‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 238 sur 452 · LIGATURE EN GÉNÉRAL. — INSTRUMENTS · texte numérisé non relu

LIGATURE EN GÉNÉRAL. — INSTRUMENTS

lair» externe ou une deseï branches); un siCDement ■e fit entendre ; la Teine fat immédiatement comprimée, puis liée ; maie U n*y eut aucun trouble dans le pouls ni la reepiration. L'opération fut achevée et tout alla bien ensoite (1).

n est très probable que Tair avait pénétré dans le tiasn conneetif lAche situé sous le fascia cervical profond.

Pathologie.

Après cet accident on trouve à Tantopsie de Fair mélangé au sang dans Toreillette et le ventricule droit, et du sang spumeux également dans la veine cave supérieure et d^autres veines; les poumons paraissent exsangues.

On a expliqué la cause de la mort de différentes façons, mais aucune de ces explications n*est tout à fait satisfaisante. Parmi les plus plausibles est celle qui suppose que Tair passe dans le Tentricule droit et empêche Tocclusion de la Talvule tricuspide et des valvules semi-lunailes : les deux orifices restent donc ouverts dans la systole et ia diastole, l'air entre dans les artères pulmonaires et empêche Taccès du sang ; fl se produit une insuffisance dans l'afflux du sang au cerveau et aux centres nerveux, et une syncope mortelle accompagnée généralement de convulsions. L'action du cœur continue ordinairement quelque temps après la cessation de U respiration.

Quelques individus, échappés au danger immédiat, sont morts de pneumonie.

Traitement.

Une précaution très importante, qui ne doit jamais être négligée, quand on opère dans la région dangereuse, est d'assurer la régularité de la respiration en administrant convenablement les anesthésiques. Le chirurgien de son c6té doit éviter tout ce qui pourrait faciliter la production de cet accident. Il faut mettre les

parties dans un état de relâchement compatible avec l'exécution de l'opération. Il faut avoir bien présent à l'esprit les rapports des veines, avant de faire la moindre incision. Les tumeurs doivent être détachées, autant que possible, avec le manche et non avec la lame du scalpel, et toutes les veines qu'il n'est pas nécessaire de couper doivent ôtre écartées. Quand il est nécessaire de diviser une veine, il faut faire de la compression au-dessus et au-dessous de l'ouverture, et cette compression doit être maintenue sur le bout cardiaque jusqu'à ce que la ligature soit faite. Mais c'est surtout quand on arrache des tumeurs adhérentes des parties profondes du cou ou de l'aisselle, qu'il faut faire exercer par les aides une compression sur les veines voisines au-dessus et au-dessous. Dans la désarticulation de l'épaule il faut éviter avec le plus grand soin d'ouvrir la veine jugulaire externe. Dans la ligature de l'artère sousclavière, il faut également éviter de blesser la veine. Dans la désarticulation de l'épaule, l'entrée de l'air dans la veine axillaire doit ôtre prévenue au moyen de la compression.

Quand par malheur de Tair est entré dans une veine, le chirurgien doit placer immédiatement un doigt sur rorifice, et poser une double ligature sur le vaisseau. Beaucoup de sujets ont pu être sauvés ainsi. La syncope, le collapsus indiquent la nécessité de tenir la tôte du malade dans une position déclive, de faire la respiration artificielle, et d'administrer par la méthode sous-cutanée ou rectale des stimulants diffusibles, comme l'ammoniaque et l'eau-devie. Rappelons que des chiens, dans les veines desquels on avait introduit une grande quantité d'air, ont pu être rappelés à la vie au moyen de la respiration artificielle continuée pendant une demi-heure ou trois quarts d'heure.

Gomme dernière ressource on peut avoir recours à la transfusion de quelques onces de sang.

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