramollis par une transformation graisseuse. Les parois de ces veines thromhosé»s étaient également très épaissies. La thrombose avait déterminé rhémorrhagie.
Feu do temps après, un autre exemple intéressant d'hémorrhagie parenchymateuse secondaire se présenta à mon observation :
yl) Mfd, (ind surg, hisf, of the ipoi* of the rebel* /ion. Hec. Surg. vol.. p. 444.
Tobias Beaver, prisonnier de guerre, âgé da 30 ans, entra à l*hôpital, le 9 novembre 1861, pour une fracture du fémur gauche dans son tiers Infériear, faite par une baUe reçue le 7. Au bout de quelque temps, la fracture guérit ainsi que la plaie des partiet moUei. Plus tard de l'ostéomyélite sunrint, eonsécntive à U présence d'une partie du projectile dans le casai médullaire. La plaie se rouvrit alors, et la santé générale fut très atteinte. Le 1% mars 1864, hémorrhagie par la plaie. Le blessé était faible, pâle et aoémique. Le 35, il eut une hémorrhagie grave, qui fet arrêtée par du perchlomre, mais U cuisse gooSa rapidement à cause de i'épanefaement dv sang à ristérieur. Le 27, mort.
Autopsie, La cuisse avait deux fols son voIum normal. Elle renfermait une carité qui s'étendait depuis les culs-de-sac synoriaux du genou Jusqa'aa grand trochanter, et était remplie de sang et de poi; Torifice externe de cette carité était bouché par ss caillot dur. La veine fémorale superficielle était remplie d'un thrombns depuis la poplitée Jusqu'à Ni embouchure dans la profonde. Le tissu eonjooetif sous-cutané était très o^ématié; cel osdème slmi que lliémorrfaagie était dû à robstmetion de U d^ calation veineuse.
Trois autres exemples d'hémorrhagie parenchymateuse secondaire ont été publiés par la commission sanitaire des États-Unis (1).
Voici donc cinq cas dliémorrhagie parenchy* mateuse secondaire. Dans trois, lliémorrhagie avait été précédée de débilité générale, de pâleur et d'amaigrissement Tous se terminèrent par la mort. Dans trois cas les veines furent examinées après la mort : elles étaient le siège de thrombus. Dans les deux autres cas il devait en être de même. Dans tous ces cas il y eut des signes de pyémie plus ou moins marqués.
A cette forme d'hémorrhagie parenchymateuse secondaire par obsiractùm^ nous devons en ajouter une autre. Des hémorrhagies capillaires de la surface des plaies pouvaient être produites par toutes les causes qui stimulent les systèmes vasculaire et nerveux, par exemple, par les excès vénériens et les excès de boisson.
HÉMORRHAGIES PARRKCHTMATEUSBS SCORBUTIQUES.
Le scorbut consiste essentiellement en une altération du sang, qui détermine l'effusion hors des capillaires dans les divers tissus d'un liquide fibrineux, coloré fortement en général par des corpuscules rouges.
[\) Op cit., 245, 548.