BRUIT DE SOUFFLE
Un symptôme qui se rencontre souvent, b-en que, fréquemment aussi, il puisse manquer, est Texistence d'un bruit de souffle à chaque pulsation. Ce bruit varie beaucoup comme intensité et comme caractère : dans quelques cas, c'est un simple frémissement, un ronronnement; d'autres fois, il rappelle presque le son
lUCIIARD BARWELL. — ANÉVRYSME.
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de la flùle; d'autres fois, c'est un bruit de cuir, de râpe, de scie. Il semble que les caractères, et même Texistence de ce bruit dépendent de la dimension, de la forme et de la situation de Torifice de communication avec Tartère, et peut-être aussi un peu de la nature des parties voisines. Les anévrysmes abdominaux et thoraciques, par exemple, s'accompagnent rarement d'un bruit de souffle (1).
Ce bruit,, quand il existe, est un signe très démonstratif de la nature réelle de raffeclion (2), mais son absence ne contredit en rien l'existence d'un anévrysme. J'ai vu des tumeurs de ce genre être, à certaines phases de leur développement, le siège d'un bruit de souffle fort net, et demeurer absolument silencieuses à d'autres moments ; comme aussi j'ai vu souvent le bruit de souffle faire défaut pendant toute la durée de la maladie. Ge6 symptômes intrinsèques de l'anévrysme peuvent être constatés aisément, quand l'affection est externe, mais, quand elle est interne, beaucoup d'entre eux ne deviennent appréciables qu'après que la tumeur a atteint un volume plus ou moins considérable, suivant sa situation, c'est-à-dire, après qu'elle s'est rapprochée dans une certaine mesure des parois. Par exemple, une tumeur siégeant sur l'aorte descendante et se développant en avant doit être devenue très volumineuse avant qu'on puisse la sentir battre à la partie antérieure de Kl poitrine, tandis qu'un anévrysme de l'aorte iiscendanle, se développant dans le môme sens, battra beaucoup plus tôt à travers les cartilages costaux. De même aussi, un anévrysme, siégeant entre les piliers du diaphragme, ne peut oflrir des pulsations nettes et faciles à percevoir aussi proniplement qu'un anévrysme situé au niveau des troisième ou quatrième vertèbres lombaires. En outre, à aucun moment, la tumeur ne peut être palpée, saisie entre les doigts, de faron à s'assurer si les battements ont bien le caractère d'expansion indiqué plus haut, l/exislence de certains anévrysmes, surtout des auévrjsmes intra-lhoraciques, peut souvent être soupçonnée et même quelquefois nettement diagnostiquée grâce à la constatation de certains
(Ij L'a bruit particulior, dont il est question plus loin, s'entend d'ordinaire quand l'anévrysme est inlrathoracique, à savoir : le second bruit du cœur est oxtraordinairemeniretontissantau niveau de la tumeur, tandis qu'il ne présente aucune exagération de son au niveau du cœur lui-m6me.
['!) Quelques tumeurs non anévrysmales sont quelquefois le siège d'un bruit de souffle, ainsi qu'on va le voir.
symptômes, de certains effets de compression, etc., avant qu'on puisse percevoir d'une façon distincte aucune, pulsation de la tumeur. Mais il nous faut revenir sur ce sujet.