‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 231 sur 452 · II. — ANÉvaVSME TRAUMATIQUE CIRCONSCRIT · texte numérisé non relu

II. — ANÉvaVSME TRAUMATIQUE CIRCONSCRIT

Cette variété ne se déclare ordinairement qu'un certain temps après la blessure du vaisseau. Le sang est contenu dans un sac distinct qui, dans beaucoup de cas, est formé par la tunique externe et la gaine de l'artère, et dans d'autres, par le tissu conjonctif condensé par la compression et par les exsudats inflammatoires.

La figure 916 représente un sac de la première espèce. — C'est une pièce du musée militaire (1).

Anévrysme de Tartère mésentérique supérieure; le sac est formé par la tunique externe et la gaine« Les tuniques interne et moyenne se sont ouvertes; et, comme elles ne sont le siège d'aucune altération athéromateuse, et que rien ne parait rendre compte d'une rupture spontanée, on a cru qu'elles avaient été déchirées par quelque traumatisme. La tumeur avait été diagnostiquée par sa situation et ses pulsations ; le malade mourut d'une autre maladie; mais on ne possède pas Thistoire des antécédents (2).

(1) Spécimen 503, sect. IL

(2) Med, aad surg, hist, of the loar, sec. surg. vol., p. 35.

JOHN A. LIDfXL. — PLAIES DES VAISSEAUX SANGUmS.

CetM MptM d'inérrrtmB tnnmiliqBe circsoMrit ml Mannl U snite de coups et d'efforts; J'ea ai donné un nombre considérable d'eiemjilM dan* le* page* prëcâdantea. Lea tuniques ioMnte et moieaae de l'anira liée «ont déchirée* et U tonique eitcrae aioai que la gaine aa dilaleut mu U preaùun du aaog.

L'autre espèce d anètrtsm* circonscrit, quente au»«i, e«t repr<ﻫ(ité« Ggur« 917.

Elle repi^Muto «^euieut un« {û«ce UButàiiotni luus^ uùliUin» m«jkal(t) :

Va toldu <!• M an* rw^at. I* 9 Jaia IMS, wa kaUa qui tranana l'éiMut* driMM n tua pania da la pania ntfM/ttt* (lu UMrax. lôHut fartera aiillain. I^ l^tala aaiwriaitra parait aiuir ini^rt bcilemant. Maia Il a* Ht au aitvvrjr»aM aui d^pana de Tartèra aalllaira h la Ha du omi* do Juillrl. La *3 dv m mois, ta Térihiblv iiatura du aial tui r<KViiuue ; l«« patuUoai de la tuuwur. qui avait alur* le iolaai« d'uu geo* nurrwi, étalviit Irta uauifeatea: l'iatcollilîon révélait u» bruit di< avttlUe Irî-a diiUnci correipondant aui vt^ilTartliini du iriitricula gauclie. On euaya en Tain Iw irallaxi^iil lur la compmaion. Le Ifi aoùl, la tuniaur a'Malt boaucoup développés et était la aièga dv (loulvura vivat. On décida de lier t'artére aouavlttltra I uula la lendemain malin t'anévryame te ivinpU «t Uliaa échapper de trente k quarante ooeet dti tint- On fit l'opératioD, mais le malade moarat •It haUT«t aprét (!}. Dam ce cat, la plais extérieure tNtll KuArl, malt Isa tuniquet de l'artère, qui avaient M ddtorganiiéea par le projectile, avaient cédé luiiliiiuanl, quand elles l'étaient rompoea, le tang ■tali été retenu parle tîtiu conjonctif épaltiJ , leqael ivall formé le tac anévr}*imal.

Outre ces Tormcs communes de l'anëvrvsme

iraumatique circonscrit, on en obserre eacon quelquerois deux autres.

. — Anévryame ôrcootcrit de l'antre métentériqae Mpérieure^

L'une d'elles est l'anécrytim herniaire, dont i 1 été publié un excellent exemple (1) :

1>NI1I Ullfl amputation du bras,

,11 Mril. .""/.Mr./. hist. of the ma ii'it, Hiiii. atirg. vuL, p. Vt.

l'i) (W., finit aurg. vol., p. SIS.

■clavière faite trop urd.

(I) ÂuKrkan journal of the mtdicat Sàotcti, n' d'oclobru ISbô, pjget 111, 118.

ANËVRYSHE TRAUHATIQUE. ~ TRAITEHENT.

ifiroa tn-dMiD* do point de Mction. Il ■« )morrb*cie lecoadaira d'an uraclèra lUrle moignon ; il y ent nne conaullatlon, on |ua an inéfiytiiia de l'artère bnchltle et •econde ampaUtlon. L'eumen de U partie monin on aninysme bernlaire de l'anère k deui paucei et demi enTiraa au-deuoi ture. an point d<i âne petite poninn de la «tame aTtlt éti enleide par le eontean. A ette ouTertnre circulaire, d'an huitlËme de diamètre, lea tuDlqasB interne et moyenne . lit aaillie. formanl une tumenr anérryamale, nètre d'un demi-pouce an moina, rappelant i l'une hernie k traTers l'annean cniral. L'hé- • lecondairea'dtaitraltepar anedéchiraredea | I Mt anényime. Le malade ensnita alla bien.

la secûnde de ces deux formes rares jBiDe circonscrit toutes les tuniques ar- ' sont perrorées, elle sac est Tormé seu-

pu U tunique exleme et la gaine. L'aae a ordinairement pour point de départ lite piqûre fùte dans les parois d'une volumineuse, telle que l'axilloire ou la le. Tout d'abord l'hémorrhagie est abonmeis une fois qu'elle est arrêtée par la ssion faite localement, la plaie externe aie artérielle guérissent Ce n'est qu'enle la cicatrice cède, et qu'elle forme, les semaines et des mois, une tumeur re, avec bruit de soufQe et frémissement \re. Le sac est parfaitement distinct, ç|u'il est par la dilatation de la cicatrice, L de la gaine et de la tunique externe; il is d'ëpanchement sanguin dans les tissus

(Erichsen).

Symptômes.

èvrfsme circonscrit a ordinairement des lions moindres que l'anéTrysme dilfus, l présente beaucoup plus de tension et a niles plus nettes. Il est le siège de pulsad'un bruit de soufQe et d'un Frémissevibratoire. 11 se ramollit quand on coml'artère dont il provient, et ses pulsations, it de soufde et le frémissement vibratoire it, pour réapparaître quand on cesse la

Traitement.

lut d'abord toujours essayer la compresquand elle échoue, on a recours à la liga- Dans le traitement des anévrysmes cirrits, traumatiques ou spontanés, ou a mit> âge U ligature par la méthode d'Anel, de

Hunter et de Brasdor, comme parcelle d'Antjllus, qui constitue l'opération ancienne:

Le 14 Jnillet ISS», Je fli la ligature da l'artbre lousclavière gauche d'aprè* la méthode de Hnoter pour ao aaéTrytme clrconicrit, inr un capitaine eontéAiri Igé de SI ana, qui, le 31 Juin, avait eo l'épaule gauche traveriée par nne balle qui arait coupd l'aullilre. L'hémorrhagie eetsa ipontaaément, la pltle guérit bien, et U plaie artérielle ne donna aucune Inquiétude jdiqu'au 11 Juillet, Jour où l'on découvrit un anéirytme drcouiicrit de la dlmeniion d'an ceuf do poulet. Da 13 tu 14 la tumeur fit de tais progrès que Je n'oui faire ta Eompreaalon par crainte de la rupture du sac La tumeur <tait el nellement délimitée, et

Fig. 918.A. Flg. 919.H. Fig.SÎO.B. Fig.BIl.W.

rlg. 018 à Bll. — Diagrammo montrant eo quel point on applique la ligature dana la méthode d'Anel, de Hunter, de Brasdor et de Wardrop. — Fig. BIS. (A) Dana l'opération d'Anet ta ligature eat appliquée ■nr l'arttra du cAté cardiaque entre l'anénjame et la première collatérale. — Fig. 919. (H) Dans l'opération de Hunter la ligature eit appliquée aur le tronc principal da cAlé cardiaque, beaucoup plui loin de ta léalon et au-deatua de la premiers col latérale. — Flg. 930. (B) Dana U méthode de Braidor la ligature eit appliqués sur la tronc principal du câté périphérique. — Fig. 931. (W) Dan* la même opération modlBéa par Wlrdrop la ligature eu appliquée lor une bnnclie du côté ptrlpbériqao.

rcaaemblait tellement k la tub et aa toucher t un inérryame apontané, que ji penial que l'opération di Hunter réuiairait preaqne certainement, et Je la 11*. La plaie de l'opéra^on alla bien, et la ligatura ae détacha le dli-hnltième Jour. Il n'en fut pas do même de l'anétryame ; car le 19 Juillet te aac suppura et ab vida par l'oriBce antérieur fait par le projectile. L'issue du pu* par le aac continua. Le 6 août ii ae pro> duisit une hémorrbagle aecondiire violente, qui ae reprodui«lt pluileuri toi* Juiqu't la mort dn malade (le 19), épuisé par la sappuratloa et l'hémorrhagie. Autopsie : Le bout périphérique da l'artère fut trouvé oblitéré. Le bout central était ouvert, et c'est par eu

JOHN A. LIDELL. — PLAIES DES VAISSEAUX SANGUINS

bout q«e le lang t'était échappé refluant des bronches dans le tronc de raxillaire grice à rétablissement d*one circulation collatérale. La seule opération qui aurait pu réussir était Topératlon ancienne. L'artère est conservée dans notre musée médical militaire (1) ; elle est repr^ntée figure 932.

Dans tous les cas analogues, Topération an-

cienne a bien plus de chance de sauyer le malade que Topération de Hunter ou d*AneL Le meOlear procédé pour faire l'opération ancienne diw l'aisselle a déjà été décrit en détail à propos des déchirures et des ruptures de Taiullaire (1).

Le IG Juillet 1S63, Je fus appelé en consalutisak

Flg. 932. — Ligature de l'artère sous-clavière gauche pour un anévrysme traumatique circonscrit de TixilUire;

hémorrhagie secondaire.

Tambulance de Camp Barry pour voir un énorme anévrysme traunutique circonscrit de Tartère fémorale gauche chez un soldat de 26 ans, qui avait reçu le 26 mal une balle de pistolet qui avait contusionné

cette artère. On avait déjà essayé de la compretsiM sans succès. J'avais été si peu satisfait do TopéntioB de Hunter dans le cas ci-dessus rapporté que jMDsisui de la façon la plus pressante sur la nécessité de fiin

Flg. 923. — Diagramme montrant la longueur et le trajet de Tincision, l'ouverture de l'artère et le sièfis du ligatures dains un énorme anévrysme circonscrit, guéri par i^opération ancienne. A, ouverture de Taitère II, incision; LL, LL, ligatures placées au-dessus et au-dessous de l'ouverture.

l'opération ancienne, et J'aidai à son exécution. L'étendue de la tumeur et le procédé opératoire sont indiqués dans le diagramme fig. 923. L'anévrysme s'étendait de deux pouces au-dessous du ligament de Poupart à quatre pouces au-dessus du genou. L'artère fémorale fut comprimée sur le pubis pendant l'opération. La tumeur fut ouverte par une incision de huit pouces de longueur environ. Le sac était lésé à l'intérieur et ne contenait que peu de caillots. L'ouverture de l'artère était petite et ovale. Le sang qui

(l)Spec. 1684, sect. L

s'écoulait du bout périphérique de l'artère était vsineux et s'échappait en bavant. Il n'y eut pas d'accidents consécutifs. La cicatrice de la plaie d'opératios mesurait six pouces et demi en longueur (2).

Quand il se produit une hémorrhagie secondaire après Topération ancienne, le sang 8*échappe ordinairement par le bout périphérique

(1) Voy. tome III, p. 234.

(2) U, S, tanitary commission surgicai memoirt, vol. I, pp. 101-120.

PUIES ARTËRIOSO-VEINEUSES.

. n faut rouvrir 1b plaie et refaire la lisur-le-champ. C'est ce que fit i. Bell D anévrjsme axillaire. Le malade gaé-

ant la guerre civile ro[>érallon ancienne nt rËussi, et on a en de nombreux inavec les aulres méthodes, gature élastique et la bande élastique rch sont d'un grand secours dans l'exëcul'opëration ancienne sur les membres, ut être faite en général sans perte de 1 avec une perte très faible.

AnÉVRYSHES PALHAIREH.

les anévrjsmes palmaires il faut eml'appureil d'Esmarch; on ouvre la luin enlève les caillots, et on lie les deux e l'artère sans perle de sang.

Les anévrfsmes traumatiques de l'artère vertébrale ne sont pas très rares. Kocber en a réuni vingt et un cas. On n'a jamais signalé d 'anévrjsme spontané de cette artère,

11 faut essayer dans ces cas la compression. Si la tumeur se rompt ou menace de se rompre, il faut rouvrir avec précaution et essayer de lier l'artère au-dessus et au-dessous; si on échoue on tamponnera au-dessus et au-dessous avec de l'amadou ou quelque substance semblable.

Dans les anévrysmes pelviens on peut quelquelois obtenir des renseignements importants pour le diagnostic et la thérapeutique en explorant la cavité pelvienne au moyen d'une main introduite dans le rectum, comme je l'ai déjà montré à propos des vaisseaux pelviens.

ÎS ARTÉRIOSO-VEINEUSES; VARICE ANÉVRYSHALE ET ANÉVBYSME VARIQUEUX.

FLAieS ARTERIOSO-VEINECSEB.

avons déjà mentionné plusieurs cas iquels le corps vnlnérant avait lésé à la i grosse artère et sa veine satellite. Le ce a publié le cas suivant :

Idat, d'enTiron 20 àtit, h blesu lai-mtme illement nec un pistolet le 31 octobre 1864. ;ijle pénél» par le câté gauche du cou, k un I la ligne médiane, et au niveau da U pomme il alla se loger au-dessous de l'occiput k gauémorrhagie s'arrêta spontanément et il se le tumeur considérable. Le !S, on sentait un ment distinct et un fort bruit de aonllle. L& 1 la carotide primitÎTS aa-detsoas de l'omo- . Le 3 novembre, le malade mourut de ramolt cérébral. Autopsie : en trouva une encecba 'artère carotide primilliS et une perforation pilaire interne. 11 n'y avait paa de sac anédittinct et pas d'embolie de» artère* céré-

les plaies simultanées de la carotide et gulaire interne, de même que les plaies o-veineuses en général, ne sont pas toulortetles; si elles ont peu d'étendue et circonstances d'ailleurs soient favoraes peuvent former des varices anévrys-

Bell, Brit. med.joum., M fév. I8T9, p. Î89. S. lamtan/ eommitiian mrg. memoirt, vol. I,

maies ou des anévrfsmes variqueux. Quand les lèvres de la plaie artérielle adhèrent intimement k celles de la plaie veineuse, et que le sang passe directement de l'artère dans la veine, il en résulte une varice antvry^male ; mais quand

B p aie artérlose-veineDee

les lèvres de la plaie artérielle adhèrent moins intimement à celles de la plaie veineuse, que la pression du courant artériel sépare la paroi de l'artère de celle de la veine, et que le sang, en condensant les lames des fascia et du tissu conjonclif, forme une poche ou un sec entre tes deux vaisseaux, il en résulte un anévrj/f^i variqueux. Le pronostic de la varice anévrysmale

JOHN A. LIDELL. — PLAIES DES VAISSEAUX SANGUINS

OU de ranévrysme variqueux est beaucoup moins sérieux que celui de Touverture de Tarière seule ; car une portion du sang artériel est projetée dans la veine à chaque pulsation, et la pression ou l'effort exercé sur les parties en est considérablement diminué. Aussi la tumeur ne prend-elle pas en général un développement considérable, et la rupture est-elle ordinairement évitée.

VARICES ANÉVRYSMALES,

On désigne sous ce nom un développement anormal, un état variqueux, tortueux, d*une veine

dû & une communication établie entre elle et Tartère contiguë (fig. 925), après une plaie simultanée des deux vaisseaux. Le sang artériel, qui est projeté dans la veine à chaque pulsation, It dilate plus ou moins, et détermine répai8sias6 ment de ses parois.

C'est Hunter qui a le premier décrit cette lésion (1). Scarpa cependant réclame pour Guiltani une part dans le mérite de cette découTerte; il a publié en effet deux cas non douteux de varice anévrysmale (2). Afais les observatioosds Hunterfurent publiées en 1757 et en 1764, tandis que Guattani ne vit son premier malade qu'eo 1769 et ne publia son livre qu'en 1772. Uocude

Fig. 935. '— Di&gramine représentant une yarice anévrysmale (*).

(*) A. artère ; V, veine ; X, siège de rouvertnre de communication entre l'artère et la veine ; 3, 3, 3, 3, diUtiâM j variqueases de la veine, avec épaississement de ses parois.

varice anévrysmale avait été mentionné précédemment par Sennertus.

Symptômes.

Outre l'histoire d'un traumatisme dans les antécédents, la varice anévrysmale est caractérisée par une tumeur circonscrite, ordinairement petite et décoloration bleuâtre, constituée par une veine dilatée,qui est le siège d'un tremblement particulier et d'une vibration, qui produit un bruit de sifflement, de bourdonnement, dû au passage du sang de l'artère dans la veine par son orifice étroit. On compare quelquefois ce son à celui que produit une mouche sur une vitre ou dans un cornet de papier. On constate généralement en môme temps un état variqueux des veines voisines. La tumeur est molle et disparaît complètement sous la pression. Elle s'affaisse dans l'élévation du membre, et la pulsation dont elle est le siège est moins forte. Mais dans la position déclive du membre ou quand on comprime la veine du côté cardiaque, elle augmente de volume. La compression de la veine du côté périphérique ne diminue ni ses dimensions

ni la force de ses pulsations. Quand pourtant os comprime l'artère du côté cardiaque, lapobaf tion cesse immédiatement ; elle réapparaitquaoli on cesse la compression. Le tronc principale; l'artère augmente considérablement de voloinij au Dont d'un certain temps, et il est le siège k\ pulsations plus violentes que dans l'artère co^] respondante de l'autre membre. Du côté péii>i phérique les artères se rétrécissent au contraiis et leurs pulsations s'affaiblissent : le bruit dont' nous avons parlé peut souvent s'entendre dam les veines à une distance considérable.

La varice anévrysmale ne fait ordinairement que de très lents progrès. On cite des cas dans lesquels elle n'augmenta pas de volume pendant dix-huit, vingt et même trente-cinq ans. Quand cependant les varicosités augmentent de dimen-.^ sion, il peut résulter beaucoup de mal de h ^ pression qu'elles exercent autour d'elles. L'obs* tacle apporté à la circulation veineuse détermim

(1) Hunter, Med. observations and tt^'urtet, voL 1^, p. 340 et vol. Il, p. 390.

(3) Scarpa, Réflexions et obsennUiêns chirurgicales sur ranévrifeme^ .mdala par

Paris, 1809.

ISV]

ANÉVRYSHE ARTËRIOSO-VEINEUX. — SIÈGE.

de fœdèmfl et da U cjranose du membre, de l'abaiMement deUtempérature. de l'ulcération des TuîGontés elles-mêmes, qui donnent lieu k des hémorrhagies et quelquefois à de la gangrène.

L'obserration suivante a été publiée pendant h dernière guerre civile ; elle montre bien les sjmpl6mes et la marche de l'alTecUon.

Le anjet était on loltUt de » «ns. A l'ige do 16 ini n knit éti blwtd ucidsntellement pir an couteau h hputia interae de U cuiiae gaucbe, à daai pouces •nirOD H-deuoos da ligament de Poopirt; la lame

»ait perforé l'artère et U *alne fémonle* près de t'origiris de U proronde. 11 l'était produit une hémorrhigie abondante, qal avait été irrétés par la compreislon ; la plaie guérit, et an bout d'une semaine lo bleasé reprit ton travail da rermler. Il ne ressentit plus rien ensnlie, sauf quelquefois une douleur légère sur le trajet de la plaie iprès une fatigue. En août 1863, huit ans après l'accident (11 était alors soldai), M caisse se mit tout d'un coup à enfler après one marche forcée au point de mesurer trente-dsui pouces de elreonrérence. Le 11 novombre, il entra h l'bûpiul. La cuiase gauche était très tuméfiée, œdénateute et cyinosée; on y voyait des Taricositéa, et on pouvait constater on ft'éoilssement Tlbrstoire et nn

- Varice anérrysmale de la cuisse gauche. On *oit la portion terminale de l'aorte et des deux artères itlaiiues, atec une ligsiure sur ta gauche. (Spac. 3St)7, A. H. H.)J

fanit de aouHla anérrysmai. Le 6 février 1864, l'ar- Un iliaque eiteme fut liée, mais sans snceèi. L'été Mnnt, la cuisie se distendit énormênenl et un cer< tain nombre d'ouvertures qui s'étaient fUtea prirent lue apparence gangreneuse. A la fin d'août la cuisse ■esoraic trente-sept pouces de circonférence, et ses 1^ wiaes paraissaient plus distendues qu'avant l'opéra- 1 ttsB. Lel7 septembre, l'artère illaqueprimillve fut liée, , M dnq jours après le malade mourut de péritonite. La |lèee est conservée au musée médical militaire (■g. nC). On voit la ligature de l'Iliaque primitive in silM. Dne constrietlan montre le point oii l'iliaque atteme a été liée. L'artère fémorale a été mal injectée M paraît contractée. On voit bien l'état varîqueui de k vdne fémorale. L'intuceèt des opératiaos d'Anel et de Bouter est k remarquer.

ANBVBTRNR VARIQUEUX.

Oa désigne sous ce nom un anévrysme trau-

■atiqne circonscrit qui communique d'un c0té

" iKG l'artère d'où il lire son origine, et du c6lé

. ipposè evec une raiice anévrysmale (Bg. 927).

LesBjmplAmes de l'anèvr^sme variqueux sonl

eeni de la varice anévrjamale combinés à ceuii

de l'anérrisme traumatique circonscrit. Quand

on chassfllesang de la varice par la pression, la

lomaar «Dévrjsmale persiste. Dans des cas tiës

tins l'aaévrrsms variqueux a une origine

a (Bg. 918).

S14gfl de l'aoévrreme artArloao- veineux.

Le siège le plus ftéquent de ces anévrysmes est le pli du coude; ils sont la conséquence de la saignée. Goupil établit que sur cinquante-

Fig. OIT. — Anévrytma variqueux ; le sac est entre l'artère brachiale et la veine médiane basilique (d'après sir Ch. Boll). A, artère brachiale; V, veine médiane basilique présentant des varicosités anévrfsmales ; N, tumeur anévrysmale en conneiioa avec Tarière sous-Jacenle par une petite ouverture et avec la varice anévrysmale située au-dcssua par un autre petit oridce.

sepl cas, trente et un reconnaissaient celte origine. Le D' Gross a réuni dix cas d'anévrjsmes ariérioso-veineux du cou; dans huit il s'agissait

JOHN A. LIDELL. — PLAIES DES VA1SSEA[DC SANGUINS

d'une Tarlce anéTrysmEile, et dans deux d'un anëvrjsnie variqueux. Dans tous ces cas la veine jugulaire interne était le siège de la lésion; dans BÏi elle Était en communication avec la carotide primitive, et dans les quatre autres avec la carotide interne. Dana aucun d'eun la lésion ne parut abréger la vie ou délei'mîner beaucoup d'inconvénients. Elle était le résultat de plaies par instruments tranchants ou piquants dans sept cas, de plaies par armes à feu dans trois. Dana plusieurs de ces cas la direclion de la plaie

Fig. 928. — Anâirjtcne viriqueui remarquRble de l'ione k M bifurcation et de la veina ctve (Syme). A, aorte; B. veine c*va InfârieuTB; C, anévryime; D, siège d'une ooverture MTon die, un peuplus large qu'une pièce de dix sous, éubliuant la communlcation entre lea vaitseKut (Benneit'i Leclura, p. 217). Anérrysme supposé spontané.

des téguments avait été telle qu'elle n'était pas devenue béante au momentoù l'instrument avait été retiré [1). Le baron Larrey a rapporté trois cas de varico anévrismale de l'axillaire consécutive à des plaies de l'artère et de la veine QxiUaire. Bérard en rapporte un cas, observé par Dupuytren, après un coup de feu dans l'aisselle. LeD'J. C. Nott, en Jti41, a publié un cas de ligature de l'artère sous-clavière pour un anévrysme artérioso-vcineux ; le malade guérit.

(1) Âmei: Joum. ofthe med. »

pp. 4t, 46; avril, pp. 839-340.

r, ISeT, Janvier,

Le D' Wederetrandt a publié un cas de mice anévrjsmale consécutive à une plaie par anns à feu de l'artère et de la veine sous-clavières, à laquelle le sujet survécut sept ans : il moarot d'une autre maladie : Legouest (I) rapporte un eu semblable consécutif à un coup de feu de l'aliselle droite reçu à Balaclava. J'ai donné pliu haut un cas de varice anévrjsmale de la cuisse gauche consécutive k une plaie de vaisseaui fémoraux. Hennen en rapporte un autre àt i une plaie par arme à feu des mêmes vaisseaux (2J. On a publié beaucoup d'observations d'anëvrjsmes artérïoso- veineux de la cuisse. Dorsej, d'après Poncet (3), en a rapporté un de la jambe consécutif k une plaie par arme àfeu.

TraltomoKt das anérrysmes arUrlo-vel-

L'anévr^sme artério- veineux du cou, si l'on en juge par les observations publiées, ue ittermine pas la mort, quand on l'abaadannei lui-même. 11 ne faut pas intervenir dans ce cts, à moins que la lésion ne détermine des incoovénienls ou ne crée un danger, ce qui est rare.

H faut alors essajer tout d'abord la compression. Hedini rapporte un cas mauvais d'anévrysme artério-veineux du cou, qui guérit pir l'application longtemps continuée du loomiquet de Signorini(4).

Si la compression échoue, il faut avoir r^ cours i la ligature. On a souvent mis en usagt, d'après des idées théoriques, la ligature par 11 méthode d'Anei et de Hunter, mais, en somme, les résultats furent désastreux. J'ai déjà parlé d'un de ces insuccès. Follin a rassemblé dii cas d'anévrvsme artério-veineux de l'eitrémilé inférieure, dont cinq furent traités par U ligiture fuite du côté cardiaque ; tous se Lerminôreol par la mort. II en a rassemblé neuf d'anémsnie$ de l'extrémité supérieure. Soumis au mi}nie traitement, trois furent mortels; dans cinq casili eut des récidives ', un seul guérit. La cause 1> plus fréquente de la mort fut la gangrène (>)- Le professeur Spence a publié un cas à'aaivrysme artério-veineux de la cuisse guéri pir

(i) Legouest, Traité d» ehirurgit tParmét, !' 6^ lion. Paria, 1871.

(1) Uennen, Mititaryiurgery, pp, 1S8, 1à9.

(3) Poncet, Koiai. Dict. de mid. et dt ehir. pmfifW, t. XIX, p. &86, art. Jahbb.

(4) Hedini, BulUHno dette tdenit tnediehi, imna

(6) lied, and twg.hisl., etc., sec. iur|. yoI.,P-)1'<

ANÉVHYSMES ARTÉR 10- VEINEUX. — TRAITEMENT.

la ligalure de la rëmorale au-dessus et au-dessons de la lésion (1). On a publié un nombre considérable de ces cas guéris par la même méthode.

Quand la nëceaaîté de l'opération s'impose, le

meilleur procédé est de détacher avec soin la peau de la tumeur, après avoir appliqué l'appareil d'Esmarch, de mettre à nu l'artère et de la lier au-dessus et au-dessous de l'anévrjsnie. Si on peut, on passera une troisième ligalure

Toarnlqaet de Hay [').

{') A, coQitinet de pretrion ; B, coaaiinet de con (répression ; C, pelote ; E, clef s'adipUnt en F, poar npproïber ou dloigner Im coDUineU ; G, fenêtres pour adapter les coDiilneM; H, ttngle et boucle.

lulour du canal de communication de la veine 1 et de l'artère, de façon à éviter tout Insuccès postible venant de celte source. Les dincullés |

de celle opération ne doivent pas être méconnues, et le chirurgien devra avoir bien présent à l'esprit l'anatàmie de la ré^on et les modifl-

Flg. 930. — Compresseur artériel de Briddon.

cations dont elle peut être devenue le siège. La plaie de l'opération sera traitée par la méthode antiseptique.

[!} Spenee, Edmbvrgh med. joum., juillet 1861).

Les figures S29 et 930 représentent deux bons instruments pour le traitement des anévrysmes en général par la compression.

La compression exercée par l'instrument de Briddon ksI élastique ; lot vis traversent en elTel

JOHN A. LIDELL. — PLAIES DES VAISSEAUX SANGUINS

des bandes 'de caoutchouc ; cet instrument peut être toléré longtemps sans inconvénient.

La pression peut être faite en deux points, à une distance variable Tun de Tautre, ou bien on peut démonter Tinstrument et ne se servir que d*un seul compresseur en guise de tourniquet. On peut faire construire un modèle plus petit pour l'extrémité supérieure, ou

un plus grand pour comprimer Taorte abdo* min aie.

Les compresseurs élastiques sont attadiés aux vis par une douille et ils sont fixés dans une pièce de bois concavo-convexe, protégés par plusieurs couches de peau de daim, que ron adapte au moment de s'en servir et qui doivent être poudrées à chaque application.

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