DES ANÉVRYSIIES EN GÉN£:R\L. — SYMPTOMES
mes dont les parois sont minces, sans être revêtoes par une couche épaisse de caillots, la compression sur le vaisseau au-dessous de la tumeur peut amener une certaine augmentation de volume, légère et momentanée. Ce symptôme, quand il existe, constitue pour le ^agnostic un adjuvant utile; son absence ne préjuge en rien la nature de TafTection. En général, les vaisseaux, au-dessous d*un ané-
vrysme, battent [moins fort qu'à l'état normal, moins fort, par exemple, que ceux du membre sain. Quand l'affection siège sur les vaisseaux aboutissant au bras ou même à la tête, ce symptAme est plus facile à constater que lorsqu'il s'agit des vaisseaux des membres inférieurs, parce que les artères sont mieux placées pour que l'on sente leurs battements; le diagnostic peut, pour les vaisseaux du bras, trouver
Fig. 1056. — AnéTrysme de rimmérele. Raditle du cêté sain (Marey).
Fig. 1007. — Même fait. Radiale du cêté affecté (Marey).
dans l'emploi du sphygmographe un élément sérieux de eertitude.
[Cet instnunent permet en effet d'apprécier dans les pulstlions artérielles des différences que le doigt ne saurait reconnaître, ou tout au moins eetinier aussi exactement. D'une façon générale le tracé sphygmographique révèle une dimination d'ampleur et une lenteur plus grande de l'expansion artérielle dans le vaisseau atteint
d'anévrysme. La ligne d'ascension (fig. i086 et i057) devient ainsi plus longue et plus oblique, et, à la limite, le tracé finit par ne plus représenter qu'une série d*ondulations.
Le mécanisme suivant lequel s'opèrent ces modifications de la pulsation artérielle a été démontré expérimentalement par Marey. C'est l'élasticité de la poche anévrysmale qui agit sur le mouvement du sang à l'intérieur du vaisseau,
Fig. 1058. — Anévrysme de rinnominéc. Radiale gauche (Marey).
Fig. 1050. — Mémo fait. Radiale droite (Marey).
avec lequel cette poche est en communication. Il se produit dans le segment d'artère situé audessous de l'anévrysme une régularisation prématurée de la pression et du cours du sang; Ainsi se trouve diminuée, presque supprimée la pulsation qui résulte des variations rhythmiques de la pression du sang dans le vaisseau .
Cest surtout, ainsi qu'on le verra plus loin, dans les anévrysmes intrathoraciquos que ces modifications du pouls, constatées parle sphygmographe, acquièrent une grande importance. Dans un cas où les chirurgiens demeuraient partagés d'opinion sur le siège d'un anôvrysme de ce genre, les uns l'attribuant à l'innominée,
Eneycl. de chirurpc.
les autres à l'aorte, Marey, en recueillant les tracés sphygmographiques ci-contre (fig. i058 et 1 059) put confirmer le premier de ces diagnostics, porté antérieurement par Broca.]