PROCÉDÉ DE SMYTH
Smyth lia le tronc innominé à un quart de pouce au-dessous de sa bifurcation pour un anévrysme traumatique de la sous-clavière, liant en même temps la carotide primitive à un pouce au-dessus de son origine. Il se fit une hémorrhagie le quinzième, le trente-troisième et le cinquante et unième jour; on l'arrèla chaque fois en remplissant la plaie de grains de plomb. — Le cinquante-quatrième jour rhcmorrhagie reparut; on lia alors la vertébrale ; le malade guérit. Il vécut encore dix ans et finit par mourir d'une hémorrhagie par le sac ai^évrysmal; le sang s'était ouvert un chemin jusqu'à ce sac par la sous-scapulaire.
Appréciation.
Les procédés de Sédillot et de Manec peuvent sembler plus briUants ; mais si on considère la difficulté de l'opération sur le vivant, on reconnaîtra, je pense, que l'opération de Mott est la plus sûre et qu'elle doit être préférée. — C'est aussi l'opinion de Sédillot.
Le tronc brachio-céphalique parait avoir été lié vingt-trois fois, en y comprenant le cas publié récemment par Thomson, de Dublin. Sauf une exception (lecas de Smyth), tous les opérés succombèrent.
(1) Sédillot, Méd. opératoire, pp. 241, 242.