II. - Traitement chirurgical de Tané
vrysme.
Le Irailemeiil médical constitue, dans certains cas, l'unique ressource sérieuse, par exemple dans la majorité des anévrysmes thoraciques et dans un petit nombre d'anévrysrnes d'autres régions; mais, pour quelques anévrysmes internes et pour presque tous les anévrysmes externes, on peut employer un traitement agissant directement sur le vaisseau an'octc — un traitement chiruryicaL
Les méthodes chirurgicales, mises en usage contre l'anévrysme, peuvent, au point de vue de la façon dont elles amènent la guérison, être divisées en : 1° méthodes agissant par destruction du sac, ce sont des imitations du mode de guérison spontanée par gangrène ou suppuration; 2® méthodes agissant par l'introduction directe d'agents coagulants dans le sang, suivant le mode de guérison spontanée par caillots passifs ; 3° méthodes agissant par diminution ou suppression de la circulation dans le vaisseau et la tumeur, afin d'amener la formation de caillots et, de préférence, de caillots actifs.
Comme chacune de ces méthodes est calquée sur quelque processus naturel, elles sont
sujettes aux mêmes causes d^insuccès que ki modes de guérison spontanée qu'elles cbe^ chent à reproduire. Celles de la première catégorie peuvent entraîner la mort par épuisement ou par infection septique ; celles de la seconde exposent au danger de la récidive ou de l'inflammation avec ses suites possiUes; celles de la troisième classe, quand elles réussissent complètement, assurent une guérison parfaite et définitive. Les méthodes employées sont les suivantes : 1** la cautérisation et li méthode d'Antyllus (1); 2<> rinjection de liquides coagulants, l'introduction de corps étrangers dans le sac, l'application de la chaleur, la galvano-puncture ; 3<* la malaxation, la flexion, les diverses variétés de compression, les différents modes de ligature artérielle.
Pour beaucoup de ces méthodes, il suffit d'indiquer qu'elles ont été employées — afin d'empêcher qu'après avoir consulté cet ouvrage, un chirurgien adopte, dans la pensée qu'ils sont nouveaux, des procédés déjà essayés et abandonnés comme défectueux ou dangereux. C'est dans ce but que je mentionnerai un certain nombre de méthodes, plutôt en vue de leur intérêt scientiGque que comme des exemples à suivre, sauf dans des circonstances exceptionnelles.
CAUTÉniSATION.
De la cautérisation, je dirai seulement qu'elle a clé employée par Chassaignac et par Neumann, pour de petits anévrysmes, l'un de la paume de la main, l'autre de l'artère palatine antérieure. Cette méthode, qui a été couronnée de succès dans les deux cas, ne trouve son application que dans les anévrysmes dont le sac est petit. Elle imite le mode de guérison spontanée le plus déplorable et le plus dangereux, et ne mérite pas que l'on y ail recours 2).
AGKNTS COAGULANTS INTRODUITS DIRECTEMENT