‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 300 sur 452 · DES ANÉVRYSMES EN GÉNÉRAL. — DÉEINITION ET CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

DES ANÉVRYSMES EN GÉNÉRAL. — DÉEINITION ET CLASSIFICATION

ce plus de raison et de logique'; mais ' usement on s'en sert pour désigner* es lumcurs encore circonscrites, poor ur un point le sac semble ne pas être r les tuniques artérielles, mais bien 'SU cellulaire condensé, et i'épanche- Ëgulier du sang dans une cavité ou issu cellulaire, à la suite d'une plaie

ruplure d'une ortcre saine ou déjà Il est urgent de réformer cette noment nous 7 reviendrons bienlôt. La clasclinique des anévrysmes, telle que les uniques aous permettent de l'établir, ranle:

vusKU FOSiFOUiEs sont des tumeurs

par la dilatation, l'eipansion de l'aronte aa circonrérence. Que celte dila* itriroge Boit, ou non, unirorme, elle ra la plus marquée au niveau ou au

da u partie centrale, pour aller en t Tan aes eitrémilés, où elle se conli-

la calibre normal du vaisseau ; elle ne la forme d'un double cône ou d'un eUknriété, fi un degré moins avancé, dgjHfoiBle nom de dilatation anévrys- • ainévrjsmes de cette catégorie ont oant-deux communications avec le ftiinnn, l'une centrale, l'autre péri- ^ 1059).

mn aicciFOBMK (flg. 1033) est la variété tar la dilatation d'un pointlimité d'une ]*arUre ; il n'a donc qu'un ortQce de calioa avec l'intérieur du vaisseau ; cet ■•■qae toujours situé en dehors du coufuin at semblable à un diverticulum,

la bmtche; adjacent à cet orifice et iF ia lui se trouve le collet; la masse letU, toujours plus large que le collet, rorpf de l'anévrysme. Celui-ci est, dans é, limité par le sac. Un anévrjsme aacleut naître d'un anévrfsme fusiformc

dilatation anévrysmale; dans ce cas, le est, proportionnellement au corps, e que lorsque la tumeur se forme sur re du calibre normal. Cette variété >me peut apparaître sans qu'on puisse aucune cause immédiate-, elle est i spontanée ; elle peut encore résulter umatisme (contusion, distension ou laie directe), auquel cas elle est dite pu, dénomination qui sera bientôt le quelques observations, tTSHE uissÊouAKi (fig. 1054] résulte de I sang par une déchirure des (uniques

d'un vaisseau, dont les enveloppes Kncyd. de chirurgie.

externes sont suflisamment Tories pour résister à la dilatation. Le sang chemine donc à une certaine distance, distance souvent considérablr, dansl'épaisseurdela paroi du vaisseau, en sépa-

Fig. 10i>3. — AnévrjiimB aiccifarme de U carolidu primitive, d'après Uodgion Ç).

('} a, arlère carotide primitive; bc, les deux brïncbei ili- sa bifurcallon ; d, oriflce eu boocbe de l'inévrystni- ; ec, sac anâvryiintU.

rant, comme par une sorle de dissection, les tuniques voisines, ou même les couches de la tunique moyenne l'une de t'aulrc. Pendant un certain temps, il a'y a donc qu'un orifice de communication avec l'inlërieur du vaisseau, mais ensuite le sang perfore d'ordinaire les tuniques e;(tërieures et s'épanche en dehors; il peut encore, en produisant une nouvelle solution de continuité dans la tunique interne, revenir dans le torrent circulatoire. Celte variélé s'observe presque exclusivement sur l'aorte ; on l'er cependant rencontrée une ou deux fois sur les gros vaisseaux qui naissent de la crosse.

ANËvaïfUB AHiBBioso-vEiKEui. — Quaud une de ces tumeurs anévrysmales communique avec une veine par une solution de continuité des parois correspondantes, l'alTection offre les caractères de Vaiié>:ryame artérioso-veiitetix,. On dislingue deux sortes de cet anévrysme; quand la communication est immédiate, sans interposilion d'aucune cavité, il s'agit d'une vabile Quand il existe entre l'artère et cavité remplie de sang, circons- III. — 32

RICHARD BARWELL.

- ASÉVRYSME.

crite, et comm.i i on donne àlalli:!

-mtavec les deux Taisseaux, I iri le nom d'ANfivRïSMB vari-

(*) A, ventrieulp gauclic : R, B, B, tl, B, tuniquB collulease de l'aorte (eaàan pour Isissrr voir le tubi' ariiiriel tormé par les iuiiir|ues inlcrno et moyenne diisé<|ii6e9 et «i^parées de la celluleuse par l'effurl du lang ; i:, C, tiibo ancriel embolie, Corme par les luiiiqucs moyenne st interne ; D, languette du membrane moyenne unissant les deui oriflces de ce lubo rompu; K, aorte arec toutes ses tuniijncs à sa sortie de l'anénryame; K.K',!", trunc Liracliio-c(p1ialii|Ue, curoilde gauclic, aous-claviùre ^aucbe. Leur origine se trame dissiStiUiie par le sang ut fjit par consét|ucnt p.inie do l'aiii^vryame.

L'ANfcvilïSUK IIAMKL-X OU CltLSOÏDE Cl l'*NKÏRTSME

PAB ASASTOMO'K soni dus à la dilalalion de branches nombreuses cl peliles, provenant d'un ini, pins ordiniiiretncnl, de pinsieurs vaisscniix. l.ii diliiliilioti sV'tcnd au\ ramifîcutions les plus li'nne-i k l'i'iiil normal, cl mCme nux cnpil- Uirps; Hle jinrlc non seulement sur lu circon- IV'reiici', niiiis (?in;iire sur Ici longueur des vaia- ^e,■lllx, qnJ devieiincnl lorlucux. La tumeur csl ronni'ii pur (l"H iiniiii de vaisscanx repliés sur

eux-mêmes et irrégulièrement diUléa, g'anutomosant largement «ntre eux, au sein de lûsuE amincis et ramollis (1).

Anëvrtshe diffds. — Les précédentes nriétts d'anëTrysme peuTent, par la rupture ou l'ulcération d'une portion de leur sac, permettre i une plus ou moins grande quantité de sang de s'épancher dans les tissus voisins ; ranévT]rsiiM est dit alors di/fut. Il nous faut ici établir ooe distinction nette: un anévrysme saccironne peut souvent se développer avec ane telle rapidité que, sur un point de sa circonfèreace, toutes les tuniques artérielles, incapables d'une dilatation aussi considérable, se rompeni, ei qu'une portion du sac se trouve ensuite rormèc par les tissus adjacents, déjà épaissis par li pression de la tumeur, peut-être aussi par l'iDflammalion qui en résultait, et renforcés par la coagulation du sang qui s'est infiltré dant leur épaisseur. Les os, les muscles, les aponévroses, etc., peuvent ainsi former une portion du sac ; mais, qu'on le remarque bien, il eiiste un sac: le sang est enkvslë. D'autre part, il arrive quelquefois que le sac, de qudqoe Xttfin qu'il se soit formé, se rompe sur une plm grande étendue et permette au sang de s'épancher dans les tissus irrégulièrement et sao» rencontrer de limites.

Dans le premier cas, l'anévrysme prend a*K raison le nom d'anévrysme consécutif (Brocs' : dans le second, l'anévr^sme est souvent qualifié d'anévrysme diffus; on dit qu'il est devenu dirfus. Je crois que cette dériomiaation devnii être réservée aux petits épanchements se faisant d'un façon lente et que le terme d'mlvrtjsme rompu s'appliquerait mieux à l'épanchément de sang, brusque et considérable, qu'on observe quelquefois.

On doit conclure de ce qui précède qu'un anévrysme diffus peut, s'il n'est pas trop volumineux, s'enkyster de nouveau grâce kla coagulation de la portion ta plus externe de son contenu et a l'épaississcment inflammatoire d» tissus voisins. IJne plaie artérielle, par exemple, peut versr-r dans les tissus une certaine quantilé de sang; l'on verture culanée peut sefennet par les efforts de la nature ou du chirurgien, pendant que la compression peut arrêter l'bémorrhagie ; le sang épanché s'enkyste au bout d'un certain temps, et il résulte de ce traviil un nnfvrysme tritumHli'iw: connévHlif.

Le terme d'iinn'rysmc Iraumatique diffa*servant â désigner l'épanchement irrégulicr cl

in Voy. Enajdopédie lU cl

mgie.l.m.

DES ANÉVRYSMES EN GÉNÉRAL. — CAUSES

ang provenant d*un vaisseau conslilue évidemment une : qui parle d'anévrysme sup m sac, quel que soit d'ailleurs ron a voulu désigner sous la î je rejette n'est autre chose fie interstitielle ou sous-apoint de la division ou de la iseau artériel. Cette déno mi- )nc plus employée dans cet

e classiGcation basée sur le n. Les anévrysmes internes rinlérieur du crâne, du tho- 1, tandis que ceux qui se mon • c ces cavités ou sur un point lembres sont dits anévrysme s n où apparaît la tumeur, Tar- Ue siège peuvent aussi servir a ainsi des anévrysmes intraues, abdominaux ; axillaires ou s, carotidiens, fémoraux, etc.

des Anévrysmes.

anévrysmes sont: l*» une plaie violence (1) subie par le vaisrconstancc susceptible de dé-

élabli entre la pression du ance des parois vasculaires.

rdre de causes, on peutdistinprédisposantes et des causes •minantes ; mais cette dislinc- )solu; ainsi, par exemple, l'aistituer seulement une cause l'anévrysme résulte de quelque

la tumeur apparaît spontanéthérome en est plus fréquemterminanle, ou môme la seule faut alors chercher la prédisis circonstances qui peuvent riser la dégénérescence arté-

Icnu que peu de compte de n des causes, respectable surieiineté, mais qui, pour Tanépédantesque qu'utile.

PI. UKS.

»daites par instrument trandonnant lieu plus ordinaire- )rrhagie, peuvent, en intéres-

tcntion le mot trctumatique qui of- i rambigoité* '

sant incomplètement la paroi d'une artère, déterminer l'apparition d'un anévrysme qui, si la veine est aussi divisée, peut être artériosoveineux, mais qui peut aussi, comme le montrent les faits suivants, appartenir à la variété sacciforme qu^nd l'artère est seule lésée :

Obs. L — Un charpentier, Agé de 26 ^ns, entra, en avril 1861^ à THôpital de Cbaring Cross, dans le service de M. Canton. Trois semaines avant, un ciseau dont il se serrait lui avait échappé des mains et s'était enfoncé dans la cuisse, au niveau de la Jonction des tiers supérieur et moyen. L*hémorrhagie fut abondante, sans être profuse, mais on put 8*en rendre maître sans lier aucun vaisseau ; la plaie se cicatrisa rapidement ; elle était fermée depuis six Jours quand le malade se présenta à IMiôpital. Il vouait montrer une petite « grosseur » qui siégeait immédiatement audessous de la cicatrice et que Ton reconnut aisément pour un anévrysme. L*artère fémorale fut liée.

Le malade ayant succombé, on trouva que la plaie artérielle n*avait probablement intéressé qu'une certaine épaisseur de la tunique externe.

[Obs. il — Un homme de 35 ans, cordonnier de son état, entra en août 1866 h Thépital Saint-André dans le service de M. Oré. Il portait, dans le creux poplité gauche, une tumeur limitée, du volume d'un gros œuf de poule qui remplissait la moitié supérieure de l'excavation et présentait tous les caractères d'un anévrysme. La peau qui recouvrait la tumeur offrait une petite cicatrice, située à deux centimètres en dedans de la corde du biceps. Le malade racontait qu'un mois auparavant, il s'était, dans un faux mouvement, enfoncé on ce point l'extrémité aiguë de son tranchet. L*hémorrbagie immédiate avait été abondante, mais elle s'était arrêtée spontanément au bout d'un quart d'heure. C'est quinze jours après l'accident que le malade avait commencé à noter l'existence de la tumeur. Tous les chirurgiens, qui examinèrent le malade, diagnostiquèrent un anévrysme popli té . La compression digitale do la fémorale ayant échoué, on employa la compression intermittente du mémo vaisseau avec un compresseur spécial. La guérison fut enfin obtenue (2).

Le malade étant venu mourir en 1868 dans un service de médecine du même hôpital, le traducteur fut chargé par M. Oré, dont il était alors l'interne, do faire l'autopsie du membre. La tumeur, très réduite de volume — elle avait celui d'une petite noix — était formée par un amas de fibrine très dure : contrairement à ce que Ton avait cru pendant la vie, elle siégeait sur la branche articulaire supérieure externe, qui avait été intéressée près do son origine par l'instrument vuluérant.]

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