LIGATURE DE L'ARTERE VERTEBRALE
Anatomie chirurgicale.
C'est la première et la plus grosse des branches de l'artère sous-clavière. Elle traverse les trous des apophyses transverses de toutes les Terlëbres cervicales, à l'exception de celui de la dernière ; elle contourne en arrière l'apophyse articulaire de l'atlas, et traversant la dure-mère, pénètre dans le crâne par le trou vertébral. Les deux artères vertébrales s'unissent au nirean du bord inférieur du pont de Varole pour former l'artère basilaire. Chacune des trières vertébrales, accompagnée de la veine fertébrale, est placé en avant des nerfs cenricaux dans les trous des apophyses transversesdes six vertèbres cervicales supérieures. Aîant d'entrer dans le canal vertébral, l'artère pisse derrière la veine jugulaire interne et l'artère thyroïdienne inférieure jusqu'à l'apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale, montant entre la scalène antérieure et le long du coo suivant une ligne tirée de la partie postérieure de l'apophyse mastoîde à la jonction du qoart interne et des trois quarts externes de la dtvicule.
Opération.
Après avoir placé le sujet sur le dos, les épaules abaissées et la face tournée du côté opposé, on fait les mêmes incisions que pour kl hgatare de l'innominée par le procédé de Mott, c'est-à-dire qu'on divise la peau, le fascia tnperficialis et le paucier sur une longueur de 2 pouces 1/2 à 3 pouces, le long du bord sntérieur du sterno-mastoîdien, et se terminant à un demi-pouce au-dessus du sternum ; on fait une seconde incision de même longueur et de
fondeur égale à un demi-pouce au-dessus de la clavicule et parallèle à cet os, incision qui va rejoindre l'extrémité de la première. On soulève et on divise le chef sternal et la partie antérieure du chef claviculaire du sterno-mastoîdien. On renverse le lambeau angulaire ainsi obtenu, de façon à découvrir la gaine commune à l'artère carotide primitive, à la veine jugulaire interne et au nerf pneumogastrique. On isole avec le doigt cette gaine du sterno-thyroïdien et du long du cou. On relève alors la tête, en la maintenant tournée du côté opposé, et après avoir porté en dehors la gaine commune et en dedans le sterno-thyroîdien, on met à découvert l'aponévrose qui passe du scalène antérieur sur le long du cou, et la partie antérieure de l'apophyse transverse de la sixième vertèbre verticale, c'est-à-dire le tubercule carotidien de Chassaignac. On ouvre alors avec précaution l'aponévrose un pouce plus bas, et on trouve l'artère profondément. On passe l'aiguille de dehors en dedans. 11 faut surtout éviter de blesser les nerfs phrénique et sympathique ; le gangUon thyroïdien de ce dernier nerf et ses branches communicantes sont très exposés. Si on a de la difficulté à trouver l'artère, il faut introduire un doigt au fond de la plaie et aller à la recherche du tubercule carotidien de Chassaignac, au-dessus duquel on percevra les pulsations de l'artère.
, Les anastomoses terminales de l'artère verte brale permettent au sang de régurgiter par le bout périphérique; aussi quand cette artère est ouverte avant d'atteindre le tubercule carotidien, il faut y poser deux ligatures, une sur chaque bout, après avoir agrandi la plaie originelle. Mais dans les cas d'anévrysme de l'artère sous-clavière, la ligature de l'artère vertébrale est assez souvent nécessaire à cause de la liberté de ses anastomoses qui permet au sang de régurgiter par elle quand l'innominée est liée; ou bien il faut lier la sous-clavière du côté cardiaque au-dessous de l'origine de la vertébrale. Le D' Smyth, dans le seul cas heureux de ligature du tronc brachio-céphalique, fut obligé de lier la vertébrale ainsi que la carotide primitive. Le professeur Parker, de New-York, dans un cas d'anévrysme de l'artère sous-clavière, lia cette artère en même temps que la carotide primitive et les sous-clavièrès. Maisonneuve lia la vertébrale et la thyroïdienne inférieure dans un cas de plaie du cou par coup de feu, et fit l'extraction du projectile; l'hémorrhagie s'arrôta, mais la mort fut déterminée par Tinfiltration purulente du canal vertébral. Un ckirur*
JOHN A. LIDELL. — PLAIES DES VAISSEAUX SANGUINS
gien italien a publié encore deux cas de ligature de la vertébrale.
La ligature du bout périphérique de la vertiébrale entre Tatlas et Taxis, ou entre Toccipital et l'atlas, d'après le procédé indiqué par Dietrich, est d'une exécution extrêmement difficile et d'un résultat douteux.
LIGATURE DE L'ARTÈRE THYR01DIEI<fNE