‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 24 sur 452 · III · texte numérisé non relu

III

JTAMES C. WRITE. — HAUDIES CHIRURGICALES DE LA. PEAU

confiance et la patience des malades et de ceux qui leur donnent des soins se sont épuisées et que, par suite, le traitement a.été interrompu, on voit souvent survenir des récidives, parce que, dans les profondeurs de quelque follicule, une seule spore parmi les millions auxquelles on a eu affaire a échappé à la destruction. Aucun traitement interne n'a d'action destructive directe BUT le fongus. Les vêtements qui ont été en coDtacl areclea parties malades doivent être plongés dans l'eau bouillante ou détruits, et les brosses, peignes et autres objets qui ont touché la peau malade doivent être traités de la même façon.

TBIGNE VBaslCOLORE (Sfaoayma : Pityriaiu

vtriicoior).

Cette affection est caractérisés par la présence de taches jaun&tres ou d'un brun sombre, à contours irréguliers, très légèrement surélevées et couvertes de squames très fines que l'ongle emporte aisément et qu'on peut enlever en grattant la surface avec un couteau. Les dimensions de ces taches varient depuis celles de très petits points jusqu'à celles de plaques confluentes qui couvrent de vastes portions de la poitrine ou de l'abdomen.

Elles se montrent principalement sur la face antérieure du tronc, en commençant généralement par la. poitrine, et peuvent s'étendre de haut en bas, de manière à couvrir plus ou moins complètement l'abdomen, les hanches et la partie supérieure des cuisses, elles peuvent gagner les épauleset descendre jusqu'aux avantbras ; elles peuvent encore se porter vers le dos en contournant la poitrine. Rarement elles se montrent au-dessous des genoux ou des coudes, rarement elles montent au cou, jamais elles n'atteignent la face. En d'autres termes, elles ne se développent pas, en général, sur les parties exposées ï l'air et à la lumière, trouvant sans doute, sut ces portions de la peau couvertes par les vétemenls, la chaleur, et peut-être l'obscurité, indispensables au développement de la plante de la présence de laquelle dépend la maladie.

Rarement elle s'observe chez les enfants, fait qui s'explique peut-être par la préférence qu'affecte le parasite pour les cellules externes et sèches de l'épiderme, ces éléments chez l'adulte étant probableoient mieux adaptés sous ce rapport aux besoins du végétal.

Une fois établi, il est rare que le mal disparaisse spontanément, mois il peut durer des an-

nées, «'effaçant peut-être en grande partie dorant l'hiver pour renaître et s'étendre à de {dos vastes surfaces dans le cours de l'été.

Parfois il donne lieu à des démangeain»» très vives dans les parties affectées, tandis qui, dans quelques cas, le malade n'est averti it l'existence de l'affection par aucun svmptdme subjectif.

On confond souvent ces plaques avec les fiches pigmentées, désignées sons le nom it cktoatma, affection qui diffère de celle que noiu éludions par sa situation, par sa marche et pu ses caractères cliniques- La teigne verticolore est une maladieqoi s'observe ftéquemmenl, bien qu'elle aoil sonveDl ignorée de ceux qu'elle affecte et que son existence ne soit reconnue que par la médecin, en examinant la poitrine pour tout aotre motif. C'est pour cette unique raison qu'on la rencontre si souvent chez les phthisiquea, cfr son développement est tout à fait indépendant de l'état général du malade, sur leqasl il n'eiera d'aiLeurs aucune espèce de fâcheuse inOneoce. Cette affection est, du reste, vraiment codIsgleuae, bien qu'elle no se transmette pas auui facilement que l'herpès drciné et que l'on n'observe guère son passage d'un individu k un antre que parmi des personnes nnuit dans Ii plus complète intimité. On ne l'a jamais observéo sur les animaux domeatiquei.

FhAnoméneB mlcrosooplqiwa.

Si Von traite par une goutte de solulion de potasse quelques squames dêlachëes d'une ^-

Fig. 81G. — Micraspore MUcule lJ(ti»«*p<iraii /kr/lir, Ch. Roi).) C).

(*) a, portion du champignon i 6, sporei;'e, tporn se développant.

que de teigne versicoloreet qu'on les eiamineau microscope, on aperçoit une quantité innombrable de conidies sphériques ou spores (fig. 816), réunies en groupes, douées d'un pouvoir rétria-

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