DE LA LIGATURE EN GÉNÉRAL
Instraments.
Us instruments nécessaires à la ligature des ^ères ou des veines dans leur continuité sont
(1) VtmsnU, GoM, hebd,, 1888, p. 722.
un scalpel, une pince, une sonde cannelée, des stylets d'argent, des aiguilles à artères et des fils à ligature.
Le scalpel ordinaire est le meilleur instrument pour la dissection, et l'extrémité large et mince de son manche peut servir à séparer le
JOHN A. LIDELL. — PLAIES DES VAISSEAUX SANGUINS
tissu coojoQCtif, les couches des fascîaft, et d'autres organes, quand il vaut mieux ne pas employer le tranchant (i).
La pince doit avoir des mors minces et s'adaptant bien, et les branches, pas trop larges, doivent ôtre assez rigides pour ne pas plier quand elles sont fermées et qu'on exerce une
traction. Assez souvent une seconde paire de pinces est nécessaire (1).
Un au moins des stylets d*argent doit ébe percé d'un œil à son extrémité aplatie.
Une des meilleures aiguilles à artère est l'aiguille américaine à anévrysme de Xott, surtout pour lier les artères profondes (î).
Kig. 931. — Aiguille américaine ordinaire à anéYrysme.
Elle est composée de deux parties, un manche droit et une extrémité courbe, qui se visse sur le manche. L'extrémité recourbée a deux yeux; quand on s'en sert, le fil à ligature est passé dans le second œil ; on passe alors doucement la pointe de l'aiguille sous l'artère, et quand elle émerge de l'autre côté on insère le crochet
mousse dans le premier œil pour maintenir so* lidement la pointe jusqu'à ce que le manche soit dévissé ; puis on retire la pointe avec le fil. - Il existe cependant plusieurs espèces d'aiguiilei à artères qui sont de bons instruments; tel figures 931, 932 et 933 en représentent trois. La pointe courbe de l'aiguille à artère dé
Fig. 932. — [Aiguille à anéyrysme de Syme.
Mott peut quelquefois [se desserrer, et alors tourner dans la plaie pendant qu'on la passe autour de l'artère. Pour obvier à cet inconvénient on a imaginé l'instrument représenté figure 933. La tige est creuse et reçoit une baguette d'acier à tète en forme de bouton pour qu'on puisse la tourner commodément. L'extrémité inférieure de la baguette se termine par une vis destinée à se visser à l'extrémité supérieure de la pointe
courbe. La tige est pourvue à son exlrémilé su* périeure de deux dents triangulaires, et l'eilré-i mité supérieure de la pointe courbe de deoi^ dépressions triangulaires correspondantes. Lai deux parties de l'instrument sont vissées YrM sur l'autre, quand la pointe de l'aiguille a éil passée au-dessus de l'artère, et pendant qu'i la maintient avec le crochet, deux ou troii tours de vis en sens inverse désengagent Tei-
Ht.
Q. TIEMANN & CC.
Fig. 933. — Aiguille à anévryamo américaine perfectionnée.
trémité courbe qui contient le fil à ligature, que l'on retire alors.
Le catgut de Lister est préférable à tout autre fil. Quand on n'a que des fils de soie, il faut les faire tremper pendant une demi-heure dans un
(1) Voy. Amputations^ in Encyctopédie de chirurgie^ t. Il, p. 328.
mélange de cire fondue et d'acide phénlque. Le malade doit être placé sur un lit dur oa sur une table ; le chirurgien se place à la partie externe du membre ou de la région où il s'agit d'opérer : un aide doit être prêt à faire la coin*
(1) Voy. Amputations y ibid.^ p. 331.
n) Voy. tome III, p. 357, flg. 915.
LIGATURE EN GÉHÉHAL.
[weuion mu le bout cardiaque de l'arlère, si par haurd ellfl était Uessée ou cou|>ée par le fil à ligabin ; un antre tient les éponges et un dernier les rétraclenn.
Il est important de ne pas blesser les veines superflcietles; ilTaut donc bien déterminer leur situation avant de commencer l'opération, ce qu'on fait en comprimant entre la plaie et le ccear.
Réglea généralas ponr découvrir et lier laa principales artères dans leur oontlanltè.
I. L'opérateur, avant de commencer, doit avoir bien présent k l'esprit les rapports analomlqnes de la région.
i. On détermine alors la direction et la longueur de l'incision cutanée. Il est pradent de l'indiquer sur la peau avec de t'encre ou de la craie.
3. On fait prendre an sujet la position la plus commode pour l'opération et la mieux éclairée.
i. On fait l'incision cutanée en fendant la peau avec les doigta de la main gauche, tandis que le scalpel divise toute l'épaisseur de la peau. Si l'artère est sous-cutanée, on fait un pli transversal à la peau, on le divise de dehors en dedans ou par transfixion.
5. On soulevé l'aponévrose avec la pince, on l'ouvre aTec le scalpel tenu horizontalement, et on l'incise sur la sonde cannelée.
6. Quand le bord du muscle, qui sert de guide, est mis à découvert, il faut se servir très
Tig. 934. — lu trod action da tljlel (Eimardi). Fig. 945. — Inuvdnetlon de l'aiguille k tnévryime (EsmttcbJ.
peu du scalpel. C'est avec ses doigts ou le manche du scalpel que le chirui^en doit mettre à découvert la gaine de l'artère ; en agissant ûnsi il sera bien moins gêné par le eang et apercevra l'arlère bien plus facilement (Mott).
7. Dès que la gaine de l'arlère est découverte, l'opérateur la saisit avec la pince et la soulève, puis la coupe borizontalemenljusle au-dessous
de la pince. En recommençant plusieurs fois il ouvre largement la gaine. Hais il ne faut pas détacher l'artère de ses attaches filamenteuses sur une trop grande étendue ; on compromettrait sa nutrition, elle pourrait s'ulcérer et une hèmorrhagie secondaire serait à craindre. Il ne faut donc pas ouvrir la gaine plus qu'il n'est nécessaire pour passer le fil.
faire le nceud ^ËBmirclil.
t. Dès que la gaine est suffisamment ouverte, l on introduit l'aiguille à anévrfsme américaine perfectionnée, toujours du cAlé où se trouve la ^e; OD dévisse le manche et on retire la '
pointe courbe avec la ligature. Ou bien on passe autour du vaisseau un stylet courbe, en tendant la gaine avec la pince (flg. 034). 9. Au moyen du stylet, on ourre le chemin
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JOHN A. LIDELL. - PLAIES DES VAISSEAUX SANGDINS.
à une ëlroile aiguille à anévrvBme [celle de Syme ou l'aiguille américaine ordinaire), percée d'un œilàson exirémité ; on fail passer l'aiguille en sens inverse (lig, 035).
10. On relire alors le stylet; on passe un til dans l'(à\ de l'aiguille, et on retire l'aiguille.
H . On fait un nœud sans tirer sur l'artère et
en serrant avec le bout des deux index tu fond
de la plaie [flg. 936).
12. Il est bon de faire deux ligatures sur la grosses artères et de couper le Taisseau «i|k ces ligatures, de façon que les bouts pcimiU se rëlracler.